Recherche avancée       Liste groupes



      
MUSIQUE ELECTRONIQUE  |  LIVE

L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Style : Steve Roach , Manuel Göttsching , Haraa
- Membre : Tangerine Dream, Walter Wegmüller , Sergius Golowin , Wallenstein, Ashra, The Cosmic Jokers , Arthur Brown , Richard Wahnfried
- Style + Membre : Ash Ra Tempel
 

 Site Officiel (547)

Klaus SCHULZE - ... Live ... (1980)
Par WALTERSMOKE le 23 Février 2013          Consultée 1741 fois

Toute personne qui s'y connaît en musique électronqiue vous le dira : jouer un morceau studio en concert, dans les années 70, est une chose quasiment infaisable. Tout au plus certains thèmes peuvent être rejoués, mais y arriver est déjà un exploit en soi, ce qui fait que les musiciens se voient obligés d'improviser, exercice périlleux dans lequel ont quand même excellé certains, ou bien alors composer des inédits plus faciles à reproduire. En ce qui concerne Klaus SCHULZE, il faut savoir qu'il était loin de faire exception, bien au contraire, et que de facto chacun de ses concerts, par ailleurs populaires et très aimés du public, était une occasion de faire preuve de génie et de proposer de nouveaux titres. Cependant, ce n'est qu'en 1980 qu'il sort son premier album live, compilant des morceaux joués en 1976 et 1979 et qui est censé être le seul de son espèce – mais il s'y mettra régulièrement dès les années 90, sans compter Dziekuje Poland en 1983.

...Live... est un album qui, du point de vue stylistique, constitue un vrai changement. En effet, les sons utilisés sont nettement différents de ce qui se trouve sur les albums studio, tout au plus peut-on déceler une légère affiliation. Ce qui change aussi, et ce de manière encore plus flagrante, ce sont les sons de percussion, la boîte à rythmes utilisée sonne clairement comme une innovation technique, et se plaçant comme le modèle des percus qui seront usitées dans la plupart des domaines de l'électro à partir des années 80.
Encore que tout ceci ne s'applique pas à "Sense". En effet, ce morceau a été joué en 1976, et ça s'entend à merveille. Non pas qu'il date, loin de là, mais les séquences que développe KS renvoient clairement aux albums sortis à cette période, surtout Moondawn et les deux Bodylove, tout comme la batterie de Harald GROßKOPF. Le morceau se déroule tranquillement, sans surprises ni excès, un peu comme la bonne copie du bon élève, rien de plus. En gros, pendant une demi-heure (voire une heure pour les rééditions récentes de l'album !), l'ennui prédomine, SCHULZE, pour le coup, nous déçoit. En revanche, les trois autres morceaux, enregistrés en 1979, relèvent largement le niveau, à l'image de "Bellistique", qui, en plus de montrer pendant une minute et demi l'enthousiasme du public, montrent un SCHULZE sous son meilleur jour musical, qui façonne un morceau certes long et répétant sans cesse les mêmes sons, mais qui fascine et plait aux oreilles pendant un bon quart d'heure avant de s'ouvrir sur un dernier tiers qui est ni plus ni moins un très bon morceau de dark ambient bien angoissant, qui arrive en douceur avant d'instiller sa noirceur sans brusquer l'auditeur, ou du moins pas de la manière la plus explicite.

"Heart", quant à lui, est en quelque sorte le frère lumineux de "Bellistique". Après un premier tiers où les claviers prédominent et créent une ambiance bien posée et calme quoi qu’inquiétante, avant de céder la place à des synthés agressifs et remarquables et un battement certes lourd mais efficace, et les bruitages achèvent de rendre ce morceau vraiment bon.

Mais les trois morceaux ne sont rien, mais alors vraiment rien face au quatrième, un sommet de folie dévastatrice, j'ai nommé "Dymagic". Un morceau épique porté par la voix d'Arthur BROWN, qui intervient ici pour la troisième et dernière fois pour KS. Pourtant, le premier tiers est assez trompeur, sur une musique lente qui se voit comme le prolongement de "Heart", BROWN pose sa voix de manière assez modérée, mais arrivée au deuxième tiers, elle s'emballe, et le chanteur aussi. Les métamorphoses vocales sont grandioses, il passe ainsi du chanteur d'opéra possédé, en état de transe ultime, au prédicateur kobaïen en passant par le moine éclairé, c'est monstrueux ! Quiconque aura écouté ce morceau en sortira lessivé, mais aussi avec une grande satisfaction.

...Live..., donc, est une grande réussite pour un premier compte-rendu de concert. Il vaut surtout pour son "Dymagic" immense, mais les autres morceaux, à part le faiblard "Sense", ne déméritent pas pour autant. Et encore heureux que ce ne soit pas le seul live de SCHULZE.

A lire aussi en MUSIQUE ELECTRONIQUE par WALTERSMOKE :


YELLO
Live At The Roxy N.y Dec 83 (1984)
15 minutes de bonheur.




Klaus SCHULZE
Dziękuję Poland (1983)
Klaus, kochamy cię !


Marquez et partagez





 
   WALTERSMOKE

 
  N/A



- Klaus Schulze (claviers, synthétiseurs)
- Arthur Brown (chant, délire vocal sur 'dymagic')
- Harald Großkopf (batterie sur 'sense')


1. Bellistique
2. Sense

1. Heart
2. Dymagic



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod