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TANGERINE DREAM - Optical Race (1988)
Par ARP2600 le 10 Septembre 2013          Consultée 1439 fois

Une nouvelle ère commence pour Tangerine Dream en 1988. Christopher Franke est parti après 17 ans pendant lesquels il a assuré les parties rythmiques séquencées. Edgar Froese est certes le maître d’œuvre du groupe, mais il ne faudrait certainement pas dénigrer l'importance de Franke dans sa musicalité. Alors, qu'allaient-ils devenir sans lui ? Live Miles en donnait déjà une idée, car il est douteux qu'il y ait vraiment participé, mais c'est surtout Optical Race qui donne une réponse.

D'emblée, on constatera le caractère artificiel de la musique. Tout ici est très mécanique et peu investi, tout simplement parce que Froese a choisi ce moment, par envie ou par nécessité, pour passer à la production assistée par ordinateur. C'était l'époque des ATARI, les séquences ont été générées sur une des ces machines avec un logiciel d'une marque encore en activité de nos jours dans le secteur de la MAO. En tout cas, il ne faudra pas s'étonner de penser à de la musique de vieux jeux vidéo en écoutant ceci... tout de même en plus joli, n'exagérons rien.

Artificiel ne veut pas forcément dire mauvais, étonnamment. Depuis le temps qu'on parle de l'inéluctable déclin de la musique de Tangerine Dream, force est de constater que les talents de compositeur de Froese et sans doute aussi d'Haslinger ont permis de sauver les meubles sur la plupart des disques publiés entre 1985 et 1990. En 88, les deux hommes ont été brièvement aidés par un éphémère remplaçant, le dénommé Ralf Wadephul, qui est parti dans le courant même de cette année après une tournée américaine et une BO. Le caractère artificiel est paradoxalement ici un élément d'originalité et, vu que les mélodies sont convaincantes tout au long d'Optical Race, on peut se montrer indulgent. Cet intérêt n'a cependant guère duré... l'album suivant est également très artificiel et, malgré des qualités d'écriture manifestes, sonne tellement platement que c'en est triste.

Les deux premiers morceaux sont les plus intéressants. «Marakesh» offre une structure en éventail inédite chez TD, de type ABCDCBA où les différentes parties sont de plus en plus rapides pour culminer au centre du morceau. Difficile à décrire en détail mais les enchaînements rythmiques sont bien réalisés et les mélodies jouissives, une bonne petite surprise à ajouter au répertoire de TD. La suivante, «Atlas Eyes», est quant à elle la première avec une mesure à 5 temps sur un de leurs albums, elle présente aussi un beau son de type hautbois.

La suite du disque est un peu plus mitigée. Le morceau-titre et «Sun Gate» sont faiblards mais le reste présente suffisamment de bonnes petites idées pour accrocher son auditeur. On pourra s'étonner de la répétition manifeste d'une séquence entre «Mothers of Rain» et «Cat Scan», mais l'effet est plutôt réussi et donne de la structure à l'album. Citons encore le caractère tournant de «Twin Soul Tribe» ou les belles syncopes de la nocturne «The Midnight Trail». On l'aura compris, l'intérêt principal du disque est le rythme riche et bien détaillé... un avantage de la MAO. Cette qualité a d'autant plus de sens que le thème général du disque est le mouvement.

Bien sûr, il sera difficile de considérer Optical Race comme une réalisation majeure de la musique électronique. Le son proposé à la même époque dans l'EBM ou la techno naissante est bien plus convaincant... une page s'était tournée et la nouvelle génération avait pris le pouvoir. On peut remarquer que Jarre et Vangelis ont également eu de la peine à se montrer compétitifs cette année-là, mais eux au moins ont pu rebondir, ce qui n'a jamais vraiment été le cas de Tangerine Dream. Certes, un ou l'autre album ultérieurs sont plaisants mais leur ordinaire a plutôt été de l'alimentaire, souvent lamentablement bâclé, appelé à plaire à un public new age peu capricieux. Optical Race clôt manifestement la carrière sérieuse du groupe, l'amateur type de TD peut aller hardiment jusqu'ici mais sans trop se soucier de la suite.

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   (2 chroniques)



- Edgar Froese
- Paul Haslinger
- Ralf Wadephul


1. Marakesh
2. Atlas Eyes
3. Mothers Of Rain
4. Twin Soul Tribe
5. Optical Race
6. Cat Scan
7. Sun Gate
8. Turning Off The Wheel
9. The Midnight Trail
10. Ghazal (love Song)



             



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