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Klaus SCHULZE - Picture Music (1975)
Par WALTERSMOKE le 11 Décembre 2012          Consultée 1858 fois

Si Klaus SCHULZE a prouvé avec Irrlicht et Blackdance (ainsi qu'une partie de Cyborg) qu'il a du talent, ce n'est qu'en se mettant au tout électronique qu'il parvient à exprimer clairement le génie qui l'habite, et à en extraire Picture Music, son quatrième album studio - et non troisième album comme on l'a cru jusqu'à ce que KD Müller, le biographe et manager de KS ne rétablisse la vérité dans les années 90. De plus, sur l'édition française, les deux faces du vinyle ont été inversées, ce qui rajoute à la confusion, mais fait le bonheur des chasseurs de raretés. Sorti en 1975, donc, l'album s'insère dans le style de l'école de Berlin par l'usage de sons plus organiques, et la composition de longues plages, à l'image de TANGERINE DREAM qui sort la même année Rubycon, même si Moondawn, paru l'année suivante, est souvent cité comme sa première vraie expérience dans ce genre; d'ailleurs, SCHULZE s'en présente comme un précurseur, il suffit de regarder ses précédents opus.

Ce qui frappe d'emblée avec Picture Music et le distingue ne serait-ce que par rapport à Blackdance, c'est bien évidemment la modernité des sons proposés. L'impression que SCHULZE a pris des années d'avance sur les autres est très forte, même le temps n'a que peu d'emprise sur l'album. Cela est d'autant plus flagrant sur "Totem", qui ne figure cependant pas parmi ses plus grands morceaux, mais se trouve être le premier à être aussi facile d'accès. Du haut de ses 23 minutes, il n'est toutefois représentatif du style SCHULZE que dans la forme et le style : en effet, pendant la première moitié, le caractère ambient donné par les claviers donne un musique assez triste et lancinante, soutenue par des percus générées par d'autres synthés qui rythment le morceau; dans la deuxième, plus rapide, SCHULZE augmente la cadence, ce qui s'avère être une mauvaise idée, car le morceau se trouve alors avec bien moins de reliefs, et de plus la monotonie s'installe, il est difficile de ne pas décrocher tellement la répétition est mal construite. Fort heureusement, tout ceci est rattrapé par les cinq dernières minutes qui se font enchaîner un festival de bruitages et un final sensationnel. En clair, "Totem" donne la sensation d'écouter un titre inachevé, ce qui est horriblement frustrant, tout en restant captivant.

La deuxième plage, "Mental Door", est par contre bien plus satisfaisante. Rien que le premier tiers nous montre ce à quoi ressemble un vrai bon morceau de SCHULZE : l'ambiance y est calme, éthérée, et nous invite à la contemplation, et un certain minimalisme empêche la surcharge. Puis c'est un séquenceur qui déclenche une accélération du rythme, comme sur "Totem", sauf que là, c'est bien mieux réussi ! Le morceau s'emballe d'autant plus avec l'ajout de la batterie et, associé avec les bruitages, il capte notre attention, pratique une hypnose auditive assez rudimentaire mais efficace, accompagné par des effets d'eau autrement plus réussis qu'auparavant. Cela dit, des choeurs ou un mellotron n'auraient pas été de trop, car c'est quand même un peu sec. Et pour terminer, on revient à la première partie, mais sans séquenceur et la batterie qui devient cette fois l'élément superflu, mais au final il n'y a rien de réellement décevant. "Mental Door" est donc le genre de morceau qu'on attend véritablement de SCHULZE, avec la structure qui est propre à son style bien que l'aboutissement ne soit pas total.

Par sa maîtrise plus convaincante des claviers que sur Blackdance, Klaus SCHULZE a véritablement fait un bond considérable en avant, même s'il y a encore des failles au niveau de la composition. Et 1975 sera l'année décisive pour le musicien puisqu'avec Timewind, sorti la même année, il se forgera définitivement un nom dans la musique électronique, tout simplement.

Note réelle : 3,5/5

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- Klaus Schulze


1. Totem
2. Mental Door



             



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