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Klaus SCHULZE - Royal Festival Hall Vol. 1 (1992)
Par WALTERSMOKE le 31 Mai 2013          Consultée 1772 fois

Heureux qui comme Klaus SCHULZE. Si le début des années 90 a été synonyme de déceptions avec le médiocre Beyond Recall et dans une moindre mesure The Dresden Performance, il se rattrape néanmoins dès l'année 1992, bien décidé à montrer que le MIDI, c'est pas nul. A cette période, KS enchaine de manière remarquable des concerts à travers l'Europe. C'est d'ailleurs un concert joué à Londres en 1991 qui est ici l'objet de toutes les attentions.
Enfin...juste la moitié. En effet, il s'agit de reprendre la même chose qu'avec The Dresden Performance. Le concert joué au Royal Festival Hall (moins connu que le Royal Albert Hall) a été séparé en deux, et distribué en deux CD. Sauf que pour le coup, ils se sont vendus de manière séparée, et non groupée. On pourrait parler de méthode bassement commerciale, et ce d'autant plus que c'est Virgin qui s'en est chargé, mais dans le doute, il vaut mieux ne pas s'attarder dessus.

Il est temps de parler musique, donc. Le premier volume du Royal Festival Hall présente la première partie du concert, agrémenté d'un morceau studio composé et joué plus tard par la suite. C'est là qu'intervient le plus gros problème des Royal Festival Hall, et qui va devenir un défaut récurrent chez KS. Pourquoi avoir sectionné en dix un seul morceau ? Cela pourrait se comprendre si lesdites sections étaient radicalement différentes, mais non ! Les variations sont bien présentes, mais on se croirait revenu aux années 70, quand les longs titres de prog étaient coupés pour « une meilleur lisibilité ». C'est moche. Mais fort heureusement, il est largement possible de considérer "Yen" et "Silence and Sequence" – car tels sont les noms des morceaux – comme un tout;

Du haut de ses 45 minutes, Yen se pose en démonstration du talent de KS en live. Dès la première sous partie, "Out of Limbo", sur une musique ambient accompagnée de choeurs, il s'agit d'attirer l'attention pour entraîner l'auditeur et ne plus le lâcher. Cette ambiance se prolonge jusqu'à "Lull before the Storm", avec entre autres une flûte pas très belle mais suffisamment mystique pour ne rien gâcher. Le rythme s'emballe alors dès "Tempest" et son synthé agressif. Il faut toutefois noter que tout au long de "Yen", les accélérations brutales n'ont tout simplement pas droit de cité. KS joue surtout sur la palette de samples pour créer un univers ambient des plus incroyables. Ces derniers sont utilisés à bon escient, et offrent un rendu vraiment satisfaisant, et ne déroutent pas. En clair, Yen est le yang du yin qu'est The Dresden Performance. Comme seul gros défaut, il convient toutefois de pointer du doigt le mixage qui met mal en avant le fond sonore, dommage.
Le titre studio, "Silence and Sequencer", est quant à lui plus décevant. Le morceau, séparé en quatre parties, est plat et transparent, et n'a vraiment pas grand-chose d'intéressant à proposer. "Fire-riser" peut néanmoins sauver les meubles grâce à un séquençage sympathique, et aussi avec l'arrivée d'une boite à rythmes bien techno en plein milieu et qui passe bien. Cela est pourtant bien maigre pour faire passer Silence and Sequencer pour un bon morceau. De plus, le même problème du mauvais mixage revient, c'est frustrant.

Klaus SCHULZE sort de nouveau de quoi séduire les foules avec cet album, . La première partie du concert est un très bon cru, mêlant la musique électronique et l'ambient avec habileté. Les craintes – justifiées – générées par Beyond Recall disparaissent, le compositeur allemand les chasse et brille par son talent. Cependant, aussi bon soit-il, il sera largement dépassé au niveau qualitatif par le volume suivant.

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- Klaus Schulze (tout)


- yen
1. Out Of Limbo
2. Pastorale : Awakening
3. Lull Before The Storm
4. Tempest
5. Pastorale Too
6. Pastorale And Departure
7. Yearning
8. Placid Yen
9. The Breath Of Life
10. Back To Limbo
- silence And Sequence
11. Perigree
12. Gentle Wind
13. Fire-riser
14. Clear Water



             



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