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En matière de production de musique et de concerts, l'amateur occasionnel ou éclairé nage en des eaux qui n'ont jamais été aussi troubles. D'un côté, les majors tentent de survivre en trayant la vache à lait jusqu'à la dernière goutte. Dernier méfait en date ? L'augmentation du prix des albums de la regrettée Whitney Houston sur la plateforme de téléchargement Itunes, quelques heures à peine après l'annonce de son décès. Une soit-disant erreur de manipulation informatique... Ne parlons pas de ces sorties racoleuses d'albums parus récemment dans une nouvelle version, quelques mois plus tard : les Limited Editions et les Tour Editions fleurissent dans les bacs des disquaires, pour soustraire quelques dollars de plus aux amateurs acharnés de l'artiste ou du groupe en question.

De l'autre côté, les petits artistes indépendants qui, faute de moyens suffisants pour assurer leur promotion, se voient contraints de se soumettre à un racolage actif : en offrant gratuitement leurs albums, via des plateformes comme Noisetrade (http://noisetrade.com/) , afin de se faire connaître du plus grand nombre. Ou en se lançant dans des opérations de séduction de l'internaute lambda, lui proposant à grand renforts de remerciements et de récompenses sonnantes et trébuchantes de devenir le producteur privilégié de son nouvel album qui, il n'a pas à s'inquiéter, va casser la baraque et se vendre par palettes. En France, le site My Major Company (http://www.mymajorcompany.com) a prouvé la viabilité de son modèle économique grâce à la sortie de quelques « coups » couronnés d'un succès retentissant, tels les albums de Grégoire, Irma ou Joyce Jonathan. Outre-Atlantique, le site Kickstarter (http://www.kickstarter.com) permet à des bienfaiteurs désintéressés de financer des projets divers et variés, que les artistes concernés se doivent de vendre au mieux afin de recueillir le maximum de dons dans une durée impartie. Autant de cataplasmes sur une jambe de bois, de tentatives d'organiser et structurer une déchéance du statut d'artiste par le biais de plateformes en ligne qui ne constituent, finalement, que des plans B à la vitrine alléchante. Qu'un artiste débute sa carrière par quelques années de galère est chose normale. Que ce même artiste passe sa carrière entière dans cette même galère, constamment en chasse de financements faits de bric et de broc est en revanche beaucoup plus inquiétant. A la mode du « tout jetable », ces nouveaux systèmes de management et de production sont avant tout des faiseurs d'illusions, exhalant les talents à la pelle sans parvenir à assurer une quelconque pérennité. Les carrières naissent et se brisent comme des brindilles dans un rythme allant crescendo.

L'amateur, dans tout ça, ne sait plus trop quoi faire. Télécharger ? Certainement pas, c'est un acte puni par la loi. La honte, véhiculée par un discret courrier à en-tête signé Hadopi, jetterait l'opprobe sur lui et sa descendance, sur au moins dix générations. Acheter ? Son budget, de plus en plus serré, ne lui permet pas de claquer entre 15 et 20 balles pour un album, fût-il de son artiste fétiche. Acheter sa musique en ligne ? Pour un plaisir au rabais ? 9 ou 10 euros pour une douzaine de fichiers mp3, sensibles au moindre caprice informatique, c'est un peu mettre de l'argent par la fenêtre... Le musicophile nage donc en plein flou, artistique certes, mais tout de même. Alors qu'il semble contraint d'errer dans une éternelle frustration alors que le volume des sorties ne cesse d'augmenter et que le risque de passer à côté d'une belle découverte augmente, le tarif prohibitif des galettes d'alu ne lui permet pas d'assouvir sa passion à satiété. En contrepartie, une diminution rapide du prix des nouveautés (notamment sur les sites d'achat en ligne) et un accès permanent à sa musique sur support dématérialisé lui permettent de ne plus être dépendant de la platine CD de papa. En attendant le renouveau ou l'extinction du support disque, voici une maigre consolation. D'autant plus que, malgré tous ces chamboulements, Amanda Lear et Christophe Maé chantent toujours. Finalement, sur support numérique ou physique, gratuite ou hors de prix, le pire dans la musique reste de devoir la subir...



Le 16/04/2012 par HERJANN

Boycotter les fnac/virgin/and cie et acheter les albums directement aux labels (par leur site internet) ou à des bonnes distros (dur d'établir sur quels critères certe). Je ne vois que ça à faire actuellement. Et puis la musique non matérielle payante... Je ne comprend pas comment ils vendent (surtout au vu de l'ampleur de ce pan de l'industrie aux USA). C'est un mystère pour moi.



             



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