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Klaus SCHULZE - Audentity (1983)
Par WALTERSMOKE le 21 Mars 2013          Consultée 1278 fois

On dira ce qu'on voudra, mais la première moitié des années 80 a été loin d'être bonne pour Klaus SCHULZE. Si Dig It montrait un KS maitrisant moyennement son sujet, Trancefer confirmait l'idée selon laquelle il était parti pour faire des albums de merde pendant longtemps, et même si Tonwelle était un bon album, le fait qu'il était estampillé Richard WAHNFRIED le met hors jeu. Cependant, dans tout ce marasme artistique, et après avoir passé une année sans offrir au public un seul disque, KS a quand même trouvé le moyen de sortir un bon album, à savoir Audentity. Ce double album est une preuve comme quoi il ne faut jamais délaisser son artiste préféré quand il commence à se fourvoyer. Et puis, Audentity, c'est aussi un album audacieux dans le sens où il est double et présentant la même structure au niveau des morceaux que le magistral X, bien qu'il n'égale pas sa quasi-perfection.

Sur le premier CD, l'auditeur est accueilli par un morceau d'anthologie, à savoir le bien nommé "Cellistica". Certes, il rompt avec les autres longs morceaux de KS, avec une monotonie plus affirmée par moments, mais reste plaisant. Sitôt passé l'intro anxiogène et nerveuse, force est de constater que le violoncelle du copain Wolfgang Tiepold fait une nouvelle fois des merveilles sur un beat rapide et ravageur, qu'accompagnent les claviers de SCHULZE et de Rainer Bloss. Les arpèges qui parcourent le morceau forment une mélodie accrocheuse. Et puis avant la 9e minute, le riff de violon qui débarque achève de rendre "Cellistica" incontournable. Cependant, il n'est pas sans défaut, et la seconde moitié sombre dans une mauvaise monotonie, comprenez par là que la répétition se fait excessive et ennuyeuse, et le final ne rattrape que peu ce défaut, c'est dommage.
A ce morceau bon mais imparfait se succèdent trois petits morceaux, qui sont toutefois pas mauvais pour un sou, du moins pour deux d'entre eux : en effet, le premier d'entre eux, "Tango Saty", peine à séduire avec le même défaut que "Cellistica" et surtout un synthé absolument moche qu'il aurait mieux valu remplacé ; par contre, "Amourage", du haut de ses dix minutes, développe une certaine beauté triste renforcée par quelques notes de piano discrètes mais efficaces, mais ne se présente pas en morceau mièvre, ouf. Quant à "Opheylissem", il aurait pu être bon sans les percussions de Michael Shrieve qui gâchent tout, sans compter un mixage des plus douteux.

En passant au deuxième CD, voilà qu'on atterrit sur "Spielglocken", qui comme son nom l'indique, met en avant le glockenspiel (hé oui). Si l'ambiance générale reste la même tout au long de ce titre, ses trois sous-parties arrivent à se démarquer les unes des autres sans pour autant différer trop brutalement. Deux reproches sont néanmoins à faire : primo, les percussions sonnent encore plus mal et datées que sur le premier CD, et secundo, il y a toujours ce fichu mixage qui ne rend pas justice au morceau. Et ça ne loupe pas, "Spielglocken" n'est de facto pas mauvais mais fatiguant à écouter.
Mais pour finir l'album, voilà qu'arrive le morceau le plus expérimental jamais composé par KS, à savoir "Sebastian Im traum", un long mouvement de musique contemporaine complètement décousu et truffé d'effets sonores. SCHULZE bricole, il prend des sons à droite et à gauche et les unit dans un semblant de cohérence, c'est troublant bien que ça s'écoute. Le plus gênant ici, ce sont les sons de violoncelle qui contribuent à rendre l'atmosphère glaciale et oppressante. Si tel était le but, alors "Sebastian Im traum" (dont le véritable nom devrait être Sebastian Im Alpstraum) est réussi. Pas étonnant alors qu'il ait été ensuite approché pour faire la BO d'un film d'horreur.

Audentity, donc, est un album qui aurait pu être excellent sans quelques défauts et erreurs non négligeables qui le coulent un peu, et le rendent daté et pas extra. Mais il se laisse tout de même écouter sans grosses difficultés, et se montre largement meilleur que ses prédécesseurs.

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   WALTERSMOKE

 
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- Klaus Schulze (claviers)
- Rainer Bloss (claviers)
- Wolfgang Tiepold (violoncelle)
- Michael Shrieve (percussions)


1. Cellistica
2. Tango Saty
3. Amourage
4. Opheylissem

1. Spielglocken
2. Sebastian Im Traum



             



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