Recherche avancée       Liste groupes



      
MUSIQUE ELECTRONIQUE  |  LIVE

L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Style : Nektar, Steve Roach , Ashra, Manuel Göttsching
- Membre : Walter Wegmüller , Sergius Golowin , Richard Wahnfried , The Cosmic Jokers , Agitation Free, Klaus Schulze
- Style + Membre : Popol Vuh, Ash Ra Tempel, Peter Baumann , Edgar Froese
 

 Tangerine Dream Official Website (646)

TANGERINE DREAM - Logos (1982)
Par ARP2600 le 26 Septembre 2012          Consultée 1672 fois

Voici venir un grand live de plus à l'actif de Tangerine Dream. Et ce n'est pas le dernier. Logos est l'enregistrement d'une partie d'un concert donné en novembre 1982 au Dominion Theatre, à Londres. Malgré une parution très rapide, Logos charme par la propreté du son autant que par la beauté des mélodies. Il s'agit d'ailleurs du live le moins répétitif de la grande époque, ce qui lui vaut parfois des critiques peu fondées.

Du chemin a été parcouru depuis Pergamon. Le groupe s'est engagé sur une voie plus mélodique après l'arrivée de Johannes Schmoelling. Si les grands passages séquencés ne sont pas absents des albums Tangram, Exit et White Eagle, on ne peut plus vraiment parler de musique abstraite comme c'était le cas du temps de Phaedra et Rubycon. Pour être honnête, il faut bien faire remarquer que la tendance mélodique date de Stratosfear, c'est uniquement l'utilisation de sons plus propres, plus... modernes qui rend la musique de la période Schmoelling plus accessible mais certainement pas moins intéressante.

Ces sons et ce séquençage plus propres, comme je l'expliquais dans la chronique de Pergamon, sont avant tout dus à l'évolution du matériel. Depuis l'album solo Stuntman d'Edgar Froese, les synthétiseurs numériques se sont progressivement imposés. Les disques de la période 80-82 présentent de nombreuses similitudes et une utilisation de plus en plus évidente de ce matériel. Logos marque la fin de cette courte période, on y trouve les premières apparitions d'échantillonneurs dans la musique de TD. La généralisation de ceux-ci, ainsi que l'arrivée de la synthèse FM, allait provoquer une nouvelle transition avec Hyperborea, un album dont la richesse sonore reste étonnante.

Logos ne contient bien sûr qu'un bon tiers du concert dont il est extrait mais il semble qu'il y ait très peu d'édition. On trouve sur le vinyle originel deux parties plus un bis, «Dominion», pour un total d'environ 50 minutes. Les deux parties se suivant directement, le morceau complet a été reconstitué sur le cd remasterisé de 95, où on trouve donc une grande plage de 45 minutes plus le bis. Les six premières minutes étaient le début du concert, les 39 suivantes la fin, la seule édition a été opérée à la transition. On remarquera bien un changement d'ambiance un peu brutal mais ça se tient. On peut encore diviser le morceau en neuf sections, parfois officieusement désignées par des noms de couleurs.

Le plus beau arrive d'entrée. C'est peut-être dommage, mais il faut dire que cette introduction est saisissante. Dans une ambiance froide et sombre rappelant Exit, tout en présentant une percussion comme sur White Eagle, ce passage lent et régulier est un des grands moments de Tangerine Dream. La deuxième section, très diluée, est la transition citée plus haut. On enchaîne avec ce passage très mélodique entre les minutes 7 et 11. Comment dire, il est vraiment très réussi, et nettement moins caricatural que celui de «Monolight» sur Encore mais tout de même, ceci est très... allemand. On entre alors dans un long passage plus abstrait, à la construction exemplaire, qui passe d'une ambiance inquiétante à quelque chose de très rythmé. La voix déformée disant «wake up» est un exemple flagrant d'échantillonnage. La cinquième section est simplement une évolution mélodique de ce passage, qui conclut la première face originelle.

La deuxième moitié commence par un moment très ambiant, non rythmé et pourtant très prenant, et de nouveau fort sombre. Un morceau à trois temps, au contraire très aigu, aux sons très courts et délicats, en émerge. Et puis, on accélère, la huitième section est la plus rapide, toujours dans un registre très aigu, avec de nombreux bruitages sans doute en partie échantillonnés, qui annoncent clairement Hyperborea. La coda est hélas assez plate et peu intéressante. Heureusement, le bis «Dominion» permet de conclure le disque sur une très bonne note. Celui-ci est un de ces morceaux mélodiques un peu plus pop qui ponctuent la période Schmoelling, c'est même un des meilleurs de la série, il n'est ni maladroit ni particulièrement kitsch bien qu'il soit aussi démagogique qu'un bis doit l'être.

Avant tout, Logos est un des disques les plus agréables de Tangerine Dream. Les ambiances y sont diversifiées, grâce à l'utilisation de sons, de tempos et d'harmonies variés. Le tout est beau et accessible sans être trivial. Contrairement à ce que certaines mauvaises langues colportent, le fait qu'une musique soit d'un abord évident ne la rend pas ridicule ni commerciale. Nombre de grandes œuvres de compositeurs classiques et romantiques, surtout les germaniques, reposent sur cette recherche de la beauté directe, avec des mélodies élaborées mais facilement compréhensibles. Logos est peut-être précisément le disque de Tangerine Dream où ceux-ci se sont le plus approchés de cet idéal classique, de façon à mon avis bien plus réussie que sur Tangram. Voilà pourquoi je le considère comme une des étapes les plus importantes de leur grande carrière, qu'on ne peut que recommander chaudement aux amateurs du groupe comme aux néophytes.

A lire aussi en MUSIQUE ELECTRONIQUE par ARP2600 :


TANGERINE DREAM
Pergamon (1980)
Tangerine dream à berlin est. magistral.




TANGERINE DREAM
Exit (1981)
Beauté froide

(+ 1 kro-express)

Marquez et partagez





 
   ARP2600

 
   WALTERSMOKE

 
   (2 chroniques)



- Chris Franke (synthétiseurs)
- Edgar Froese (synthétiseurs)
- Johannes Schmoelling (synthétiseurs)


1. Logos (part 1)
2. Logos (part 2)
3. Dominion



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod