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ROCK PROGRESSIF  |  DVD

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- Membre : Robert Fripp , Theo Travis & Robert Fripp , Bad Company, Porcupine Tree, Swans, Ministry, Frank Zappa , Storm Corrosion, Andy Summers & Robert Fripp, Uk, Asia, Alan Simon , Emerson, Lake & Palmer, Uriah Heep, Yes, Camel, Talking Heads, Giles, Giles And Fripp, Foreigner

KING CRIMSON - Live In Japan (21st Century Schizoid Band) (2003)
Par WALTERSMOKE le 7 Septembre 2018          Consultée 179 fois

Étrangement, quand on navigue dans les eaux troubles des « fandoms » de KING CRIMSON, on ne trouve pas beaucoup de tribute bands. Pourtant, au vu de la position on ne peut plus royale (hahaha) de la bande à Robert Fripp, cela n'aurait pas été choquant. Et bien non, si l'on exclut les différents artistes lui ayant rendu hommage de manière sporadique, un seul nom revient encore et encore : 21st Century Schizoid Band. Un groupe au nom explicite, et dont l'existence fut particulièrement courte, entre 2002 et 2004, et dont les membres ne sont ni plus ni moins que d'anciens membres de KING CRIMSON. L'on retrouve ainsi les souffleurs-claviéristes Mel Collins et Ian McDonald, le batteur Michael Giles et son frère bassiste Peter (même si techniquement ce dernier n'a jamais fait partie de K.C.), et même le batteur Ian Wallace durant la seconde année d'existence du groupe. Un vrai line-up en or, complété par le chanteur-guitariste Jakko Jakszyk, beau-fils de Michael Giles et accessoirement progueux de longue date qui a déjà collaboré avec l'un ou l'autre ex-KING CRIMSON ; et de toutes façons c'est le chanteur officiel de la maison-mère depuis 2013.

Tout ce petit et prestigieux monde (pour les fans) se retrouve donc à sillonner les salles de concert au début du nouveau millénaire, en parallèle du KING CRIMSON canonique qui assomme son monde avec son prog métal électro. Le 21st Century Schizoid Band passe ainsi par le Japon où il y enregistre un live le 6 novembre 2002, distribué dès l'année suivante en CD bien sûr, mais aussi en DVD, ce dernier format étant le sujet de la chronique.

Tout logiquement, tout au long du concert présenté ici, c'est le KING CRIMSON de la période Sinfield (1968-1971) qui est à l'honneur ici. Et c'est tout aussi logiquement que la quasi-intégralité de In the Court of the Crimson King (1969) est interprétée. On y retrouve également deux extraits de Islands (1971), et deux autres de In the Wake of Poseidon (1970). Et concrètement, le jeu des musiciens est certes digne du rock progressif, mais il rappelle avant tout les racines jazz et classique de KING CRIMSON. Les interprétations sont soignées, travaillées, et profitent d'une configuration inédite mettant en avant l'essence de la musique du Roi – on pense notamment à l'usage de deux saxophones au lieu d'un. Le résultat débouche sur une musique interprétée de manière classique avec des instruments qui le sont tout autant (comparez donc la batterie de Giles avec celle de Mastelotto à la même époque), mais investie et sincèrement bonne.

Mais Live in Japan possède aussi un atout impossible à esquiver, et c'est la présence de morceaux qui ne sont pas de KING CRIMSON. En effet, personne ne s'est tourné les pouces après être passé dans le groupe-mère et tout le monde a eu une carrière fournie – à défaut d'être connue. Ainsi, deux morceaux solo de Ian McDonald, une archive de la carrière de Michael Giles et un extrait de la collaboration entre ces deux hommes datant de 1970. Un geste bien honorable et variant la setlist en ouvrant sur des univers liés, même indirectement, à KING CRIMSON. Et en plus d'être de bons morceaux, ils confirment les racines jazz de ses musiciens – enfin ici, ce serait plus du jazz-rock.

Côté vidéo, et bien... c'est un live filmé de manière lambda, avec des musiciens qui sont contents d'être là mais restent professionnels et jouent sans faire le zouave. Je sais, ça fait court pour une chronique de DVD, mais hé, c'est KING CRIMSON ou presque, pour le spectacle visuel fallait frapper à côté. Sinon, il faut être honnête, Live in Japan souffre d'une accumulation de défauts. Formellement, le mix sonore laisse sceptique, notamment en ce qui concerne la basse de Peter Giles, qui certes n'occupe pas tout l'espace sonore mais reste parfois inaudible – ou alors c'est moi qui ai une copie de mauvaise qualité. Ensuite, s'il est rafraichissant d'entendre "If I was", une des compos solo de McDonald, il faut avouer que quand ce dernier chante dessus, c'est laid. Sincère, mais laid. On peut aussi parler des sons originellement joués au mellotron remplacé ici par des claviers plus modernes et plus fiables, mais moins marquants. Et par endroits, la musique manque clairement de punch, comme si elle refusait sa propre énergie. Qu'on ne me sorte pas l'excuse de la vieillesse : sans aller jusqu'au KING CRIMSON des années 2010, ça se voit que tous pètent la forme.

Dans l'ensemble néanmoins, le 21st Century Schizoid Band a abattu sur Live in Japan un travail plus qu'honorable. En plus de jeter un regard rétrospectif sur les premières années du plus grand groupe du monde, il en offre une relecture pertinente et plaisante, sans sombrer dans un passéisme outrancier. Ça ne vaut pas les versions studio ni les interprétations saignantes de 1971-1972, mais le bon moment peut être garanti.

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   WALTERSMOKE

 
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- Jakko Jakszyk (chant, guitare, flute)
- Peter Giles (basse, choeurs)
- Michael Giles (batterie, chant sur 9)
- Ian Mcdonald (vents, claviers, chant sur 10)
- Mel Collins (vents, claviers)


1. Schizoid
2. A Man, A City
3. Cat Food
4. Let There Be Light
5. Progress
6. In The Court Of The Crimson King
7. Formentera Lady
8. Tomorrow's People
9. If I Was
10. I Talk To The Wind
11. Epitaph
12. Birdman
13. 21st Century Schizoid Man



             



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