Recherche avancée       Liste groupes



      
MUSIQUE ELECTRONIQUE  |  LIVE

L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Style : Haraa, Hoenig & GÖttsching, Robert Schroder, Steve Roach , Manuel GÖttsching
- Membre : Tangerine Dream, Walter Wegmüller , Sergius Golowin , Wallenstein, Ashra, The Cosmic Jokers , Arthur Brown , Richard Wahnfried
- Style + Membre : Ash Ra Tempel, Harald Grosskopf
 

 Site Officiel (1135)

Klaus SCHULZE - ... Live ... (1980)
Par WALTERSMOKE le 23 Février 2013          Consultée 3450 fois

Tout spécialiste en musique électronique vous le dira : jouer un morceau studio en concert dans les années 70 est quasiment peine perdue. Tout au plus certains thèmes peuvent être rejoués, mais y arriver est déjà un exploit en soi. Les musiciens se voient alors obligés d'improviser, exercice périlleux dans lequel ont quand même excellé certains, ou bien alors composer des inédits plus faciles à reproduire. En ce qui concerne Klaus SCHULZE, il faut savoir qu'il était loin de faire exception et que de facto chacun de ses concerts, par ailleurs populaires et très aimés du public, était une occasion de faire preuve de génie et de proposer de nouveaux titres. Cependant, ce n'est qu'en 1980 qu'il sort son premier album live, compilant des titres joués entre 1976 et 1979, et censé être le seul de son espèce – mais il s'y mettra régulièrement dès les années 90, sans compter Dziekuje Poland en 1983.

...Live... est un album qui, du point de vue stylistique, constitue un vrai changement. En effet, les sons utilisés sont nettement différents de ceux des albums studio, tout au plus peut-on déceler une légère affiliation. Ce qui change aussi, et de manière encore plus flagrante, ce sont les sons de percussion, la boîte à rythmes utilisée sonne clairement comme une innovation technique, et se plaçant comme le modèle des percus qui seront usitées dans la plupart des domaines de l'électro à partir des années 80.
Encore que tout ceci ne s'applique pas à "Sense". En effet, ce morceau a été joué en 1976, et ça s'entend à merveille. Non pas qu'il date, loin de là, mais les séquences que développe K.S renvoient clairement aux albums sortis à cette période, surtout Moondawn et les deux Bodylove, tout comme la batterie de Harald GROßKOPF. Le morceau se déroule tranquillement, sans surprises ni excès, un peu comme la bonne copie du bon élève, rien de plus. En gros, pendant une demi-heure (voire une heure pour les rééditions récentes de l'album !), l'ennui prédomine, SCHULZE, pour le coup, nous déçoit. En revanche, les trois autres morceaux, enregistrés en 1979, relèvent largement le niveau, à l'image de "Bellistique" qui, en plus de montrer pendant une minute et demie l'enthousiasme du public, dévoile un SCHULZE sous son meilleur jour musical, qui façonne un morceau certes long et répétant sans cesse les mêmes sons, mais qui fascine et plaît aux oreilles pendant un bon quart d'heure avant de s'ouvrir sur un dernier tiers, ni plus ni moins qu'un très bon morceau de dark ambient bien angoissant, qui arrive en douceur avant d'instiller sa noirceur sans brusquer l'auditeur, ou du moins pas de la manière la plus explicite.

"Heart", quant à lui, est en quelque sorte le frère lumineux de "Bellistique". Après un premier tiers où les claviers prédominants créent une ambiance bien posée et calme quoiqu’inquiétante, ils cèdent la place à des synthés agressifs remarquables et un battement certes lourd mais efficace, tandis que les bruitages achèvent de rendre ce morceau vraiment bon.

Mais les trois titres précités ne sont vraiment rien face au quatrième, un sommet de folie dévastatrice : j'ai nommé "Dymagic". Un morceau épique porté par la voix d'Arthur BROWN qui intervient ici pour la troisième et dernière fois auprès de K.S. Pourtant, le premier tiers est assez trompeur : sur une musique lente qui se voit comme le prolongement de "Heart", BROWN pose sa voix de manière assez modérée mais, arrivée au deuxième tiers, elle s'emballe, et le chanteur aussi. Les métamorphoses vocales sont grandioses, il passe ainsi du chanteur d'opéra possédé, en état de transe ultime, au prédicateur kobaïen en passant par le moine éclairé, c'est monstrueux ! Quiconque a écouté ce titre en sort lessivé, mais aussi avec une grande satisfaction.

...Live..., donc, est une grande réussite pour un premier compte-rendu de concert. Il vaut surtout pour l'immense "Dymagic", mais les autres plages, à part le faiblard "Sense", ne déméritent pas pour autant. Encore heureux que ce ne soit pas le seul live de SCHULZE.

A lire aussi en MUSIQUE ELECTRONIQUE par WALTERSMOKE :


Klaus SCHULZE
Dreams (1986)
Le meilleur du meilleur




Jean-michel JARRE
Essentials And Rarities (2011)
Une compile qui vaut le coup


Marquez et partagez





 
   WALTERSMOKE

 
  N/A



- Klaus Schulze (claviers, synthétiseurs)
- Arthur Brown (chant, délire vocal sur 'dymagic')
- Harald Großkopf (batterie sur 'sense')


1. Bellistique
2. Sense

1. Heart
2. Dymagic



             



1999 - 2021 © Nightfall.fr V5.0_Slider - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod