Recherche avancée       Liste groupes



    


[-] 2008
La folie des reformations
Par VIVI
Le 19 Octobre 2008

Une rentrée musico-littéraire
Par BARZ
Le 1 Septembre 2008

Les chroniqueurs aussi écoutent de la merde
Par MR. AMEFORGEE
Le 7 Juillet 2008

L'égout et les couleuvres
Par MR. AMEFORGEE
Le 27 Avril 2008

Fichu mois de février
Par BARZ
Le 23 Mars 2008

Parlons un peu de la France
Par BARZ
Le 19 Février 2008

Il n'est jamais trop tard...
Par MR. AMEFORGEE
Le 19 Janvier 2008

Fichu mois de février
Par BARZ le 23 Mars 2008 Consulté 2560 fois

Fichu mois de février, il aura failli me mettre dedans encore une fois. Et encore, cette année il m'a laissé un jour supplémentaire. Mais s'il avait été un mois de 30 jours, j'aurais eu un jour de plus pour rendre mon édito, n'est-ce pas ? Le 19 aurait été demain et non aujourd'hui. Et si nous n'avions pas été bisextiles les uns les autres, le 19 aurait été hier. Vous me suivez ?

Je suis venu vous parler des Victoires de la Musique. Non, pas les Victoires de la Musique Classique ni les Victoires du Jazz, les autres, celles qui rapportent un max de blé à la belle industrie. Comme le déclara Abd Al Malik en ce soir du 8 mars 2008, en direct sur France 2 et France Inter : "Je remercie l'industrie du disque, majors, indés, tout le monde.", évidemment, s'il n'était pas passé par Polydor/Universal, jamais son album "Gibraltar" n'aurait eu autant de visibilité et n'aurait remporté le trophée d'Artiste Interprète Masculin de l'Année. J'y reviens plus tard...

Les Victoires de la Musique se déroulent tous les ans au Zénith de Paris. Ah... Le Zénith... La plus belle invention de l'homme avant le Palais Omni Sport de Bercy ! Plus on peut faire rentrer de personnes au même endroit, plus on fait de recettes !

Dans le temps, je n'étais pas né, peut-être que toi non plus, le Zénith n'existait pas, ni même Bercy. Il y avait l'Olympia. Quand un artiste accédait à une certaine renommée, il avait le droit d'aller jouer à l'Olympia, ça voulait dire qu'il avait fait une belle carrière. Désormais, mis à part les quelques fantômes qui y rôdent, l'Olympia est devenu une salle comme une autre. J'en prends pour exemple la programmation de la semaine à venir : Peter Cincotti (inconnu au bataillon), Gérard Blanc (no comment), Isabelle Boulay (passez-moi la cuvette), et j'en passe...

L'Olympia est une belle salle, sur le Boulevard des Capucines, en plein Paris, ni trop grande ni trop petite, aux couleurs chaudes et aux formes sensuelles. L'endroit idéal pour jouer de la musique. Le Zénith est une salle immense, toute de béton et de poutres métalliques, presque en dehors de Paris, au milieu d'un parc pas très glamour, une salle froide et austère. Désormais, la musique se fête là-bas. Quand un artiste remplit un Zénith, c'est qu'il a réussi (Sinik, Les Etoiles du Cirque de Pékin et Alicia Keys sont à venir...).

Qui dit Zénith dit courant d'air et qui dit courant d'air dit mal de gorge. Cette année, les Victoires étaient présentées par un Nagui à la voix explosée. Assez désagréable me diront certains, tant mieux me diront d'autres, comme ça il parle moins qu'à Taratata.

Qui dit Zénith dit grand et qui dit grand dit industrie musicale. 12 trophées sur 15 sont revenus à un artiste ayant signé sur une major. Vous me direz, Noir Désir aussi étaient sur une major, et aussi qu'Abd Al Malik et Renan Luce ce n'est pas si mauvais que ça. Non, vous avez raison, c'est pas mal. Mais ce qui me dérange, c'est qu'on essaie de nous faire gober que la musique en France se résume à ça. Nous, parallèliens, nous savons que c'est faux et qu'il y a des artistes comme Têtes Raides, Rodolphe Burger, French Cowboy, Dominique A, Jean-Louis Murat, Stanislas et j'en passe (pour la rime), qu'ils soient ou non sur une major, ils vendent moins que les autres donc n'ont pas droit à une meilleur visibilité. Un peu comme le déodorant "Plus t'en mets plus t'en as", les musiciens c'est "Plus tu vends, plus tu vends". Il est évident qu'ayant quasiment tout phagocyté, Universal, Warner et BMG aient gardé quelques bons artistes. On peut s'en réjouir lorsqu'elles ne les entraînent pas vers les tréfonds de la bouse musicale.

Se rebeller contre les majors n'est donc plus vraiment d'actualité (sauf quand des groupes comme Eiffel se font mettre à la porte en pleine tournée), et le vice se cache peut-être bien dans notre téléviseur. Quelles émissions regarder si l'on veut découvrir des bons artistes ? Sur le service public on a Taratata (mi figue mi raisin), En Direct de..., Studio 5, et... pas grand chose d'autre. Heureusement qu'on a Arte et de temps en temps Canal, mais ce n'est pas la fête.

Alors il y a internet. Forces Parallèles, par exemple. Tout n'y est pas servi sur un plateau, il faut fouiller, se promener, surfer, pour découvrir la perle rare et se dire "Comment ai-je pu passer à côté de ça ???". Quand on est curieux et gourmand de bonne musique, il ne faut pas être paresseux...

Sinon, vous connaissez le prix Constantin ?



Le 11/05/2008 par CAMEO172

Le prix Constantin féminin c'est Daphné !
Je l'ai vu dans une minuscule salle à Montpellier. Je suis sorti plus amoureux qu'en y entrant.
J'en ferai la chronique prochainement ;)

Il me semble qu'en second c'est Rose. Elle aussi vu en concert ! Ca fera encore une chronique à faire !


Le 23/03/2008 par MR. AMEFORGéE

Peter Cincotti, c'est un jeune crooner américain (c'est du jazzo-pop-variété, quoi). Beau gosse et bonne glotte, il a vendu pas mal de disques en France.



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod