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Musique à la carte...
Par GEGERS le 18 Juin 2011 Consulté 2368 fois

Ainsi donc, et les pratiques actuelles en attestent, la tendance est à la musique « à la carte ». Pour contrecarrer le téléchargement illégal, les initiatives hasardeuses se multiplient pour tenter de maintenir l'audiophile dans le droit chemin de la vertu et du respect des droits d'auteur. Le flop récent de la Carte Musique Jeune, lancée à la hâte par un ministère de la culture aux abois, illustre cette attitude décousue des industriels de la musique face à un phénomène qui les dépasse. Peu ou pas rentables, les services d'écoute en ligne voient leurs offres ratiboisées. Vous adorez le nouveau single des Jumping Moussakas et vous le passez en boucle sur Spotify ? Hop, on verrouille, circulez y'a rien à voir. On vous accorde quelques miettes, mais si vous aimez, il faut acheter, non d'un bifteck trop cuit ! 5 écoutes pour un même titre, pas plus. Et les magnats de l'industrie musicale d'en rajouter une couche : « Quand on voit des gens qui écoutent 35 fois la même chanson, vous vous dites qu'à un moment donné le gars, il faut qu'il aille acheter le titre ». Voilà donc le discours de Pascal Nègre, dont la maison de disques dispose encore de suffisamment de clients pour permettre à ce bon môssieur et son système de ne pas se remettre en question. Dans la même mouvance, plus question désormais de passer vos journées sur Deezer. En effet, le site voit son système gratuit largement dégradé, les utilisateurs ne pouvant désormais avoir accès qu'à 5 malheureuses heures d'écoute par mois. Et les comptes premium (payants) de ces sites ne voient pas leur taux d'adhésion exploser pour autant, pour une raison simple : l'abonnement, ou licence globale, n'est pas ce que recherchent les internautes, qui se déportent, tant qu'ils le peuvent encore, vers les derniers bastions de l'écoute en ligne légale et illimitée (Grooveshark notamment).

Le musicophile se voit contraint de raser les murs, alors que l'avenir de la rondelle en plastique semble désormais scellé. Le concept même d'album se fait de plus en plus flou, ses contours s'effacent alors que sa définition risque de disparaître du dictionnaire, laissant sa place à « tweeter » et « e-learning ». Quelle belle avancée de l'espèce humaine. Dans peu de temps, l'album pourrait être décrit comme suit :
« Album : entité abstraite permettant le regroupement sous un même titre de morceaux dans l'Itunes store ». Une boîte, un simple moyen d'agencer les chansons d'un artiste, laissant de côté toute idée de signification et de concept global, voici donc le triste devenir de ces Ziggy Stardust, The Wall et autres Tommy qui pourtant ne prévalent que par leur force à constituer un ensemble de titres indissociables et complémentaires. Le futur est aujourd'hui, car les artistes commencent à franchir le pas : Sus aux Kaiser Chiefs, qui avec leur dernière sortie en date (The Future is Medieval) se font les apôtres de la malbouffe, les prédicateurs d'un avenir à gerber. Leur idée est simple (et il suffit de vous rendre sur leur site pour la tester : http://www.kaiserchiefs.com/ ). Le client doit piocher 10 titres dans une liste de 20 morceaux pour constituer lui-même son album. Toute notion de progression, d'ordre des titres dans l'objectif de constituer un ensemble construit et réfléchi passe à la trappe. Encore plus fort, le bon samaritain à qui viendrait l'idée d'offrir ses deniers durement gagnés à ces imposteurs aura le droit de créer son propre artwork à l'aide d'éléments graphique mis à sa disposition... La nausée guette...

Bien entendu, ce point de vue radical pourrait être interprété comme un conservatisme exacerbé. Néanmoins, comment rester insensible à ce nivellement par le bas de la culture, et par conséquent de la production musicale ? L'album perd de sa valeur, alors qu'Amazon brade le nouvel album de Lady Gaga à 2$ sur sa plateforme de téléchargement et que la gamelle de Shania Twain lors de la cérémonie des Country Music Awards recense plus de vues sur Youtube que son dernier clip. A 99 cents la chanson, Apple s'en frotte les mains, et les derniers dinosaures, les rares artistes encore en activité qui ont débuté dans les années 60 ou 70 doivent se dire qu'ils ont eu chaud au cul, bâtir aujourd'hui une carrière pérenne semblant un rêve de plus en plus irréalisable. En attendant, le djeun's se balade avec le dernier tube de Julien Doré dans son Ipod, et les petits labels indépendants survivent comme ils le peuvent... Musique à la carte oui, mais une carte de condoléances...



