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TANGERINE DREAM - Live Miles (1988)
Par ARP2600 le 25 Juin 2013          Consultée 1385 fois

Un chapitre de la longue histoire de Tangerine Dream s'achève. Christopher Franke a quitté le groupe en août 87 et un nouveau changement de label s'annonce. Pour une fois, la classification officielle de la discographie du groupe n'est pas trop mauvaise, les «Blue Years» désignent les disques publiés chez Jive mais cela coïncide avec le départ du grand second d'Edgar Froese, celui qui a assuré le plus gros des motifs séquencés légendaires de TD. L'affaiblissement de leur musique était déjà sensible depuis quelques temps, et cette défection n'arrangera rien.

Avant d'aborder les «Melrose Years», il reste à parler du live de 1988 comportant des morceaux auxquels Franke a participé, simplement nommé Live Miles (ou parfois Livemiles en un mot). Un live... c'est encore à prouver. La deuxième partie ne fait pas trop de doute, il s'agit d'un extrait du dernier concert avec Franke, le 1er août 87 à Berlin. Par contre, la première partie est très douteuse. Il est prétendu sur la pochette qu'elle aurait été enregistrée à Albuquerque en juin 86 mais des recherches des fans ont prouvé que c'était faux. Il s'agirait d'une musique jouée à Cleveland deux semaines plus tard, mais dans une version différente. On pense donc que cette première face a plutôt été enregistrée en studio, sans doute en 88 et sans Chris Franke. Après l'arnaque Green Desert, ceci constitue une deuxième manipulation au passif du groupe... Néanmoins, la musique présentée ici est très honnête. Une chose est sûre, tout ceci est du Tangerine Dream et, à défaut de l'avoir interprétée, Chris Franke a sans doute contribué à l'écriture.

Les deux morceaux sont fort longs, 29 et 27 minutes respectivement, ce qui est un peu inhabituel de leur part. Stylistiquement, on se situe entre Underwater Sunlight et Tyger, les albums studio de cette époque auxquels le troisième homme Paul Haslinger a participé. Qualitativement aussi on est entre les deux... tout ceci n'a manifestement pas la densité du charmant U. S. mais il n'y a pas non plus ici la maladresse de Tyger. Le manque de densité doit avoir été un problème récurrent des concerts de cette époque. Depuis Poland en 83, les sons numériques employés sont devenus de plus en plus secs. L'arrivée du sinistre synthétiseur Roland D50 en 87 a été un désastre, ni Vangelis ni Jarre ni TD n'en ont tiré grand-chose de palpitant. La prolifération du contrôle par ordinateur, ce qu'on peut appeler la musique midi, contribue aussi à un résultat assez désincarné.

Les concerts de TD reposent sur de longs passages hypnotiques là où les albums studio ont adopté des structures plus concises dès Phaedra. Si les albums live depuis Logos proposent des mosaïques de passages plus courts, en utilisant plus ou moins d'édition en studio, on sent quand même le caractère simple et improvisé. Sur Logos et Poland, le résultat est magnifique mais les sons de 87/88 nécessitaient des morceaux plus construits. Il y a donc sur Live Miles des vides gênants, des longueurs où l’on constate malheureusement ces sonorités de pacotille.

Un constat bien sévère donc, le son est pauvre et est à peine compensé par la beauté de la musique. Pour être franc, j'aime beaucoup la première partie – celle qui est louche donc – sans doute parce qu'elle a en fait été modifiée à son avantage en studio. Cela ne marche pas à tous les coups mais il y a moyen d'entrer en résonance avec ce morceau. Passé un premier tiers un peu poussif, il devient passionnant. Pour le deuxième, c'est l'inverse : les mélodies sont chouettes mais on sent bien vite ces fameuses longueurs. Un album moyen donc, fort agréable comme musique de fond, il plaira aux inconditionnels de Tangerine Dream sans les marquer durablement.

Note : 2,5/5

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- Chris Franke
- Edgar Froese
- Paul Haslinger


1. Livemiles I (albuquerque Concert)
2. Livemiles Ii (berlin Concert)



             



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