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ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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- Style : Van Der Graaf Generator, Henry Cow, Sleepytime Gorilla Museum
- Membre : Robert Fripp , Andy Summers & Robert Fripp, Theo Travis & Robert Fripp , Bad Company, Porcupine Tree, Swans, Ministry, Uk, Giles, Giles And Fripp, Talking Heads, Camel, Yes, Uriah Heep, Emerson, Lake & Palmer, Alan Simon , Asia, Frank Zappa

KING CRIMSON - Red (1974)
Par ONCLE VIANDE le 3 Novembre 2006          Consultée 10662 fois

Les titres sont parfois trompeurs. En passant du noir au rouge, King Crimson annonçait pourtant la couleur (facile) et laissait présager, par cette transition toute stendhalienne, d’une incandescence accrue. Ce n'est pas du tout l'impression qui se dégage à l’écoute de ce huitième album. « Red » n’est pas rouge, mais noir, le noir du deuil et du désespoir. Un album funèbre et amer, qui marque l’arrêt des recherches et des expérimentations pour se stabiliser autour d’un désir de synthèse et de concision. « Red » se montre effectivement moins audacieux que ses deux prédécesseurs et propose le visage de la maturité.

Le groupe est désormais réduit au plus pur format triangulaire basse/batterie/guitare, mais enrichit son acier par l’intervention d’invités, ayant tous déjà joué au sein du groupe. On peut ainsi entendre ce métal lourd et brillant se souiller au contact du violoncelle (« Red »), du hautbois (« Fallen angel »), du saxophone (« One more red nightmare »), ou du mellotron (« Starless »).
« Red » est une œuvre testamentaire, et en tant que telle, il cherche à rassembler. Rassembler ses influences, ses souvenirs, ses égarements et ses membres. « Red » est la dernière réunion avant le départ du défunt, et tous ont été conviés à l'ultime repas du roi, de Mel Collins l’indécis à Ian McDonald le surdoué, en passant par David Cross, félon de la dernière heure.

« Red » (le titre) jette les bases du metal industriel et deviendra une branche secourable à laquelle le groupe se raccrochera vingt ans plus tard (« Vrooom Vrooom »...)
« Fallen angel » n’est pas sans évoquer la violence dépressive du grunge à venir, « One more red nightmare » présente de troublantes similitudes avec le « Smoke on the water » de Deep purple, mais qui osera l’accuser de plagiat ? « Providence » garde un contact étroit avec le temps des bibles noires et demeure sans doute l’improvisation la plus parfaite jamais jouée. « Starless » enfin, au sujet duquel les superlatifs abondent, reste évidemment un diamant noir même s'il n'a jamais constitué une de mes pièces favorites. Peu importe, il est un point sur lequel, j’en suis sûr, je ferai l’unanimité : « Starless » est un hymne, et c’est justement par un hymne que tout a commencé en 1969… la boucle est bouclée !

Le rouge est aussi la couleur qui marque l’aboutissement du grand oeuvre en alchimie, et dont la propriété est de contenir la quintessence de toute matière métallique. Décidément, que les parallèles soient littéraires, chromatiques ou alchimiques, l’évolution de King Crimson semble toujours obéir à une logique implacable.
Un parcours passionnant et une carrière (jusque-là) irréprochable. Le roi est mort, vive le roi.

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- Robert Fripp (guitare, mellotron)
- John Wetton (basse, chant)
- Bill Bruford (percussions)
- Avec :
- David Cross (violon)
- Mel Collins (saxophone soprano)
- Ian Mcdonald (saxophone alto)
- Robin Miller (hautbois)
- Mark Charig (cornet)


1. Red
2. Fallen Angel
3. One More Red Nightmare
4. Providence
5. Starless



             



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