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(Re)Prises de risques ?
Par WALTERSMOKE le 14 Octobre 2012 Consulté 1924 fois

Saviez-vous qu'il existe un lien flagrant entre Elvis et certains noms de la scène française comme Olivia Ruiz ou encore Nolween Leroy ? A première vue non, mais en réfléchissant un peu, la réponse saute alors aux yeux : ce sont les reprises qui les ont propulsés. Bah oui, même si eux – et d'autres – ont réussi à faire des compos originales assez prenantes, c'est grâce à leurs prédécesseurs qu'ils ont pu se faire connaître auprès du public. Certes, certes, mais n'est-ce pas quelque part de la lâcheté, voire de la fainéantise propre à cette ère que les plus pessimistes considèrent comme singulièrement pauvre ? Ou bien n'est-ce qu'une application artistique de la loi énoncée par Lavoisier qui dit que « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » ?

La reprise, exercice futile et dégradant...

Les exemples ne manquent pas pour dire à quel point faire des reprises, c'est vraiment méprisable, et ce depuis maintenant un peu plus d'un demi-siècle. Citons notamment certains standards anglo-saxons déformés et retournés par les artistes français dans les années 60 pour plaire au public du pays et mettre en avant la langue de Molière dans un contexte historique particulier – citons notamment la version française de « Paint It, Black » par Marie Laforêt, argh. Et de nos jours, le mot qui revient le plus à l'esprit avec reprise, c'est téléralité. En effet, à moins d'avoir vécu au fin fond de la forêt colombienne pendant ces dix dernières années, les chaines télé n'auront eu de cesse de nous bombarder d'émissions où de jeunes (et parfois moins jeunes) se présentent devant un jury pour devenir le futur John Lennon ou la nouvelle Catherine Ringer : Star Academy, Nouvelle Star, et en sautant la mer, X-Factor, America's Got Talent... mais le plus souvent, par la faute des saigneurs de l'industrie et à la célébration du moindre effort musical, une bonne partie des gens envient la chance qu'ont les sourds, surtout si leurs chansons préférées sont massacrées : vous avez aimé Bangla Desh de George Harrison ? Vous allez vomir en entendant la version starac'. Et comme autre phénomène de société, il m'est impossible de ne pas parler de Glee, la fameuse série où de jeunes chanteurs piochent allègrement dans le répertoire musical, même récent, mais ne proposent d'une triste relecture superficielle sans saveur, et qui au mieux les rend célèbres.
Mais pas besoin de chercher parmi les potentielles futures stars (d'un jour ?), même les grands noms de la musique ont quasiment violé le répertoire de certains de leurs condisciples. Personnellement, j'ai à l'esprit Mariah Carey qui utilise sa voix pour démolir des standards de Phil Collins et des Foreigners en pensant que l'ajout excessif d'émotions paiera. Ha ha ha. Je pense également aux albums tribute où une grande pointure de la musique voit son répertoire saccagé par de jeunes loups à deux doigts du retour dans l'ombre et des vieux de la vieille qui se battent en vain pour ne pas sombrer dans l'oubli. Et puis, il y a aussi des artistes qui se réapproprient le répertoire complet d'un artiste avec le même talent qu'un manchot trisomique qui conduit une formule 1, à l'image du dernier album de Yannick Noah qui nous a encore traumatisés.

...qui peut aussi être génial et salvateur

Mais tout comme le manichéisme est absent du film Mad Max, tout ce qui dit reprise ne rime pas forcément avec merde cosmique. Et puis, que serait devenu Joe Cocker s'il n'avait pas repris les Beatles à Woodstock ? Et qui dit que Bob Marley aurait percé sans la reprise de « I Shot The Sheriff » par Eric Clapton? Et je ne peux pas parler de reprises sans citer tous ces groupes célèbres qui ont percé dans les années en reprenant leurs chanteurs préférés : je pense évidemment aux Stones ou aux Beatles, mais n'oublions pas la scène garage-rock et les musiques dites « noires » . Les reprises, en plus de se révéler parfois intéressantes, sont aussi des occasions en or de remettre au goût du jour des morceaux parfois oubliés du grand public, comme en témoigne « La Tribu de Dana » du groupe de rap Manau, adaptée d'une chanson d'Alan Stivell adaptée elle-même d'un air traditionnel, ainsi que « Over The Rainbow », dont tout le monde ou presque connait la version d'Iz, mais pas celle de Judy Garland. Citons également les pionniers du blues comme Robert Johnson qui sont connus de nos jours grâce à des hommages de la part de musiciens éclairés comme Clapton. Une reprise peut aussi renforcer encore plus la notoriété d'une chanson, comme ce fut le cas avec Hallelujah par Jeff Buckley ou bien Roxanne de Police dont la version latino issue du film Moulin Rouge en a marqué plus d'un. Et même s'il est juste de dire que la version originale aura ce petit quelque chose que n'aura jamais la reprise, il peut y avoir une valeur ajoutée, comme lorsque No Doubt reprend le tube It's My Life, le faisant passer d'un sympathique morceau de new-wave à une tuerie moderne.
Il est également de bon ton de parler des tribute-bands, qui s'efforcent de rendre hommage de façon sincère et intègre à leurs groupes fétiches, et ce de manière originale comme le 21th Century Schizoid Band (King Crimson en version jazz) ou bien Dread Zeppelin qui reprend en version reggae les tubes du dirigeable, sans aucune prétention ou volonté mercantile, avec parfois des anciens membres des-dits groupes. Et bien évidemment, dans le siècle des nouvelles technologies et des réseaux sociaux, de nouveaux espoirs naissent sur le web, allant jusqu'à devenir de vrais célébrités comme le duo Karmin.

