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Klaus SCHULZE - La Vie Electronique 11 (2012)
Par WALTERSMOKE le 23 Août 2018          Consultée 118 fois

Avec le 10e volet de la série La Vie Electronique, Klaus SCHULZE a entamé la redécouverte de l'une des périodes les plus productives de sa carrière, à savoir la période MIDI. Entre 1991 et 1994, il a non seulement sorti pas moins de 8 albums (!), mais surtout produit une quantité absolument inouïe de musique non publiée à l'époque. En effet, la période MIDI de K.S. est représentée par 16 CD répartis sur 4 coffrets, autant que l'âge d'or des années 70, plus le CD 3 de L.V.E. 10. Oui, franchement, c'est énorme – même si l'on est encore loin de stakhanovistes comme John ZORN ou de types complètement maboul comme Merzbow, certes.

Profitons de cette chronique pour parler un peu de la technologie numérique MIDI. Créée au milieu des années 80, ce n'est qu'après quelques années qu'elle a réellement pris son envol. Tout comme le synclavier à la même époque ou presque (koukou Le Baron), le MIDI a apporté son lot de promesses de pouvoir jouer tout et n'importe quoi en se contentant de pianoter sur un clavier branché à un ordinateur. Ainsi peut-on créer une véritable symphonie à cordes ou bien un morceau de classic rock à peu de frais et sans maîtriser les divers instruments, à la base. Mais en contrepartie, le son est totalement synthétique, et émule mal les guitares acoustiques par exemple. Cela n'a pas empêche le MIDI de devenir fort populaire, bon nombre de musiciens pouvant se libérer de trop de contraintes qu'un son chaud et organique ne justifiait qu'à peine. Et dans un sens, le MIDI a libéralisé le concept de home studio, bien avant l'âge d'internet.

Pour en revenir à Klaus SCHULZE, ce dernier a donc pris le train en marche, et de bien meilleure manière que TANGERINE DREAM [rappelez-vous l'horrible Lily on the Beach (1989)...]. Ceci étant, le résultat global durant sa période MIDI a été en dents de scie. Aucun chef d'oeuvre n'en est sorti, et à l'inverse, beaucoup de musique oubliable et médiocre a été produite. Mais aurait-elle été meilleure si jouée avec d'autres instruments ? Pas sûr, l'inspiration étant évidemment rarement dépendante du matériel musical utilisé.

La Vie Electronique 11 est donc le premier volet entièrement consacré à la période MIDI de Klaus SCHULZE. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que de la bonne musique MIDI, il en a à revendre ici. Enfin, de la bonne musique MIDI... ce n'est pas faux, mais ce qui ressort le plus tout au long des 3 CD, c'est surtout le sens de la composition de K.S., la direction artistique qu'il prend. Et dès lors il importe de noter que le compositeur a toujours été branché musique classique, et que l'admiration pour les grands du genre, Wagner en tête, ne se limitait pas à simplement les écouter ou leur rendre hommage. Autrement dit : Klaus SCHULZE avait clairement l'étoffe d'un compositeur de musique classique. C'était déjà bien flagrant durant son âge d'or, surtout sur X (1978), mais ici, il s'y plonge pleinement et délivre une musique qui, sans pour autant être considérée comme géniale ou très bonne d'office, aurait peut-être intéressé plus d'un si elle était jouée avec de « vrais » instruments. Mieux, "Narren des Schicksals", qui occupe tout le CD 2, est carrément décrit comme une vraie symphonie !

Après, est-ce pour autant de la bonne musique indépendamment de cela... personnellement, sans être l'un de mes préférés, je dois admettre être sensible à la beauté se dégageant non seulement du charme synthétique du MIDI sur L.V.E. 11, mais aussi à la sensibilité intrinsèque de la musique. Avec plus de recul et d'objectivité, il est également tentant de se dire qu'il aurait mieux valu publier Film Musik à la place de Beyond Recall (1991), par exemple. Après, est-ce pour autant une musique qui aurait pu avoir sa place dans les bacs à l'époque... au fond, ça reste du Klaus SCHULZE des années 90, avec ses interminables longueurs que seul un fan, un vrai, pourrait encaisser sans broncher, et qui montrent que K.S. sait mal conclure ses œuvres.

Dans le dernier tiers de La Vie Electronique, le volume 12 reste le meilleur en terme de contenu intrinsèque, mais le 11 a l'avantage de la beauté et de l'audace classique. On peut donc conseiller ce dernier, même s'il faut bien connaître ses bases en musique signée Klaus SCHULZE pour pleinement l'apprécier. Mais ce n'est pas non plus un « disque d'initiés » réservé à une certaine élite. On peut donc le découvrir, une fois les grands classiques, toutes périodes confondues, découverts.

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