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TANGERINE DREAM - Melrose (1990)
Par ARP2600 le 31 Octobre 2014          Consultée 758 fois

On ne le croirait pas en l'entendant, mais Melrose est peut-être l'album de TANGERINE DREAM le plus assis entre deux époques. Paru en 1990, c'est le dernier avec Paul Haslinger, le dernier de la période que le groupe appelle... «Melrose Years», le premier avec Jerome Froese, le fils d'Edgar qui allait rester seize ans. De plus, 1991 a été la seule année sabbatique du groupe, seule la BO de Canyon Dreams y étant publiée, mais celle-ci avait été enregistrée en 1986. On peut encore dire que le son sera nettement plus rock sur Rockoon et 220 Volt Live. Oui, il y a beaucoup de ruptures après Melrose, mais c'est finalement assez dérisoire quand on voit la médiocrité dans laquelle était maintenant plongée le groupe.

Melrose tient encore beaucoup de ses prédécesseurs Optical Race et Lily on the beach. On y trouve des morceaux de durée moyenne, assez mélodiques et il y a encore assez bien de sons informatiques ayant mal vieilli. Cependant, est-ce l'arrivée de Jerome Froese qui a un peu changé la donne ? C'est bien possible, mais le son est globalement bien meilleur, bien plus prenant que sur le précédent. On pourrait dire qu'ils ont progressé, mais ce n'est pas si sûr. À mon avis, se rendant compte que le son de Lily était mauvais, ils ont plutôt fait marche arrière, allant rechercher provisoirement quelques sonorités numériques de l'époque d'Underwater Sunlight et Tyger, avant d'essayer de trouver une nouvelle recette en 1991. Ils ont également mis le paquet sur la production, bien plus agréable que sur Lily, grâce à une réverbération légère et une accentuation des graves... le mélange a beaucoup plus de relief et cela s'entend dès les premières notes.

Dommage que d'autre part, les mélodies soient moins bonnes que sur Lily... Un mélange des deux aurait donné un bon album, or on se retrouve avec deux décevants : ils ont clairement raté leur coup à cette époque. Oui, la composition sur Melrose est médiocre, les mélodies sont présentes mais pas très accrocheuses ni très originales, les rythmes ne sont pas très inventifs. Tout ceci donne une musique de fond agréable, pas mal à écouter en voiture, mais sans plus. Notons qu'on retrouve du saxophone sur le morceau-titre, qui fait du coup un peu suite au final de Lily. Un peu plus tard, cet instrument allait devenir plus récurrent, avec les interventions fréquentes de Linda Spa. Quant à la guitare, elle constitue plutôt une bonne surprise. Il semblerait que Jerome soit meilleur que son père à cet instrument, ses solos sont plutôt réussis, notamment celui de «Yucatan».

On peut encore citer le joli et délicat «Three bikes in the sky», un titre illustré sur la pochette où on voit les trois musiciens sur des vélos dans le désert (à défaut d'être dans le ciel...). Un peu prétentieux mais au moins ça ne fait pas mal aux yeux. Les pochettes de TANGERINE DREAM seront de plus en plus atroces dans les années 90 et 2000. On a peine à comprendre comment un artiste comme Edgar Froese a pu tomber à ce point dans le mauvais goût (rappelons qu'il a étudié la peinture dans sa jeunesse)... à vrai dire, on peut malheureusement faire le parallèle avec sa musique rarement inspirée. Était-ce encore le même homme ? Mais trêve de digressions, on n'en est donc pas encore là sur Melrose, où le dernier titre à me taper dans l’œil serait le mystérieux «Art of Vision», qui présente une belle panoplie de sonorités pour un résultat assez complexe.

Finalement, c'est la comparaison avec une œuvre ultérieure, bien isolée dans la très discutable discographie tardive de TANGERINE DREAM, j'ai nommé Jeanne d'Arc, qui doit le plus faire relativiser la qualité de Melrose. Tout simplement parce que c'est peut-être aussi ici que commence vraiment la tendance New Age du groupe, et que l'album de 2005 est celui qu'ils ont le mieux réussi dans cette catégorie. Melrose paraît rudimentaire en comparaison, même s'il accroche assez facilement l'oreille. Le découvrir n'a rien de prioritaire sauf si on s'intéresse vraiment à cette époque de TD.

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   ARP2600

 
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- Edgar Froese (claviers, guitare)
- Jerome Froese (claviers, guitare)
- Paul Haslinger (claviers)
- Hubert Waldner (saxophone sur 1)


1. Melrose
2. Three Bikes In The Sky
3. Dolls In The Shadow
4. Yucatan
5. Electric Lion
6. Rolling Down Cahuenga
7. Art Of Vision
8. Desert Train
9. Cool At Heart



             



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