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ROCK PROGRESSIF  |  LIVE

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- Style : Van Der Graaf Generator, Henry Cow, Sleepytime Gorilla Museum
- Membre : Robert Fripp , Andy Summers & Robert Fripp, Theo Travis & Robert Fripp , Bad Company, Porcupine Tree, Swans, Ministry, Uk, Giles, Giles And Fripp, Talking Heads, Camel, Yes, Uriah Heep, Emerson, Lake & Palmer, Alan Simon , Asia, Frank Zappa

KING CRIMSON - Live At The Orpheum (2015)
Par WALTERSMOKE le 6 Février 2015          Consultée 2000 fois

KING CRIMSON encore debout en 2014. Ou plutôt, KING CRIMSON de nouveau debout en 2014. Voilà de quoi réjouir les fans du père fondateur du rock progressif. Une joie un peu assombrie par l'absence de nouvelles concernant un potentiel successeur studio au mésestimé The Power to Believe, mais la nature parfois imprévisible de Robert Fripp peut réserver une bonne surprise pour 2015 – enfin, il s'agit là surtout d'un vœu de fan.

En attendant une concrétisation de ce fol espoir, l'équipage de Captain Bob commence déjà à délivrer des enregistrements des derniers concerts donnés tout au long de septembre et octobre 2014 à travers les grandes villes étasuniennes. C'est ainsi que sort en janvier 2015 Live at the Orpheum, compte-rendu condensé des deux concerts joués dans la salle de concert de Los Angeles. En parlant condensé, force est de constater une immense déception parmi les fans, qui déplorent la forme de cet album : en effet, il ne dure pas plus de 41 minutes, séparées en 7 morceaux. Cela fait court, certes, mais il n'y a pas lieu de râler, et ce pour deux raisons. Primo, la qualité doit primer sur la quantité, et secundo, il serait étonnant de la part de KING CRIMSON qu'il n'abreuve pas son public de parutions complètes d'ici quelques temps – je rappelle d'ailleurs que le groupe recense au bas mot une centaine de live couvrant toutes les périodes précédentes ou presque.

Mais avant de spéculer sur ce qui peut arriver, se pencher sur ce qui se présente à nous n'est pas une chose idiote à faire. Live at the Orpheum permet de jeter un oeil, certes au champ de vision limité, à cette nouvelle formule du Roi qui a fait couler tant d'encre dans les cercles prog. Une lecture de la tracklist de l'album permet de voir avec joie "One More Red Nightmare", morceau qui n'avait jamais, mais alors jamais été joué sur scène, et "Starless", soit l'hymne définitif de KING CRIMSON. "The Construkction of Light", seul morceau à sauver de l'album éponyme (gardez vos sous), répond également présent ici, ainsi que deux extraits du sous-estimé Islands ("The Letters" et "Sailor's Tale"). Pas mal pour une sélection limitée, et complétée par deux interludes improvisés.

Globalement, la qualité de Live at the Orpheum est indéniable. KING CRIMSON arrive, même en 2014, à rester le groupe qui assure sur scène, même s'il est devenu plus prévisible. La synergie déployée par les 7 membres du groupe est redoutable, et il en résulte des performances aussi honnêtes qu'énergiques. En particulier, écouter une nouvelle version de "Starless", tristement oublié depuis 1974, ou bien découvrir ce que donne "One More Red Nightmare" sur scène est particulièrement jouissif. Cette joie est cependant bien gâchée par une production un peu hasardeuse par moments, ainsi que des choix artistiques regrettables. Ainsi, quelle idée de jouer "The Construkction of Light" sans sa partie chantée ? Cela fait plaisir d'y voir le trio de batteries en action complète, et aussi Mel Collins qui alterne la flute et le saxophone sans être musicalement impertinent, mais la frustration se fait alors intense. De même, "The Letters" manque d'un peu de conviction par rapport aux autres morceaux, notamment à cause de Jakszyk qui ne se lâche guère au chant. Jakszyk, justement, est un choix assez judicieux au niveau de la voix, même si le premier contact risque d'être un peu rude. Au niveau de la guitare, rien à dire de négatif en revanche, tout comme Fripp qui continue à prouver qu'il fait partie des plus grands guitaristes du monde (de même avec Levin et sa basse de tueur). Quant à "Starless", il est techniquement irréprochable, mais il lui manque cependant un peu d'émotion. Non pas qu'il n'en soit pas doté, mais elle est moins présente qu'en studio ou sur les précédentes versions.

Ces défauts ne sont pas forcément énormes, mais mélangés aux qualités, ils font de Live at the Orpheum un live appréciable mais perfectible. Attention toutefois, il mérite cependant une écoute, au vu des qualités techniques irréprochables, et ne serait-ce que pour "The Construkction of Light" qui parvient à être le pivot de l'album malgré son final et "One More Red Nightmare", impérial de bout en bout malgré des approximations au chant. En un mot, Live at the Orpheum est une sortie assez timide, mais qui donne vraiment envie d'en avoir, d'en vouloir plus. Un amuse-gueule, en fin de compte.

Note réelle : 2,5/5

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   WALTERSMOKE

 
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- Pat Mastelotto (batterie, percussions)
- Bill Rieflin (batterie, percussions, clavier)
- Gavin Harrison (batterie, percussions)
- Mel Collins (flute, saxophone)
- Tony Levin (basse, stick)
- Jakko Jakszyk (guitare, chant)
- Robert Fripp (guitare)


1. Walk On: Monk Morph Chamber Music
2. One More Red Nightmare
3. Banshee Legs Bell Hassle
4. The Construkction Of Light
5. The Letters
6. Sailor's Tale
7. Starless



             



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