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Klaus SCHULZE - La Vie Electronique 6 (2010)
Par WALTERSMOKE le 30 Mars 2017          Consultée 115 fois

Avec La Vie Electronique 6, on arrive au dernier volet de la rétrospective dédié à l'âge d'or de Klaus Schulze. Cela fait donc 4 compiles, soit 16 heures (!) de Berlin School de très haut niveau, avec des moments d'anthologie qui n'ont pas à rougir avec ce que le musicien a sorti à l'époque (on parle tout de même de Timewind, Mirage, X...). Et on se doute aussi que les archives du brave gaillard n'ont pas encore tout dit, même si seuls les fans les plus hardcore iraient volontiers les chercher.

La Vie Electronique 6, c'est donc 4 heures de Berlin School non-stop, ou presque. Et là encore, il y a une majeure partie consacrée aux concerts, et de qualité. KS avait vraiment l'embarras du choix pour le premier et soit-disant dernier album live de 1980. Mais pour compléter la compilation, il y a aussi "Barracudadrum", un inédit total, car même pas présent dans les coffrets d'où sont tirés les volets de La Vie Electronique. Ceci étant, passé l'introduction vaporeuse, le morceau n'est rien d'autre que l'introduction de "Friedrich Nietzsche", la première piste du phénoménal X (1978). Pas un gros ajout, en somme. En revanche, ce qui est bien plus intéressant, ce sont les deux "Schwanensee". Enregistrés en 1976, ils se situent donc entre Moondawn (1976) et Mirage (1977), et ça s'entend. Sur "Schwanensee I", la séquence en arrière-plan, cachée derrière les nappes de claviers et un synthé qui fait le show, est même très proche de ce que fera KS sur les deux Bodylove. "Schwanensee II", pour sa part, est une longue plage ambient sans aucune séquence, mais dotée d'une ambiance onirique un peu râpeuse mais convaincante quand même. Il est toutefois compréhensible que ces deux-là n'aient pas été édités en vinyle à l'époque, étant donné que même pour du Klaus Schulze, ils manquent de variété.

Ce qui prend le plus de place ici, cependant, ce sont les longs pavés "Zeitgeist" et "La Vie Secrète". Zeitgeist, en plus de faire profiter à l'auditeur de la batterie de Harald Großkopf, est un morceau remarquable par son dynamisme percutant couplé à une ambiance froide et robotique, du moins pendant près de 29 minutes... sur 50. Le reste part ensuite dans une longue plage ambient plus ennuyeuse bien qu'intéressante, écoutable sans plus. "La Vie Secrète", pour sa part, est plus variée tout en proposant du début à la fin la même séquence, sur laquelle se superposent différents synthés et effets sonores rendant le tout intéressant à suivre de bout en bout.

En revanche, La Vie Electronique 6, c'est aussi des passages plus contestables. "Fear at Madame Tussaud's" était-il vraiment nécessaire ? Non pas que le morceau soit franchement mauvais en soi, mais la qualité sonore de l'enregistrement laisse vraiment à désirer. La première moitié de "Inside the Harlequin" est fort goûteuse malgré un son approximatif, mais l'autre moitié est soporifique. Et puis, il y a "There Was Greatness in the Room", qui est clairement le final d'un concert, au vu des applaudissements et des nappes jouées de manière paresseuse. Mais surtout, on y entend Arthur Brown, sujet de critiques au sein de la communauté de fans de Klaus Schulze, et qu'on n'est pas prêt de voir disparaître, notamment dans le cadre de la série La Vie Electronique. Et le souci ici, c'est que le morceau n'apporte vraiment rien.

Si la concentration en moments d'anthologie n'est pas aussi forte que sur de précédents volets, La Vie Electronique 6 termine la rétrospective de l'âge d'or de Klaus Schulze sur une bonne note. Il est vraiment impressionnant de constater que le musicien allemand a pu, en l'espace de 6 ans (1972-1978), composer en studio ou improviser sur scène autant de bonne musique. Mais après avoir atteint les sommets, arrive la chute.

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- Klaus Schulze (claviers, synthés, etc)
- Harald Großkopf (batterie)
- Arthur Brown (chant)


1. The Other Oberhausen Tape
2. Schwanensee I
3. Schwanensee Ii
4. Fear At Madame Tussaud's

1. Zeitgeist
2. Inside The Harlequin

1. La Vie Secrète
2. Barracudadrum
3. There Was Greatness In The Room



             



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