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Bienvenue dans l'ère du n'importe quoi.
Par THE MARGINAL
Le 1 Février 2010

Bienvenue dans l'ère du n'importe quoi.
Par THE MARGINAL le 1 Février 2010 Consulté 3571 fois

Il y a quelque chose de pourri au royaume de l'industrie musicale. Il suffit simplement de jeter un œil sur les charts mondiaux ou sur ce qui est programmé sur les ondes hertziennes et radiophoniques depuis plus d'une quinzaine d'années pour s'en apercevoir. Alors, bien sûr, certains vont me rétorquer: "Des daubes fumantes, il y en a toujours eu, de tous temps". Ce n'est pas faux, mais la différence par rapport à avant, c'est que les daubes en question étaient bien moins nombreuses et, surtout, ne duraient pas aussi longtemps : on savait que c'était éphémère, sans lendemain. Et puis, avant les 90's, il y avait plus de grands artistes talentueux, avec une vraie identité musicale (peaufinée avec le temps), capables de donner des concerts d'anthologie, de marquer les esprits durablement.

Autrefois, quand les maisons de disques signaient des artistes, elles tablaient sur le long terme. Ainsi, les artistes avaient le temps de peaufiner leur personnalité, de se construire musicalement, d'autant plus que les maisons de disques avaient de la patience et savaient travailler sur le long terme. D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si pléthore d'artistes apparus entre les 50's et les 80's sont restés dans les mémoires de nos jours. Malheureusement, les choses ont commencé à se dégrader vers le milieu des 80's avec la popularité grandissante de MTV (qui, soit-dit en passant, n'a plus rien d'une chaine musicale aujourd'hui), la démocratisation à outrance des clips. Dès lors, les grosses majors se sont mises à raisonner autrement : on vise la rentabilité à court terme, on signe n'importe qui et n'importe quoi quitte à faire du chiffre le plus facilement et le plus rapidement possible. Certains opportunistes (MADONNA en particulier) se sont alors aperçus que malgré leur talent limité (ou leur médiocrité), il était possible d'entuber le public et de lui faire avaler de la musique jetable en s'appuyant sur le visuel de leur clip. L'image a pris le pas sur la musique, et c'est l'un des arguments que j'avance pour expliquer pourquoi je considère MADONNA comme l'une des plus grandes impostures de l'Histoire de la musique (sérieusement, croyez-vous qu'elle aurait survécu plus de 3 ans dans la musique dans les 60's et 70's ?).

La prolifération des artistes-kleenex, des produits marketing préfabriqués et interchangeables, du prémaché, du dégueuli, voilà ce que l'industrie musicale a osé offrir depuis environ 20 ans. Bien sûr, personne n'est obligé d'écouter la radio et d'acheter leurs disques. Le problème, c'est que le grand public est facilement influençable, va là où on lui dit d'aller et semble avoir perdu tout sens de jugeote, de discernement. Bref, plus de repères. Et ça, les maisons de disques l'ont bien compris, pour le plus grand malheur des vrais amoureux de la musique.

Dans les 90's, on a assisté à des choses totalement aberrantes, insensées comme les chiffres de vente hallucinants des boys-bands (les ACE OF BASE, SPICE GIRLS, BACKSTREET BOYS, NSYNC & compagnie) qui ont poussé le bouchon jusqu'à pulvériser des records, ou encore le Rap sombrant dans les tréfonds de la vulgarité (les clips) et de la médiocrité (si dans les 80's, le genre était acceptable, sa popularité l'a malheureusement vite conduit à dériver dans les pires extrêmes). Comparons d'ailleurs les artistes qui ont été numéro 1 aux USA durant la période 1975-1980 et ceux qui l'étaient durant la période 1995-2000. Entre 1975 et 1980, les n°1 des charts s'appelaient Elton JOHN, LED ZEPPELIN, Bob DYLAN, EARTH WIND & FIRE, PINK FLOYD, Peter FRAMPTON, THE WINGS, Stevie WONDER, FLEETWOOD MAC, Barry MANILOW, Billy JOEL, DOOBIE BROTHERS, THE KNACK, SUPERTRAMP, Bob SEGER. Entre 1995 et 2000, les n°1 étaient (entre autres) 2PAC, BOYZ II MEN, Mariah CAREY, NAS, Celine DION, SNOOP DOGGY DOGG, BUSH, Puff DADDY, SPICE GIRLS, MASTER, JAY-Z, TLC, Britney SPEARS, BACKSTREET BOYS, Christina AGUILERA, EMINEM, N'SYNC, Ja RULE. Vous voyez la différence ? Pardon, mais un tel grand écart en l'espace de 20 ans, ça fait froid dans le dos !

