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KING CRIMSON - A Young Person's Guide To King Crimson (1976)
Par WALTERSMOKE le 1er Avril 2014          Consultée 1747 fois

Au milieu des années 70, l'espoir de voir KING CRIMSON revenir sur sa décision de mourir est totalement à exclure. Contrairement aux années 2010 où n'importe quel groupe fait un come-back soi-disant inattendu alors qu'il annonçait tout arrêter à peine deux semaines plus tôt, quand un groupe mourait, il mourait et puis c'est tout. Le groupe de Robert Fripp ne faisait clairement pas exception à cette règle. Mais il est également arrivé une chose qui frappe n'importe quelle formation un poil connue, à savoir l'exploitation du nom à travers des albums parallèles à la discographie studio. En effet, on ne compte plus les nombreux lives et compilations dans la discographie complète de KING CRIMSON, qui doit bien friser la centaine d'album – et encore, si l'on se limite aux produits officiels. Mais autant un live du crimson apporte de nombreuses choses intéressantes, avec notamment une bonne quantité d'impros intéressantes, autant une compile du Roi ne sert à rien.

Encore que la première d'entre elles, A Young Person's Guide to King Crimson, ne mérite pas l'indifférence. Cela est notamment dû au contexte : lors de sa sortie en 1976, tout le monde ou presque a bien assimilé que l'un des dinosaures du rock a disparu, et cette compile prend alors la forme d'un coup de rétroviseur sur un passé révolu, un dernier regard avant d'aller de l'avant et voir la musique évoluer avec d'autres formations.
Au programme donc, des morceaux piochés de chaque album, ou presque. En effet, il n'y a rien pour représenter fièrement Lizard. Cela montre d'ailleurs que Fripp, à l'époque déjà, ne portait pas cet album dans son coeur. Pour le reste, tous les autres sont donc présents, même si certains choix sont assez discutables a priori. Je pense notamment à "Larks' Tongues in Aspic Part I", dont seul le coda a été sélectionné. Autre chose, l'agencement des pistes n'est pas mauvais, et se trouve même cohérent, à ceci près que l'inversion de "Epitaph" et "In the Court of the Crimson King" aurait sans doute fait gagner en pertinence dans le dialogue. Et puis, "21th Century Schizoid Man" brille de mille feux par son absence. Certes, il y a déjà suffisamment de morceaux issus du premier album, mais de là à exclure un titre aussi emblématique, il y a de quoi se poser des questions. Enfin, on ne remerciera jamais assez les concepteurs de cet album de ne présenter que les 3 premières minutes de "Moonchild", débarrassant ainsi le morceau de ce qui le rendait lourd.

Le plus intéressant chez A Young Person's Guide, c'est avant tout deux inédits, ou du moins un qui l'est totalement. Le premier, "Groon", figurant en face B du single "Cat Food" (lui aussi judicieusement raccourci), est un numéro purement jazz. Son aspect chaotique et désarticulé a dû en rebuter plus d'un, mais il s'agit plus d'un bon morceau exigeant que d'un gros délire sans queue ni tête. L'autre inédit s'appelle "I Talk to the Wind". Il ne s'agit pas de la version que bien des fans connaissent, mais bien d'un premier jet datant de l'époque Giles, Giles & Fripp, avec Judy Dyble, future Fairport Convention, au chant. Le côté folk est nettement mis en avant, pour donner une chanson qui ne dépareillerait pas sur tout un album du même genre. Pour aller plus loin, elle peut même se targuer de faire mieux que la version album.

Une bonne ouverture à KING CRIMSON, voilà ce qu'est A Young Person's Guide. La compilation balaye bien la période, et dévoile assez pour donner envie. De plus, elle trouvera forcément grâce aux yeux des fans de par la présence d'inédits.
Par contre la pochette est horrible.

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1. Epitaph
2. Cadence And Cascade
3. Ladies On The Road
4. I Talk To The Wind
5. Red
6. Starless

1. The Night Watch
2. Book Of Saturday
3. Peace - A Theme
4. Cat Food
5. Groon
6. Larks' Tongues In Aspic, Part I
7. Moonchild
8. Trio
9. In The Court Of The Crimson King



             



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