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Klaus SCHULZE - Trancefer (1981)
Par WALTERSMOKE le 13 Mars 2013          Consultée 1244 fois

Pour quiconque se la joue mélomane intégriste et dédaigneux, le début des années 80 n'est que le prolongement de la déchéance qui s'est imposée dès la fin de la décennie précédente. Pour cette « élite », les albums de rock progressif sortis à cette époque ne sont que le reflet de groupes vendus à la cause du billet vert, et dans les autres genres musicaux, ce ne serait guère mieux : entre le disco qui amuse la plèbe, le punk qui au contraire la surexcite ou encore ce nouveau type de métal appelé NWOBHM qui fait mal aux oreilles. Partant de cette optique tout à fait contestable et condamnable, même la musique électronique n'y échappe pas : JARRE se fait populaire en oubliant les leçons de SCHAEFFER, et VANGELIS crée un album qui sera aussi mauvais que célèbre. Quant à la scène allemande, il est légitime de se dire que ça va bien, que la qualité est toujours présente. Perdu ! Si à la rigueur, ASHRA s'en sort bien, le constat n'est pas le même pour TANGERINE DREAM qui se prend les pieds dans le tapis avec un Exit médiocre, ainsi que Klaus SCHULZE et son fameux (fumeux ?) Trancefer.

Trancefer est le deuxième album de KS à suivre la voie du numérique, et après l'échec artistique de Dig It, cet album aurait pu être l'occasion de remettre les pendules à l'heure, ce qui n'a pas été le cas. Bon, au niveau de la liste des titres, on retrouve quand même le bon vieux SCHULZE qui propose deux longues plages en 40 minutes, au lieu de s'échiner à faire des morceaux plus courts et plus faciles d'accès. Le musicien allemand peut même se targuer de mieux maîtriser ses nouveaux instruments, d'avoir pu s'y adapter. Malheureusement, cela ne veut pas dire que les compositions soient toutes aussi bonnes, loin de là.

Le premier morceau, « A few Minutes after Trancefer », en est d'ailleurs un exemple remarquable : la palette de sons proposée est vraiment pauvre. Certes, il ne faut pas s'attendre à un festival sonore avec Schulze, mais la sensation d'un manque, d'un vide dérangeant prédomine. Ce ne sont ni le violoncelle de Wolfgang TIEPOLD ni les percussions de Michael SHRIEVE qui arriveront à donner du relief et de la variété ici. Comme pour les titres dits « de la grande époque », « A few Minutes after Trancefer » se divise en trois parties qui ne brillent pas particulièrement, sauf le deuxième tiers qui offre un peu plus d’intérêt grâce aux faux chœurs et aux percussions. Mais sinon, il n'y a rien d'intéressant, SCHULZE tourne en rond comme sur Dig It, il ne fait pas preuve d'inventivité ni de génie et ça s'entend trop.
Et ce n'est pas « Silent Running » qui va changer la donne. Si son intro est bien faite et fort jolie, le reste tombe dans ce même travers de la répétition stérile, le rythme appliqué par les percus n'est ni pertinent ni bien fichu, et TIEPOLD semble carrément parti en roue libre, même si au fond, ce n'est pas désagréable de l'entendre. Mais plus que la répétition, c'est la monotonie qui s'installe, qui pousse à appuyer sur le bouton « lecture rapide » pour chercher quelque chose d'intéressant, mais rien, que ce soit après l'intro ou vers la fin. Et il y a de facto rien à dire non plus, c'est consternant.

Trancefer est donc un album vraiment mineur dans la discographie de Klaus SCHULZE, plus encore que Dig It ou à la rigueur Cyborg. De plus, il a mal vieilli, les années ayant tendance à le desservir plus qu'autre chose. Alors certes, il ne mérite pas d'être fui, mais peut être facilement oublié, sans remords ni culpabilité.

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   WALTERSMOKE

 
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- Klaus Schulze (claviers, synthétiseurs)
- Wolfgang Tiepold (violoncelle)
- Michael Shrieve (percussions)


1. A Few Minutes After Trancefer
2. Silent Running



             



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