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Klaus SCHULZE - La Vie Electronique 4 (2009)
Par WALTERSMOKE le 24 Décembre 2015          Consultée 561 fois

La Vie Electronique 4 est le dernier album de la première salve de volets à être sorti, en 2009. Cela permet déjà de faire un premier point sur la saga dont l'édition complète allait prendre 6 ans. En trois albums, le fan de Klaus Schulze en aura donc eu pour son argent. Le premier volume montrait les tous premiers pas (ou presque) de KS en solo, le deuxième la période transitoire entre Irrlicht (1972) et Timewind (1975) et le troisième offrait un extrait de son âge d'or, en plus de constituer une intéressante introduction.

Le quatrième opus, pour sa part, continue d'explorer ledit âge d'or, avec tout ce qu'il faut en sonorités synthétiques et séquences à la berlinoise. Cette fois, ce ne sont que des concerts qui sont ici présents, enregistrés entre 1975 et 1976. C'était donc toujours devant un public conquis et fidèle que Klaus Schulze débitait ses morceaux improvisés ou du moins pas entièrement préparés. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on devait en avoir pour son argent, ne serait-ce que par la longueur des travaux de KS. Le doute est difficilement permis avec "Just an Old-Fashioned Schulze Track". Long d'une heure et 13 minutes (oui), il présente une facette plus dure, voire « hardcore » de la musique du génie berlinois. Le début est franchement bruyant, avec plus un rassemblement hétéroclite de sons qu'autre chose, avant de dériver lentement vers un ambient sec mais intéressant. Ceci n'est cependant qu'un prélude à une relative mais palpable violence au niveau des séquenceurs. C'est bien simple, au bout d'une quinzaine de minutes et pendant près d'une demi-heure, Klaus Schulze agresse avec une musique rapide, terrifiante, inhumaine. Non, décidément ce jour-là, KS n'avait pas envie de faire voyager trop longtemps son auditoire. Après un tel orage, la musique se calme, peut-être même un peu trop, car sans être infâme, il paraît difficile d'aimer ce qui s'apparente à des errements de synthés sur des nappes de claviers.

Heureusement, le CD 1 est loin de rassembler tout l'intérêt de La Vie Electronique 4. "Shadow Pieces" ouvre le CD 2 sur le même ton que le dernier tiers du morceau précédent, mais en plus intéressant, de par un usage différent des claviers pour l'arrière-plan sonore. Klaus Schulze redevient ensuite plus futuriste, plus cosmique avec "I Sing the Body Electric", aux aspects logiquement robotiques. Il est par ailleurs plus aéré, moins compact que "Just an Old-Fashioned Schulze Track". On touche d'ailleurs à l'un des soucis de Klaus Schulze, à savoir la gestion de la longueur. Bien que sa musique nécessite du temps pour s'épanouir, il est arrivé bien trop souvent, et ce même lors de l'âge d'or, qu'il s'épande plus que nécessaire, au détriment de la musique. Les contraintes du support physique vinyle ont pu aider à le contenir, mais sur scène, ça pouvait malheureusement être une autre histoire – et ne parlons pas des CD des années 90.

Le reste du CD 2 et une majeure partie du CD 3 annoncent quant à eux les futurs soucis de la série La Vie Electronique. En effet, "Das Herz von Grönland", "The Andromeda Strain" et "Make Room, Make Room" ont en commun un passage séquencé qui n'est autre que le (futur) thème principal de la BO de Bodylove, le fameux film X pour qui KS a travaillé. À chaque fois ce passage est travaillé de manière à s'intégrer à chaque fois au reste de la musique, au passage fort goûteuse bien qu'un peu datée. Cependant, ceux qui suivent la série déchanteront avec les versions alternatives, démos, et que sais-je encore qui bientôt encombreront les volumes de LVE. Mais on n'en est pas encore là, pas tout à fait.

La Vie Electronique 4 se fait donc moins accessible, et surtout bien moins indispensable que son prédécesseur. Il est plutôt destiné aux fans qui aimeraient vraiment étudier de près l'âge d'or de Klaus Schulze, tout en prenant leur pied. Il n'est pas pour autant déconseillé aux autres, mais disons que c'est comme la piste rouge : pas infaisable mais nécessitant de l'expérience.

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1. Just An Old-fashioned Schulze Track

1. Shadow Piece
2. I Sing The Body Electric
3. Das Herz Von Grönland

1. The Andromeda Strain
2. Make Room, Make Room
3. Darkest Steglitz



             



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