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Klaus SCHULZE - Moonlake (2005)
Par WALTERSMOKE le 27 Novembre 2012          Consultée 3271 fois

Enfin ! Malgré la suractivité de Klaus SCHULZE pendant la première moitié des années 2000, entre les concerts, soucis de santé et l'édition des différents coffrets d'inédits, cela faisait huit ans qu'il n'avait plus sorti de nouvel album studio au sens courant du terme. Avec l'intéressant Dosburg Online, il était légitime d'attendre un bon album, attente qui fut bien longue ! Sans compter que Moonlake, car tel est son nom, ne l'est pas tout à fait.

Moonlake retranscrit bien la musique de K.S dans les années 2000, à savoir un astucieux mélange de musique électronique et de techno, sans s'engouffrer dans les clichés ni les défauts de chacun des deux genres – du moins en apparence. De plus, contrairement aux albums de la deuxième moitié des années 90 qui contenaient un morceau divisé en plusieurs parties, ici les trois titres sont complètement indépendants les uns des autres. Non pas que c'était mauvais, mais enchaîner In Blue, Are You Sequenced ? et Dosburg Online était éprouvant.
L'album est donc constitué de trois titres de longueurs variables, avec un intérêt tout aussi fluctuant, et autant le dire tout de suite, c'est "Playmate In Paradise", le premier d'entre eux, qui attire l'attention. Il s'agit d'un long titre de 30 minutes qui peut facilement être coupé en deux. D'abord, les quinze premières minutes où se chamaillent les sons électroniques et des instruments plus acoustiques comme la flûte, le violon ou encore les sons de guitare, le tout accompagné par les discrètes vocalises de Thomas Kagermann. C'est assez intéressant, mais autant être honnête, cette première moitié finit par tourner en rond après les cinq premières minutes, et contrairement aux morceaux de « l'âge d'or » de SCHULZE, c'est lassant. Heureusement, la deuxième moitié se montre plus intéressante et mieux réfléchie, avec un début glacial derrière lequel embraye, un peu tard cependant, un ensemble assez classique pour du K.S et manquant quelque peu de rythme, mais relativement efficace.

Les titres qui suivent en revanche ne sont vraiment pas sensationnels. Certes, "Artemis In Jubilo" commence vraiment bien avec des percussions arabisantes qui se mêlent bien aux synthés. Mais non seulement il y a peu de relief, mais cela ne dure pas tout le long des 17 minutes du morceau : arrivé au deuxième tiers, il se métamorphose en espèce de mauvaise B.O de film avec l'ajout de cordes franchement lourdes, sans aucune émotion pour les animer. C'est aussi pertinent que d'avoir la main lourde pour mettre des olives dans un cake.
Quant à "Same Thoughts Lion", il est un poil plus intéressant, mais n'est pas transcendant pour autant. La musique y résonne de manière stérile, on sent bien que K.S a bâclé, sans le faire exprès peut-être, ce titre, ce qui ne fait pas sérieux. C'est d'autant plus dommage que le titre recèle quelques petites idées, mais qui se fondent dans la masse de médiocrité. Cependant, comme dernier quart d'heure, SCHULZE nous propose "Mephisto", qui rattrape les deux précédents et se permet même, en fin de compte, de se poser en meilleur morceau de l'album, grâce à une structure intelligente et des synthés qui rendent une ambiance rythmée et énergique tout en restant énigmatique.

Si Klaus SCHULZE se débrouille bien avec les technologies des années 2000, Moonlake n'est pas pour autant un bon album, il se situerait même au fond du panier. Et bien que le premier et surtout dernier morceau ne soient pas foncièrement mauvais, ils ne suffisent pas à justifier l'écoute de l'album. Mais ça ira mieux avec l'album suivant, Kontinuum.

Note réelle : 2,5/5

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- Klaus Schulze (synthétiseurs, percussions électroniques, claviers)
- Thomas Kagermann (chant, violons sur « playmate… »)


1. Playmate In Paradise
2. Artemis In Jubileo
3. Same Thoughts Lion
4. Mephisto



             



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