Le pire, c'est qu'à l'époque, j'étais persuadé qu'on avait touché le fond et que ça ne pouvait décemment pas empirer. J'avais sous-estimé l'industrie musicale et sa propension à exceller dans la surenchère du "toujours pire". Car voilà qu'ont débarqué les produits issus de la télé-réalité pour tenir compagnie aux pires rappeurs, aux DJs à la mord-moi-le-nœud et aux autres personnages en plastique déjà en place. Plus ahurissant encore : les Britney SPEARS, Christina AGUILERA, EMINEM ou encore BACKSTREET BOYS sont toujours là en 2009, en plus d'avoir une discographie touffue (tous ont au moins 6 albums studio à leur actif. Invraisemblable, non ?). Qui aurait cru ça 10 ans plus tôt ? Dans les 80's, ces guignols n'auraient jamais duré plus d'un album. Dans les 60's et 70's, aucune maison de disque ne leur aurait offert la possibilité d'enregistrer ne serait-ce qu'un 45 T. Voilà la différence majeure entre aujourd'hui et hier : de nos jours, l'industrie musicale permet non seulement aux artistes-kleenex d'exister, mais en plus de perdurer alors qu'à la base, ils étaient supposés être bons pour la poubelle après 1 album studio. Et d'ici 2020, on peut craindre le scénario-catastrophe: à savoir que les merdes les plus récentes (RIHANNA, LADY GAGA, David GUETTA...) soient encore présentes. Vu qu'on vit dans un monde où tout est nivelé vers le bas et que les valeurs d'antan sont bafouées, c'est malheureusement plausible.

Même si le fait de voir certains jeunes se tourner vers les grands artistes du passé peut rassurer un peu, il n'en demeure pas moins que l'industrie musicale est en train de s'auto-détruire. A force d'avoir pris les consommateurs pour des imbéciles en les inondant sciemment de merdes, les maisons de disques ont fini par en payer les conséquences avec la chute brutale des ventes de disques, le téléchargement. Comme, en plus, le CD est un support amené à disparaitre dans les prochaines années, le règne de l'éphémère risque de s'accentuer encore plus. Pour l'heure, l'industrie musicale respire encore (tant bien que mal). Mais elle pue effroyablement.




Le 18/01/2011 par KCLL

Alors attention, personnellement je suis 100% d'accord avec The Marginal, mais il ne faut pas oublier quelque chose c'est que les artistes actuels cités ne représentent que la phase commerciale. C'est clair que c'est de la merde, mais, n'ayant pas connu l'époque 60's et 70's (à mon grand regret du moins pour le point de vue culture et musicale), je sais pas si c'était déjà présent aussi fort que maintenant, mais les "clans" musicaux sont là, moi je connais des gens aimant le rock, on ne peut pas aimer le rock sans avouer au moins un moment aduler Led Zeppelin, Deep Purple, Hendrix, Cream et tout ça, idem pour les métalleux, Black Sabbath, ACDC, Iron Maiden sont toujours très appréciés par des gamins de 14, 15 ans.

Je dirai même que ces groupes là étaient plus discrets dans les années 90 que maintenant, avec le phénomène "revival" et la formation de groupe de vieux pépés nostalgiques de leurs brillante et mouvementée jeunesse (sujet qui fait d'ailleurs partie d'un autre éditorial).

Sinon pour citer, des contre exemple 90's (personnel), déja Radiohead, Archive, Massive Attack, RATM, Jeff Buckley, Verve, Blur, Bjork, REM, Portishead, Hooverphonic, etc ...
qui je pense ont eu tous quelque fois leur place en haut des charts mais appartenant à un tout autre monde musical (de "variété").

Sinon évidemment je préfère largement (question de goût) les années 70, mais attention il y avait aussi la disco, et ces groupes paillettes comme Boney M, 4 grandes perches black avec un petit excentrique qui dansait d'une façon totalement "n'importe nawak" (rip ...) bah c'était chouette ils ont fait des tubes mais là on entrait déja dans le concept actuel des groupes rnb, c'est à dire les producteurs, managers etc font tout, compo et arrangement, et les chanteurs chantent et dansent font aller leur cul au milieu des paillettes et tout le bordel ...

Mais ce que je comprends pas maintenant c'est, que tout est pareil, je vais parfois chez des amis je fouille parfois leur chanson, j'ai l'impression de faire un remake du gag des skinhead dans "Didier" quand ils écoutent la radio dans la voiture, toute pareil, il y avait que lui qui savait faire les différents "ouais mets celle là elle est bien" on entend quoi ? Un rythme préfabriqué style rap, une black qui gémit devant son micro à se demander à chaque fois ce qu'on leur fait (...) ou bien ces rythmes saccadés entraînants, mais la valeur est telle que ça passerait bien pour l'ambiance, dans des endroits public où on pense à tout sauf à la musique qui passe (les magasins, les grandes rue dans les villes, etc)


Le 20/12/2010 par CHAROLAIS

Cet édito fait peur ! Il part d'un parti pris selon lequel seules les musiques affectionnées par l'auteur seraient valables... Bonjour le conservatisme petit bourgeois. Pourtant, dieu sait ce que le rock a pu engendrer comme daubes immondes... C'est marrant mais j'aurais bien ajouté certains noms à la liste présentée par l'auteur.


Le 27/08/2010 par LORENT LOLLY

C'est bien de critiquer tout ce qui se passe, de décrire etc, mais le plus intéressant c'est de savoir pourquoi ?

N'ayant pas connu l'époque, je peux me tromper mais quand je voix le nombre infini de sons funk de la fin des années 70 et les années 80, on voit des vidéos à la pelle. Plus j'en découvre et plus il y en a (on ne voit pas ça pour les autres styles, où il y a aussi certes pas mal de groupes un peu plus oubliés actuellement, mais pas tant je pense).
Donc je tombe sur une infinité de sons funk changeant de style dans les années 80 mais attention, 1 style = 1000 groupes ou artistes au moins. C'est un peu ce qui se passe actuellement pour le r'n'b etc.

Donc pour moi personnellement, tout est venu à partir du funk (et de la disco faut pas oublier).


Le 17/08/2010 par NB

L'effet du nombre y est pour quelque chose.
Quand on voit une tonne d'artistes jouant presque completement le même style, on y accorde moins d'importance (autant dans la production que dans l'opinion du grand public).
Ajoutez à ça les moyens d'écoute et de diffusion qui font qu'on peut avoir 20 albums en un clic, on a des webradio (un nombre infini ...) même les radios officielles possedent leur webradio parfois.

Ecouter un CD qu'on a acheté et le découvrir, voir la pochette, se concentrer rien que sur ça, ou, telecharger le 6ème album mp3 du jour, et le parcourir à la va vite si il est interessant ou pas et continuer après à l'écouter (sur 50 autres qu'on écouter presque jamais) ...

En fait ça provoque un certain comportement blasé des gens ...


Le 16/07/2010 par DARK SAPIN

C'est vrai que si on regarde les charts et le top 50, on trouve plus que des trucs assez formatés et sans originalité de nos jours.

Par contre, on peut facilement trouver de la très bonne musique en sortant des sentiers battus, et en fouillant sur internet, ou dans la presse spécialisée. Grâce à Nightfall In Metal Earth, par exemple, j'ai pu trouver des albums et des groupes dont j'aurai jamais entendu ne serait-ce que le nom en restant dans ce qu'on entend à la radio ou à la télé.

Aujourd'hui, il n'y a pas moins de génies musicaux qu'avant à mon avis, c'est juste qu'il faut chercher pour pouvoir les trouver.


Le 10/07/2010 par SOM

En fait Classic 21 et Pure FM viennent d'une unique radio : Radio 21 (jusqu'en 2004). Donc c'est pas si ancien.
Avant on mélangait les hits moins commerciaux mais quand même bien meilleurs que les radio traditionnelles (plus recherchés style eletro pop, alternatif, indé, etc) et une fameuse émission rock tous les dimanches matins avec quelques émissions parallèles consacrées aussi au blues et autres.
En tout cas c'est clair qu'il fallait rediviser cette radio.


Le 29/06/2010 par SUNTORY TIME

Tout à fait d'accord avec Poireier !

La Belgique étant mon pays d'adoption, je connais bien Classic 21, cette radio (découverte malgré tout bien tard) est un concentré de tout ce qui se fait en bonne musique. De la folk jusqu'au métal en passant par le blues, les 80s' et même l'ambient ! Il y en a pour tout les goûts.
Ma petite préférence va à l'émission de Pierre Guyaut (le Zégut belge).

En tout cas je n'ai jamais trouvé une radio d'une telle qualité en France. RTL2 s'en approchait au temps ou Zegut avait une grosse grille horaire, mais désormais, place à la soupe commerciale... beuh.

Encore une fois l'exemple vient d'en haut, merci les Belges !
Par contre, je me demande si les Belges flamands ont une chaine radio néerlandophone similaire à Classic 21 (francophone elle) ?


Le 29/06/2010 par POIREIER

Franchement c'est clair. Mais les jeunes actuels sont trop jeunes (c'est le cas de le dire) pour comprendre ce qui est dit dans le texte.
Je suis un peu "jeune" aussi mais paradoxalement, connaissant assez bien les années 70 et 80 je pense la même chose que les personnes ayant connu ces époques-là (à peu près évidement).

Il faut voire aussi de quelle sorte de radios on parle, en Belgique il y a RTL, Radio Contact, Vivavité qui elles sont braquées hit, charts etc. ; alors qu'il y a quand même une autre qui est l'antithèse carrément du concept radio fm, c'est Classic 21 où là je pense qu'il est plus que vital d'avoir au moins une station de ce style-là par pays ou région.
Pourquoi ? Parce qu'elle nous fait voir les années septante et quatre-vingt d'une autre façon et de la façon qu'il faut, bien sûr il y a des hits c'est quand même une radio, mais ils n'hésitent pas à aller plus loin, c'est-à-dire à creuser dans les artistes plus rares de ces époques-là, d'aller dans des styles plus élaborés, des émissions très bonnes et fort instructives à la limite, ça traite les mêmes époques que radio nostalgie mais plus dans le rock et de manière beaucoup plus intelligente.
Je ne connais pas vraiment les séries de radio en France, mais en tout cas ces fameux "revival" qu'il y a eu les dix dernières années sont du non seulement au téléchargement illégal (ben oui... c'est logique...) mais aussi à ces radios-là, où les jeunes qui un moment pensaient que les années 70 étaient démodées ou alors kitch ou pas trop bien faites, ici, ça change tout un avis voire toute une façon de penser.


Le 22/06/2010 par DV

De plus un comportement que je deteste des radio c'est que si on les laisse faire, on deviendrai vraiment des cons. Surtout quand on pense au "intemporels" :
- Pink Floyd : "ah ouiii Pink Floyd ça me dit qqchose ? The Wall ? c ca hein ..."
- Santana : "ah ouii le vieux truc lààà Europa waaa ctait beauuuu"
- Depeche Mode 80's : "ils ont fait quoi dans les années 80 ? ah ouiii Just Cant Get Enough ... tata tatat ta ..."
- Deep Purple : smoke on the water
- Kraftwerk - Tour de France
- Jimi Hendrix - Hey Joe
- Genesis - "c quoi génésiiis ? ah ouiii le groupe que philou a cree un moment deans les années 80 ... houu ils chantaient plein detruc houllalaaa avec surtout In The Air Tonight"

enfin bref je pourrai passer la nuit à donner des exemples mais tout ça pour dire que la radio nous éduque comme ça, on nous bourre le crane des années avec les même hits mais tout en passant à côté d'une série d'autre morceaux étant soyns honnete d'un tout autre niveau que ces bétises commericiales que le sartistes faisaient a la fin des session d'un album à la vite vite pour avoir un hit ...


Le 20/06/2010 par ARZAK

La mémoire de THE MARGINAL est très très sélective, quand il compare les années 75-80 et les années 95-2000, il oublie que les numéros 1 des années 75-80, c'est aussi et surtout Abba, Kiss, Slade, Olivia Newton-John et les Bee gees... et en France, GRRRAND pays de la culture, c'était encore pire : Mireille Mathieu, Amanda Lear, Sheila, Patrick Juvet et Claude Francois étaient les numéros 1...

Ne lui en déplaise, dans les années 1995-2000, il n'y avait pas que de la merde en tête des charts mais aussi quantités d'artistes déjà passés à la postérité : Radiohead, Pulp, Smashing Pumpkins, PJ Harvey, Bjork, Faith No More, Beck, Portishead, Nick Cave, ou encore Massive Attack...


Le 24/04/2010 par BEAVIS

On croirait entendre mon grand père qui me rabâche que le rock est une musique sans intérêt comparé a la musique classique, à son alchimie entre instruments, à sa virtuosité, à ses contextes et ses subtilités qui demandent une bonne oreille et une finesse d'esprit pour déceler le génie d'une oeuvre.

Alors que le rock c'est juste une bande de branleurs d'alcolos qui astiquent une guitare, qui frappent bruyamment sur une batterie et chantent sans aucune once de mélodie des paroles affligeantes ciblant les abrutis composant leur public. C'est pas de la musique ça, juste du son populaire pour divertir les masses satisfaites de cette médiocrité car incapables de faire l'effort de prendre du temps, de réfléchir à une vraie pièce comme en propose la musique classique : non il leurs faut des trucs courts et éphémères, avec des émotions faciles et immédiates faciles à assimiler.

Je me demande ce que penserai Wagner de vos groupes d'imbéciles puant la sueur et la bière, ne pensant qu'a sauter des groupies ou se faire des rails de coke dans leur villa ?


Ah ah, évidemment je déconne, mais l'idée est là hein, sortez un peu de vos idées préconçues et voyez en notre époque une formidable ère de création et de partage, de démocratisation de la musique via l'internet, favorisant l'échange des idées ... bref, pourquoi ne voir QUE le mauvais côté ?

Si ça se trouve vos gosses chieront sur la musique de 2040 en disant que c'était tellement mieux en 1990.


Le 12/03/2010 par PLUNK

Je suis forcément assez d'accord, globalement, même si le constat n'a rien de nouveau. J'enlèverais toutefois un artiste ou deux, quelqu'un comme Nas me paraît nettement plus crédible que Puff Daddy, par exemple.

Après, ce que je ne comprends pas, c'est quand des webzines indie "sérieux" comme Pitchfork (c'est pour ça que j'ai mis les guillemets) chroniquent les disques de Rihanna, et leur mettent 8/10 ! Là, je me dis qu'il y a quelque chose que je n'ai pas saisi, et que peut-être on a tous tort. Peut-être que c'est intègre artistiquement, en fait, même si je suis radicalement incapable de comprendre en quoi.



