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Klaus SCHULZE - Dziękuję Poland (1983)
Par WALTERSMOKE le 2 Avril 2013          Consultée 1606 fois

« Qui a bu boira ». Tout le monde connaît cet adage fort sensé et juste, et ce quelque soit le domaine où on a « bu ». Et ce n'est certainement pas Klaus SCHULZE qui dira le contraire. En effet, après la publication de ...Live... en 1980, il avait dit qu'il ne publierait plus d'album live dans sa carrière. Ce qui rentre donc en totale contradiction avec ce Dziękuję Poland sorti trois ans plus tard, héhé. Mais il n'y aucun regret de sa part, puisqu'il s'agissait de rendre hommage aux publics enthousiastes des neuf villes polonaises dans lequel Rainer Bloss et lui-même ont donné des concerts. Et donc, vers la fin de l'année, voici que débarque le deuxième album live du musicien allemand. Bien évidemment, inutile de changer une équipe qui gagne, il s'agit d'un double album avec un morceau de plus de 20 minutes par face, et portant chacun le nom de la ville où ils ont été joués. Bien sûr, malgré quelques passages tirés d'albums studio, ces titres sont complètement inédits, et le fait que grâce aux techniques d'enregistrements utilisées le public soit réduit au silence renforce cet état de fait, ce qui n'est pas plus mal.

Le premier morceau de l'album, "Katowice", commence de bien belle manière, avec un clavier qui pose une ambiance légèrement mélancolique, interrompue par un effet sonore brutal servant de transition avec un piano qui déroule des notes joliment jouées. Une certaine nervosité se fait sentir ; encore une fois les claviers ambient sont plaisants et non superficiels, ni inutiles. C'est au bout de la cinquième minute que la machine s'emballe, puisque sur ces claviers est joué (certainement un sampling) "Spielglocken", morceau tiré d'Audentity. La désagréable sensation de superposition bâclée s'impose dès le départ, mais au fil des minutes, elle disparaît et devient carrément « naturelle ». Mais tout ceci s'arrête à la 20e minute avec une nouvelle transition maladroite qui débouche sur une interprétation ralentie au clavier du riff de "Cellistica" en guise de conclusion, absolument magnifique et convaincante.
Le second morceau, "Warszawa", adopte un schéma structurel assez semblable, mais avec un contenu évidemment bien différent. Le rythme est plus élevé, et SCHULZE et Bloss se déchaînent sur un clavier qui débite des notes à une vitesse folle, tant et si bien qu'on jurerait entendre une guitare, y compris au niveau sonore, c'est assez hallucinant. A ce clavier fou en succède un autre, toujours sur les mêmes synthés et boîtes à rythmes en arrière-plan, qui joue cette fois la séquence présente sur "Tango Saty", un autre morceau de Audentity – c'est d'ailleurs très rare chez KS de retrouver autant de morceaux issus d'un autre album – mais mieux jouée, ce qui fait ressortir ses bons côtés.

"Łodź", le troisième morceau, se distingue cette fois des deux précédents. Après une intro à l'orgue presque irréprochable, c'est une « version live » de "Ludwig II von Bayern" avec des claviers qui est jouée. Il faut cependant bien noter les guillemets, puisqu'il s'agit en fait du titre joué sur un magnétophone pendant que KS et Bloss superposent des claviers par-dessus. Il faut reconnaître que ce remix (ce qu'il est techniquement) ne vaut pas l'original, mieux vaut préférer la version présente sur la réédition récente de X.
Pour terminer le voyage polonais, les deux claviéristes envoient "Gdansk", un morceau plus déconstruit, décousu que les autres. Il contient des claviers jouant de manière désordonnée qui n’arrive pas à donner de cohérence émotionnelle à l’ensemble, sur fond de percussions tirées de la face B de Trancefer. Mais le morceau est assez court aussi, et au bout de 15 minutes il s'arrête pour enchaîner sur un mini-discours de SCHULZE en anglais (cherchez l'erreur) où il remercie tout le monde, un moment assez sympathique bien qu'il manque d'émotion, dommage.

Dziękuję Poland, donc, est un excellent album live qui a en plus le mérite de montrer une nouvelle fois le génie de Klaus SCHULZE, ainsi que son talent à remixer certains de ses morceaux studio. De plus, contrairement à ...Live..., il n'y a pas de morceau qui éclipse les autres, ils sont tous plus ou moins équilibrés. En clair, un incontournable de la disco de KS. Pas comme Inter*face...

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1. Katowice
2. Warszawa

1. Łodź
2. Gdansk



             



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