La reprise est donc un exercice aussi périlleux que de marcher sur une poutre au-dessus d'un volcan, et est souvent l'occasion de voir des artistes avec un talent pas si mauvais que ça se viander et ruiner une chanson magistrale (remember la reprise de « Chanter Pour Ceux » de Michel Berger par Lâam). Mais pour peu qu'un artiste sait se montrer innovant ou doué, il a alors la chance remarquable de marquer les esprits, mais plus encore de transcender la reprise. La reprise, en fait, est l'exercice de style le plus difficile et le plus exigeant de la musique, mais nécessaire pour se lancer, tout comme une plante a besoin de terre pour grandir.



Le 20/11/2012 par RâLEUR PROFESSIONNEL

Je comprends pas les gens qui préfèrent les reprises actuelles des chansons des années 60 70 et 80, on a aucune valeur des choses actuellement on sait rien foutre, on ne saurait plus créer un style, encore moins un courant, dire que cette maudite génération actuelle née dans les années 90 peut faire quelque chose de "mieux" que celles des décennies précédente, c'est insulter toute la culture de ces années là, aussi bien les mentalités que les musiques, et leurs valeurs.

La période actuelle en musique est tellement pourrie que même les groupe restant encore en activité produisant actuellement se trainent dans le même panier, à croire que c'est mission impossible de faire de la bonne musique actuellement.

Alors faire des reprise de ces périodes là c'est digne d'un sacrilège. De toute façon à part l'argent maintenant le reste on s'en bat les deux noisettes comme de l'an 40, plus le temps passe plus l'âme disparait au profit de la performance commerciale et entubatoire, du tape à l'oeil, si on pouvait trouver un truc pour faire uniquement vendre sans se soucier une seconde de ce qu'on pond comme musique, on le ferait (bien que je me demande si c'est pas déjà le cas et depuis longtemps).

Alors désolé mais celui qui dit que c'est mieux maintenant, il peut partir de ce site en courant bien loin parce qu'il n'a rien avoir avec la musique.


Le 12/11/2012 par BJ

Une reprise vaut réelement la peine quand l'artiste copieur a pu mettre sa touche personnelle de façon à revoir l'entièreté de la chanson d'origine, un exemple qui me vient tout de suite à l'esprit c'est "With A Little Help From My Friend" de Joe Cocker mais les reprises copier/coller c'est digne d'un manque profond d'inspiration et donc ...

Il faut se dire aussi que dans les années 60 et 70 tous ces groupes qui ont "révolutionné" la musique rock n'en avaient que faire des reprises, ils créaient, lançaient des styles, voire des modes, des courants, mais en tout cas les reprises étaient rares, c'était bon pour les groupe pop-rock formatés top 50, des groupes et chanteurs qu'on a vite oublié.

Quand je pense que Genesis depuis le début de leur carrière n'ont jamais fait une seule reprise, du début à la fin. Phil Collins parfois, et Peter Gabriel, il a fallu attendre Scratch My Back en 2009 pour qu'on voit un album entièrement consacré aux reprises, ou là même si perso je déteste cet album extrêmement mou, l'effort est assez important encore une fois dans les ré-adaptations, et pas copier-coller comme quand Phil Collins reprends 1 an et demi après Going Back des Byrds ou 30 ans plus tôt How Can Hurry Love des Supremes .


Le 14/10/2012 par TONTON CLEM

Moi, j'ai toujours trouvé que la version d'"It's My Life" de NO DOUBT était bien meilleure que celle de TALK TALK que je trouvais atrocement vieillotte. Sinon oui, la reprise est certes un exercice périlleux, mais je trouve que certains groupes en ont fait leur spécialité, remember David BOWIE avec "Wild Is The Wind", JUDAS PRIEST avec le "Diamonds And Rust" de JOAN BAEZ ou les GUNS avec le "Knockin' On Heaven's Door" de... l'autre, là.



             



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