Recherche avancée       Liste groupes



      
ROCK PROGRESSIF  |  LIVE

Commentaires (2)
Questions / Réponses (1 / 2)
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Style : Van Der Graaf Generator, Henry Cow, Sleepytime Gorilla Museum
- Membre : Robert Fripp , Andy Summers & Robert Fripp, Theo Travis & Robert Fripp , Bad Company, Porcupine Tree, Swans, Ministry, Uk, Giles, Giles And Fripp, Talking Heads, Camel, Yes, Uriah Heep, Emerson, Lake & Palmer, Alan Simon , Asia, Frank Zappa

KING CRIMSON - Earthbound (1972)
Par ONCLE VIANDE le 22 Octobre 2006          Consultée 6475 fois

Le caractère difficile de Robert Fripp n’est pas qu’une légende, et Pete Sinfield a eu tout loisir de le constater. Le parolier du roi quitte le navire en janvier 1972 faisant du guitariste le dernier membre fondateur du groupe. Il est convenu que les trois musiciens qui l’accompagnent encore en fassent autant après la tournée américaine de mars/avril, tournée durant laquelle Fripp aura le temps se savourer sa toute puissance. King Crimson, c’est lui.

« Earthbound » est enregistré durant cette dernière tournée. La réputation de cet album live n’est plus à faire : violent, sale et inaudible. Les raisons qui président à une telle publication peuvent paraître incompréhensibles, mais lorsqu’on y regarde de plus près, la sortie de ce « Black live » est finalement peu surprenante. Trois explications à cela. Egotique d’abord : « Earthbound » est une manière pour Robert Fripp de manifester ses pleins pouvoirs. Historique ensuite : Captain Bob gardera en grande estime cette incarnation crimsonnienne et souhaitera lui rendre hommage par un album en public. Artistique enfin : le King Crimson de 1971 possède deux visages antinomiques. En studio, précieux et symphonique, et en direct, brutal et apocalyptique. « Earthbound » rendra compte de cette schizophrénie, quitte à forcer un peu le trait, d’où cet épouvantable témoignage sonore, enregistré dans les conditions d’un bootleg. Le marché américain refusera de distribuer le disque où il circulera comme un vulgaire pirate. Cet album mettra d’ailleurs un temps fou à être édité en CD et restera longtemps un objet très convoité.

Au niveau du contenu, « Earthbound » se montre finalement assez original. Deux improvisations très carrées, un peu funky et aux antipodes de l’esthétique musicale véhiculée par le groupe, un « 21st century schizoid man » livré dans sa version la plus saignante, un « Sailor’s tale » amputé et joué avec la volonté évidente d’être le plus raté possible (mission accomplie), et enfin, une version longue de « Groon » qui subit ici un lifting radical : un quart d’heure de déchaînement percussif englouti dans le modulateur d’un VCS3… sans conteste le moment fort du disque, et son principal intérêt.

En raison de sa piètre qualité sonore, « Earthbound » est une épreuve plutôt qu'un plaisir et reste surtout apprécié des fans purs et durs pour sa valeur historique. Peu importe, le groupe va entrer dans sa période reine et tout ce qu’il a réalisé jusque là, aussi extraordinaire soit-il, aura bientôt un parfum de révolu. Les alouettes sont lâchées.

A lire aussi en ROCK PROGRESSIF par ONCLE VIANDE :


ART BEARS
Hopes & Fears (1978)
Un ovni post-punk de plus




KING CRIMSON
Discipline (1981)
Le King Crimson nouveau est arrivé

(+ 1 kro-express)

Marquez et partagez





 
   ONCLE VIANDE

 
  N/A



- Robert Fripp (guitare)
- Mel Collins (saxophone alto, ténor et baryton, mellotron)
- Boz Burrell (basse, chant)
- Ian Wallace (batterie)


1. 21st Century Schizoid Man
2. Peoria
3. Sailors’ Tale
4. Earthbound
5. Groon



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod