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TANGERINE DREAM - White Eagle (1982)
Par JOVIAL le 10 Septembre 2010          Consultée 2526 fois

On s’est toujours beaucoup trop focalisé sur la discographie 70’s de Tangerine Dream, oubliant bien souvent qu’après les Phaedra, Rubycon, Stratosfear et autres Force Majeur, le groupe allemand avait continué jusqu’à maintenant ses expérimentations électroniques, en produisant parfois de très bons albums. Sorti en 1982, White Eagle fait indéniablement partie de ces œuvres à tort oubliées, méritant pourtant un autre traitement que celui d’être reléguées aux oubliettes de la très riche discographie de nos Berlinois.

Je n’ai jamais compris pourquoi White Eagle était si peu apprécié. L’ensemble sonne peut-être trop métallique, trop science-fiction … En cela, il faut bien reconnaître que les synthétiseurs, séquenceurs et autres claviers électroniques dominent tout l’album, la guitare de Froese n’apparaissant qu’en de rares occasions. White Eagle est d’ailleurs très froid, et le soupçon de chaleur humaine et organique que pouvait insuffler la guitare auparavant a désormais totalement disparu. Une ambiance d’électronique, de robots, de villes industrialisées du futur dominent complètement l’album. Parallèlement, White Eagle possède également des sonorités très accueillantes, réconfortantes, qui contrastent avec cette impression d’inhumanité des instruments. L’âme chaleureuse des machines sans doute. Quoi qu’il en soit, Tangerine Dream construit son album sur une série d’atmosphères, aussi variées qu’intéressantes, abordant un très large panel de sentiments. Les rythmes et les humeurs changent tout le temps, permettant au groupe allemand d’écrire des compositions surprenantes, où chaque variation étonne et étourdit l’auditeur, tant les univers visités semblent être à des années-lumière les uns des autres.

Les vingt minutes de « Mojave Plan » occupent entièrement la première face du disque. Imaginez-vous donc dans le désert du Nevada. Il fait nuit, et une légère brume opaque embaume les environs. Un vieil indien autour d’un feu effectue devant vos yeux un inquiétant rituel. Soudain, une étrange spirale violacée vous emporte alors aux confins de l’espace. Une longue exploration futuriste commence alors… Y’a vraiment pas à dire, ce « Mojave Plan » est vraiment excellent. Un morceau passionnant doublé d’une composition fantastique et d’une ambiance démentielle. Ne cherchez pas, la quintessence de la musique électronique se trouve ici.

« Midnight of Tula » reprend le même chemin, quoique dans un style plus terre à terre. Tangerine Dream y réussit la performance de jongler avec deux atmosphères totalement différentes : une mécanique oppressante d’un côté et plusieurs moments d’une jovialité décomplexée de l’autre. Malgré tout, il reste assez faible à mes yeux par rapport au reste de l’album. Pas forcément un boulet, mais un peu tout de même, car c’est lui qui m’empêche de donner la note maximale à White Eagle. Pour « Convention of the 24 », le groupe s’est d’abord reposé sur un unique séquenceur, imposant un rythme répétitif et jouissif, pour ensuite venir y apposer différents claviers, expérimentant ainsi plusieurs humeurs, donnant cet aspect si riche à un morceau qui au départ ne devait être qu’une longue transe vide et sans âme. On finit enfin par une petite perle, « White Eagle ». Ballade électronique et délicate, chacune de ses notes ressemble une fine goutte de pluie, aussi chétive que fragile. L’émotion est à son comble, et Tangerine Dream a eu la bonne idée d’écrire un morceau trop long, qui aurait ennuyé son auditoire.

Au final, White Eagle est très bon disque. Comme je l’ai souligné plus haut, seul « Midnight of Tula » serait à critiquer, pour sa faiblesse par rapport aux autres morceaux. L’album n’est pas non plus le plus facile d’accès de la discographie de Tangerine Dream, mais je ne pense pas que cela constitue un véritable obstacle à son appréciation. Reste une pochette immonde… mais qui ne fera pas descendre White Eagle à moins de 4 étoiles sur 5.

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   (3 chroniques)



- Edgar Froese (claviers/guitare)
- Christopher Franke (claviers)
- Johannes Schmoelling (claviers)


1. Mojave Plan
2. Midnight Of Tula
3. Convention Of The 24
4. White Eagle



             



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