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Klaus SCHULZE - La Vie Electronique 12 (2012)
Par WALTERSMOKE le 9 Avril 2013          Consultée 2114 fois

La période MIDI de Klaus SCHULZE est on ne peut plus riche, et ce n'est pas La Vie Electronique qui fera dire le contraire. Pour rappel, KS avait sorti entre 1991 et 1994 pas moins de 3 albums studio, 4 lives, un opéra et une BO de film. Mais ce n'est pas tout, il a aussi enregistré une quantité incommensurable de musique, tant et si bien que les deux volumes de La Vie Electronique sortis en 2012 couvrent très exactement la même période, à savoir 1992 et 1993. Ce qui fait au total 8 heures de musique inédite, rien que ça.

La Vie Electronique 12, donc, compile deux titres enregistrés à cette période. Oui, deux ! Il y a de quoi être étonné quand on sait qu'il est censé contenir près de quatre heures de musique. Mais c'est le cas, c'est juste que les morceaux sont excessivement longs. Le premier, "Picasso Geht Spazieren", dure pas moins de 2 heures et demi, tandis que le second, "The Music Box", occupe tout un CD du haut de ses 79 minutes. Autant dire que KS ne se fout pas de nous en ce qui concerne la quantité.

Mais pour la qualité, est-ce pareil ? La réponse est un gros oui. Mieux, après avoir écoute "Picasso Geht Spazieren", il paraît indécent de la part de SCHULZE de ne pas avoir publié un tel monument à l'époque, plutôt que de nous envoyer par exemple un Totentag raté. Enregistré en 1992, ce tour de force de 2h30, donc, est tout simplement magistral, et je pèse mes mots.
Le premier mouvement, qui occupe tout le CD 1, est de manière toute relative le moins bon. Mais il reste d'excellente facture. Il commence pourtant mal avec une avalanche de samples reconnaissables entre mille en guise d'ouverture. Heureusement, cela ne dure pas longtemps, et KS embraye sur quelque chose de bien plus chouette. Le tempo se fait tantôt lent et majestueux, tantôt un peu plus vif, sans pour autant s'énerver. Certains passages se font plus remarquer que d'autres, comme la section entre la 11e et la 24e minute, où à une flûte bien triste et lente succède un séquenceur bien rapide et une guitare MIDI qui (pour une fois ?) passe bien. Mais dans l'ensemble, ce n'est pas non plus extraordinaire.
Le second CD est largement meilleur. Le deuxième mouvement, fort de ses 15 minutes (c'est court, hein ?), est le plus romantique des trois, avec notamment un piano et des vocalises féminines qui rendent une certain beauté. Mais le meilleur arrive avec le troisième mouvement, un pavé d'une heure des plus épiques. Le début in media res est splendide, avec un rythme enlevé et dynamique, ainsi que des samples de voix fortement étranges, mais dont la manière avec laquelle ils sont utilisés est à saluer. Tout comme sur le premier mouvement, les alternances musique rythmée/passages ambients sont bien présents, mais en bien mieux. En particulier, le croisement entre la flûte et un piano bien grave à la 18e minute est somptueux. Mais la meilleure partie reste de loin le retour au premier thème à la 36e minute, encore plus long et plus fou surtout. Il s'agit assurément du point d'orgue de "Picasso Geht Spazieren." Le final plus calme avec de nouveau une flûte pensive clôt l'un des morceaux les plus grandioses de la carrière de Klaus SCHULZE. C'est dit.

Sur le troisième CD se trouve "The Music Box", morceau enregistré quant à lui en 1993. S'étalant sur 1h20, il pourrait paraître moins bon que "Picasso Geht Spazieren", mais passe très bien pour qui trouvait ce dernier trop fou. "The Music Box" est assez peu varié, dans le sens où il n'y a pas de changements de thème bien flagrants ou de grosses variations. Une fois passée l'intro d'une dizaine de minutes, KS part dans une longue digression rythmée par un clavier à mi-chemin entre le clavecin et la guitare, à deux temps, tandis qu'il développe derrière des nappes de claviers accentuées d'effets sonores ça et là. Et lorsque le clavier principal ne joue pas, c'est pour laisser la place à des pizzicati fort efficaces, et qui ne s'imposent pas au premier plan. Dommage que le morceau manque d'intensité par endroits, il faut avouer qu'on s'ennuie à certains moments. Mais dan l'ensemble, "The Music Box" est un titre de haute volée, sans aucun doute.

Dur dur de ne pas en vouloir à Klaus SCHULZE. A l'époque, les deux morceaux présents sur La Vie Electronique 12 étaient sortis, mais dans le coffret Silver Edition, et non de manière isolée. Certes, ce coffret a eu un succès relatif, mais une distribution large et surtout en remplacement de certaines oeuvres plus discutables aurait été meilleure. Ne nous plaignons pas trop toutefois, les injustices sont tôt ou tard réparées. Maintenant, rendez-vous pour La Vie Electronique 13, qui devrait encore présenter du contenu de la période MIDI.

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- Klaus Schulze (tout)


1. Picasso Geht Spazieren (first Movement)

1. Picasso Geht Spazieren (second Movement)
2. Picasso Geht Spazieren (third Movement)

1. The Music Box



             



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