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Klaus SCHULZE - Big In Japan (2010)
Par WALTERSMOKE le 7 Avril 2017          Consultée 153 fois

Big in Japan, ce n'est pas seulement le nom d'un groupe de pop allemand dont le troisième album a été produit par Klaus Schulze. C'est aussi le nom d'un album live sorti par KS lui-même en septembre 2010. Il s'agit d'un live récent, car capté en mars de la même année, le premier album complètement solo du musicien depuis 2007, et aussi un album devenu historique. En effet, Big in Japan constitue non seulement la transcription live de KS la plus récente, mais aussi la dernière, l'artiste ayant annoncé en 2013 qu'il ne ferait plus de concerts. Oh, il y a bien eu une tentative en 2016, à Szczezin, en Pologne. Manque de bol, Schulze étant tombé malade, c'est le Tangerine Dream post-Froese qui est allé le remplacer.

C'est donc un moment historique et un peu triste que ce Big in Japan, enregistré comme son nom l'indique au pays du soleil levant. Ce qui n'empêche pas de l'écouter en se posant la question de la qualité intrinsèque de la chose. Et donc, fatalement : est-ce un bon live ? Dans l'exercice, KS a bien souvent donné matière à s'extasier, il n'y a pas eu de réel temps faible – sauf si l'on considère Dosburg Online (1997) comme un album live. Pour être franc, il est tentant d'adopter la même attitude face à Big in Japan, puisqu'il est à nouveau une démonstration de tout le savoir-faire d'un homme au très long parcours.

Ceci étant, c'est donc du Klaus Schulze des années 2000 qu'on entend là. Un KS qui ne fait pas l'unanimité. D'aucuns y voient un musicien fatigué, privé d'inspiration et qui se perd dans une musique électronique fade et amorphe. Il est vrai que des albums comme Moonlake (2005) ou bien Farscape (2008) ne donnent pas envie de défendre Schulze, on n'en doute pas. Et les détracteurs de ses dernières années pourront à la rigueur se passer de Big in Japan, si l'on ne juge que le style et la production.

Et pourtant, la magie opère. Sur le premier CD, KS commence fort avec "A Crystal Poem". Après une brève intro repiquée à Live @ Klangart (2001) suivie d'une psalmodie électronique, le musicien se fait plaisir avec une réinterprétation de "Crystal Lake", l'un des morceaux de Mirage (1977), album culte s'il en est. La différence majeure, ceci étant, réside en un rythme bien plus lent, enlevé, de la mélodie cristalline, accompagnée de nappes de synthés très 2000's. Le temps d'un quart d'heure, le morceau se tient très bien... sur 34 minutes. KS embraye ensuite sur une musique moins immersive, mais qui gagne en rythme et reste très intéressante à écouter. Le vrai souci se trouve dans les 10 dernières minutes de "A Crystal Poem", qui s'éternise pour rien. "The Crystal Returns", à peu de choses près, c'est la même chose en plus long. Du moins dans la version japonaise de l'album, car chez les Européens et les Américains, "A Crystal Poem" est remplacé par "Sequencers are Beautiful".

Pour le CD 2, c'est simple : on oublie "Nippon Benefit" et "The Deductive Approach". Ces deux « petits » morceaux (de 14 et 11 minutes, respectivement) font clairement partie de ce que KS a fait de plus anecdotique. "La Joyeuse Apocalypse" est déjà plus intéressant, et peut même être considéré comme le meilleur morceau de l'album. L'association de percussions électroniques à un synthé au son remarquablement bon en fait un long pavé dynamique et agréable à écouter. Mais encore une fois, KS ne s'arrête pas au bon moment, et termine "La Joyeuse Apocalypse" sur d'interminables minutes où il semble avoir bloqué son doigt sur la touche d'un clavier.

Bilan mitigé donc, pour Big in Japan. Les défauts de Klaus Schulze sont toujours aussi présents, et même si un morceau comme La Joyeuse Apocalypse mérite d'être écouté, il n'est pas incontournable ou même important dans la discographie du musicien. Pour un dernier album live solo, Big in Japan reste quand même de bonne facture, et mérite un bon coup d'oreille.

Note réelle : 2,5/5

PS : avec le double CD est également fourni un DVD, qui montre Schulze derrière ses synthés pour ses derniers concerts. Le caractère historique est bien sûr fort, mais visuellement, c'est aussi funky que du King Crimson.

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- Klaus Schulze (tout)


- cd 1 (édition Japonaise)
1. A Crystal Poem
2. The Crystal Returns

- cd 1 (éditions Européenne Et Américaine)
1. The Crystal Returns
2. Sequencers Are Beautiful

- cd 2
1. La Joyeuse Apocalypse
2. Nippon Benefit
3. The Deductive Approach



             



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