Au fait, les girl groups des années 60 comme les Shirelles ou les Shangri-Las, c'était pas des groupes jetables, déjà à l'époque ?


Le 03/03/2010 par GLIMMER TWIN

D'accord avec Rock en Stock. Et avec Coluche : "dire qu'ils suffirait que les gens n'achètent plus pour que cela ne se vende pas".

La télé a changé, la radio aussi. La musique, forcément. Le Monde vendait beaucoup plus de journaux dans les années 60, aujourd'hui c'est Closer qui cartonne. La faute à Closer, ou aux personnes qui, voyant la médiocrité en couverture, vont l'acheter ?

Un Edito superficiel, déjà lu mille fois, réactionnaire et qui refuse de voir le monde dans son infinie complexité et ses infinies couleurs.


Le 23/02/2010 par DRAGOR

Ce n'est absolument pas de l'idolâtrie aveugle et pernicieuse de souligner la médiocrité des "N° 1" d'aujourd'hui. C'est même un fait avéré. Ce n'est pas pour autant que les productions actuelles sont plus mauvaises qu'autrefois, simplement, elles ne bénéficient pas du coup de projecteur qu'elles seraient en droit d'espérer. C'est donc bien plus un problème de média - sous-entendu de communication - que de création artistique.


Le 06/02/2010 par ROCK EN STOCK

Un édito réac' et parfaitement consensuel. Esprit Rock ? Il est trop facile de cracher sur les numéro 1 du Billboard d'aujourd'hui. Nous avons les artistes que nous méritons. L'artiste est à l'image de la société qui le produit. Aujourd'hui, c'est l'ère de la superficialité sérieuse. Et puis ? Est-elle hiérarchiquement moins honorable que le Flower-Power et ses productions parfois très fumantes ? Étions-nous plus intelligents avant ? Mouarf. MADONNA une imposture ? Je dirai une meuf très intelligente, s'adaptant aux goûts comme un caméléon sur sa branche. La société a changé, les idéaux aussi, les artistes qui la traduisent aussi. Quand tu dis que les artistes avaient le temps de se développer, tu oublies la course de DEEP PURPLE, NAZARETH et plein d'autres, pressés comme des citrons pour sortir des albums à la pelle, et fournissant un nombre incalculable de redites, de riffs à l'œil vitreux et aussi peu inspirés que les titres de NAS ou d'EMINEM, ou aussi bien. Pose-toi la question plutôt de ce qu'est la bonne musique, avant de sortir un édito en forme de copie lycéenne et de cracher sur tes contemporains. La dichotomie grands artistes du passé et petites merdes du présent repose sur une idolâtrie tout aussi pernicieuse que le matraquage massif des radios.


Le 01/02/2010 par COYOTE

Sans vouloir être original, je trouve cet édito aussi pertinent qu'effrayant... tout y est, chiffres, constats, preuves accablantes aussi. M'étant déjà fait la réflexion au part avant, et pour éviter de me torturer l'esprit avec de triples cretins dopés à l'électronique de mauvais goût, j'ai pris part sur la musique d'époque, mes tympans se tourne dorénavant vers le passé. Ceci pour dire que je peux me permettre une once de vanité en me considérant plus sage et sensible que n'importe quel autre pingouin portant leur casquette de travers et déclarant fièrement que Eminem est le nouveau Mozart... Dans le monde actuel, des abrutis font de la musique, et des abrutis sont là pour l'acheter, c'est à présent dans la logique des choses...
Ne nous prenons pas la tête pour ces conneries! Apprécions la bonne musique, de toutes façons les merdes actuelles sont loin (houlà... loin) d'égaler les Quatre du Dirigeable de Plombs, ou même le Flamand Rose... (comprendra qui pourra) laissons les tourner en rond dans leur ego surdimensionné et leur ignorance musicale abyssale... j'ose espérer que l'on ne tombe plus bas...

Bien à vous.



             



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