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TANGERINE DREAM - Goblins' Club (1996)
Par ARP2600 le 14 Mars 2015          Consultée 642 fois

Cette chronique est la première que j'écris au sujet de Tangerine Dream après le décès d'Edgar Froese et il faut bien avouer qu'il est maintenant un peu plus délicat de s'attaquer au bonhomme et aux dérives qu'il a fait subir à son groupe. Il convient peut-être de faire rapidement le point... Entre remix d'anciens morceaux et pléthore de nouveau matériel peu original, les quinze dernières années ne sont pas très glorieuses, mais on peut raisonnablement affirmer que les années 90 ont été les pires, surtout entre 92 et 96. La faute aux sons peu expressifs de cette époque, à un creux d'inspiration donnant un fouillis musical bien difficile à défendre. Depuis 1999, le groupe (comprendre Edgar Froese et ses comparses) s'est recentré sur des morceaux plus classiques et a bénéficié de sonorités plus modernes, donnant parfois un beau résultat (ne fut-ce que sur Jeanne d'Arc).

Entre le détestable Tyranny of Beauty et le correct Mars Polaris, on peut constater un redressement progressif, bien qu'encore timide. Il s'amorce en 1996 avec Goblins' club, certes médiocre mais comportant quelques signes encourageants. Il est évident que les Froese ont voulu recentrer la musique sur la composante électronique et proposer un mélange plus rythmique, et ils ont donc assuré la grande majorité du travail. Il y a tout de même plus de guitare qu'il n'y paraît, mais elle n'est pas jouée aussi rock que sur certains disques précédents, il y a fort peu de solos. Quant à Linda Spa, elle intervient peu, et plutôt aux claviers qu'aux instruments à vent.

Le titre l'indique, on se rapproche sensiblement de la musique de danse. Bon, pas tant que cela non plus, Tangerine Dream n'a jamais vraiment donné dans la techno, et seuls quelques titres du milieu des années 90 présentent vraiment un beat (comme «Catwalk» par exemple). Disons simplement que le rythme est assez marqué et lisible, et l'ambiance est à la fois un peu sombre à cause des basses appuyées, feutrée et quand même rassurante, un peu comme dans une boîte de nuit.

Comme sur ses prédécesseurs, le premier morceau est le meilleur, d'assez loin. Ce «Towards the evening star» est bien structuré, avec de belles lignes de piano cristallines contrastant avec la basse ronflante, une belle alternance de passages positifs et dramatiques, et même quelques chœurs pertinents. Ensuite, la différence principale avec les trois albums précédents est que la suite n'est pas si nulle que cela. On constate qu'ils essaient de remettre au goût du jour quelques éléments typiquement TD, provenant des périodes Schmoelling et Haslinger (comme la cloche de «Sphinx Lightning» sur «Lamb with radar eyes»). D'autre part, on peut sentir une certaine proximité avec le travail de Vangelis dans les années 90, ou encore celui de Michael Cretu (le compositeur d'Enigma, mais je pense plus à certaines chansons ambiantes de Sandra de cette époque). Tout cela donne une certaine dimension new age à l'ensemble malgré le côté rythmique.

Il n'y a pas de quoi crier au génie, les mélodies sont trop anecdotiques pour cela, mais au moins cette musique est plus lisible, avec plus de profondeur de production, plus de contraste entre graves et aigus, on retrouve le côté répétitif du groupe, et plus trop de traits de guitare douteux comme les années précédentes. Tout cela est positif, Tangerine Dream redevient un peu lui-même, ce pourquoi je serai légèrement indulgent. Soyons clairs, ce disque ne vaut pas vraiment la peine d'être écouté, il est juste meilleur que les pires, mieux vaut plutôt parier sur Mars Polaris.

Note : 1,5/5

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- Edgar Froese (guitares, synthés, percussions)
- Jerome Froese (guitares, synthés, percussions)
- Mark Hornby (guitares)
- Gerald Gradwool (guitares)
- Linda Spa (claviers, cuivres)


1. Towards The Evening Star
2. At Darwin's Motel
3. On Cranes' Passage
4. Rising Haul In Silence
5. United Goblins Parade
6. Lamb With Radar Eyes
7. Elf June And The Midnight Patrol
8. Sad Merlin's Sunday



             



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