Le 26/06/2011 par BOB LA TAUPE

Je sais plus quels étaient les pourcentages dans le prix classique d'un CD, dans une émision, mais on en était venu à conclure que le support en lui même coutait plus cher que la musique elle même.
Donc ceux qui ont dépensé des milliers d'€ en CD pendant des années ils ont payé encore plus cher le plastique et le carton, que la musique. (encore pire quand il s'agit de musique classique).

Ensuite (question existentielle) : c'est quoi le plus important ? Avoir un tout beau CD avec belle pochette, édition DeLuxe Digipack avec 2 CD de bonus et un livret retraçant l'histoire du groupe durant la période avec des signature gravée sur la boite, avec en fond sur le CD les scans des pochettes servant à emballer les bandes originales masters de l'album où on voit écrit très mal le nom des chansons etc, ou bien pouvoir faire ce dont on rêvai tà l'époque où l'internet était pas encore là ou pas assez performant pour avoir tout ça ? Où on devait courir de disquaire en disquaire ou aller commander et puis attendre le coup de fil ou bien téléphoner pour voir si les CD commandés sont arrivé et si on devait attendre 15 jours on l'attendait, etc, toujours avec cette impression de jamais rien connaître quand tu parlais de rock ou de jazz avec des connaisseurs etc.

Je pense pas qu'aux années 90 on parlait du CD comme maintenant on en parle, si on retourne dans le temps et qu'on dit aux gens "dans 10 ans vous aurez Youtube, Groovehark etc" je pense pas que beaucoup de gens tiendraient ce type de discours de vieux conservateurs nostalgique (et avec ça bourrés de fric parce que s'ils préfèrent dépenser des vingtaines d'€ plutôt que de télécharger des albums en FLAC, sans pochette ou parfois des scans, grauitement, ...)


Le 26/06/2011 par POPO

Le CD va - t - il disparaitre pour autant ? NON ! il y en aura toujours des fideles et des "hytbrids" aimant le fait d'écouter de la musique mais aimant la qualité CD et ayant pitié de sa vieille armoire à disques. Ils aimeront bien parfois, faire "comme au bon vieux temps" et acheter l'un ou l'autre CD d'album intéressant sur le net.
Seulement le type de CD dont on peut être sur d'un jour ne plus jamais en trouver c'est les singles. Je trouve d'ailleurs assez étonnant d'en trouver encore quand je vais chez certains magasins de disque, il y en a de moins en moins mais il y en a toujours. D'autant plus que tous les singles que je vois sont de style de musique ne concernant que ces jeunes qui ne jurent justement que par le net et le mp3 de très mauvaise qualité (donc chez eux le CD single encore en vogue au début des années 2000 c'est déja le moyen age).
Youtube, Deezer, Grooveshark, et j'en passe... quand on voit tout ces moyens de découvrir les nouveaux tubes de tel ou tel artiste, on voit plus pourquoi est ce qu'on irait chez le disquaire dépenser 3€50 pour le nouveau hit de Coldplay ou de Lady Gaga.

Et pour les amoureux du vinyle, on peut retrouver tout (ou presque) en version vinyle .


Le 20/06/2011 par MACAREUX

Autre génération, autre (in)culture ?
Merci à MTV et compagnie d'avoir massacré le support musical au profit du clip.
Merci à Pascal Nègre d'avoir broyé Deezer.
J'ai 500 vinyles et autant de CDs chez moi. Forcément je ne les ai pas au boulot et utilisais donc Deezer pour me les enfiler au bureau. Fini...

Déja que le CD me faisait ch--- avec sa pochette ridicule qui est une insulte au bon goût (rendez-nous nos vrais 33 tours et leur son incomparable).
Et abandonnez vos MP3 de m----.

Et si tout le monde jetait son IPod, son lecteur mp3 pourri... Et si tous ces blaireaux qui nous dictent nos goûts se rendaient compte que personne, hormis le minot de 8 ans qui écoute Bieber & Doré en boucle, ne les suit ?

Je n'écoute plus la radio et ne regarde plus les clips depuis des années, je n'allume pas la télé sur les chaînes "musicales" qui ne savent pas qu'il y a quelque chose avant l'an 2010.

Ma musique, c'est le classique et le ROCK, de Chuck Berry à Gojira. Jamais on ne la voit à la télé, jamais on ne l'entend à la radio...
Suis-je un rebelle ? Non...
Je ne suis pas un mouton c'est tout...
Si tout le monde pouvait se réveiller.
Si toutes les daubes que MTV, W9 et Direct Star nous imposent pouvaient disparaître enfin... La musique, la vraie, renaitraît comme un phénix...

Rendez-vous dans quelques années.



             



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