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Klaus SCHULZE - La Vie Electronique 13 (2013)
Par WALTERSMOKE le 2 Mai 2013          Consultée 2115 fois

Klaus SCHULZE n'a décidément pas fini de se faire remarquer en 2013. Après un magistral Shadowlands et la sortie d'une collaboration avec Günther Schickert, voilà que sort un troisième album à son nom. Cette fois-ci, il s'agit du dernier volet en date de la série La Vie Electronique. Pour ce treizième épisode, KS sort une fois de plus des morceaux enregistrés pendant la période MIDI. Rien d'étonnant à cela, et puis il y a bien 7 volets pour couvrir le milieu des années 70. Cette fois-ci, une demi-douzaine de titres trustent les 3 CD, tous enregistrés en studio en l'an de grâce 1993.

Pour ouvrir le bal, sur le premier CD se trouve un morceau de 78 minutes, "Machine de plaisir". Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce morceau n'a en rien volé son titre. Attention toutefois, il ne s'agit pas d'un plaisir joyeux et rayonnant. En vérité, sitôt passées une introduction de 12 minutes bien fichue malgré une avalanche de pizzicati, c'est à un véritable voyage cosmique que nous invite KS. Les sens se perdent et se retrouvent, une émotion insaisissable surprend l'auditeur. L'esprit s'évade, il ne demande alors qu'à accéder à un état supérieur. La cadence apportée par une pulsation assez lente renforce cette immense impression de grâce et de volupté. Il paraît alors difficile d'en décrocher, et une fois le morceau fini, on se surprend à remarquer la longueur du titre.

Ce qui serait superbe, ce serait d'avoir d'autres titres de cet acabit sur les deux autres CD. Perdu ! KS « redescend » quelque peu, jusqu'à devenir le Klaus SCHULZE des années MIDI. Sur le deuxième CD, c'est après une courte intro et un "Himmel und Erde" mollasson que les choses sérieuses commencent. "Vas Insigne Electionis" s'implante bien dans son temps, au sein de la disco du musicien allemand. Le plus remarquable reste ici l'accélération du rythme au milieu du morceau avant une brutale envolée bien techno.
Mais le plat de résistance s'appelle "Arthur Stanley Jefferson". Il paraît bien « court » du haut de ses 56 minutes (hahaha), mais n'en reste pas moins intense pour autant. La musique se veut ici intrigante, mystique tout en étant facile à écouter. Le problème, c'est qu'elle s'éternise vraiment trop, surtout pendant la première moitié. Cette dernière s'apparente à une montée en puissance qui traîne trop et qui manque d'intensité. Quelques bonnes idées émanent cependant tout le long. La plus marquante d'entre elles est l'usage d'une fausse harpe à partir de la 42e minute, et qui assure le spectacle jusqu'au bout. Elle se rêve même, durant le final, guitare électrique en folie. En résumé, "Arthur Stanley Jefferson" est un morceau qui vaut surtout pour ses dernières minutes, hélas précédées d'un remplissage honteux de la part de KS. A noter que Arthur Stanley Jefferson est le vrai nom de Laurel, le gringalet qui jouait avec Hardy. Essayez de trouver un lien, moi j'ai pas réussi.

Sur le troisième CD, c'est de nouveau un morceau de 80 minutes qui attend l'auditeur, "Borrowed Time". Si l'on exclut les effets de voix MIDI assez risibles, force est de constater que le séquençage est ici des plus vigoureux. L'usage de samples de chanteurs d'opéra est également bien pensé. En un mot, il s'agit d'un morceau de bravoure, un sommet de la musique électronique. Oui...mais non. La séquence principale a été utilisée par la suite (après l'enregistrement, j'entends) et mieux exploitée sur Das Wagner Desaster. De facto, l'écoute de Borrowed TIME en devient biaisée, car étirant ladite séquence – mais aussi d'autres – de manière inadéquate. La musique n'y apparaît pas comme passionnante, tout au plus intéressante. C'est dommage.

Avec un morceau d'anthologie et cinq autres oscillant entre le correct et le bon, il ne fait aucun doute que La Vie Electronique 13 est déséquilibrée. Au vu de la musique jouée à l'époque, cela n'est guère étonnant : à force d'être productif, des morceaux bien plus faibles finissent forcément par être composés. Cependant, leur présence n'est pas seulement due à la volonté d'exposition quasi-exhaustive, ils ne sont pas forcément des plus mauvais.
En attendant, l'exploration avancée de la période MIDI devrait bientôt finir : si l'on se fie à The Ultimate Edition, il ne reste même pas de quoi remplir deux CD. Tant mieux.

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- Klaus Schulze (tout)


1. Machine De Plaisir

1. Tag Des Offenen Denkmals
2. Himmel Und Erde (remix)
3. Vas Insigne Electionis
4. Arthur Stanley Jefferson

1. Borrowed Time



             



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