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VARIETE FRANCAISE  |  STUDIO

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Johnny HALLYDAY - Je T'aime, Je T'aime, Je T'aime (1974)
Par MARCO STIVELL le 5 Juillet 2017          Consultée 260 fois

Après Insolitudes et "Toute la Musique Que J'aime" en 1973, la carrière de Johnny HALLYDAY connaît une retombée notable d'un point de vue discographique et qualitatif, alors que le principal intéressé décide de publier deux albums cette fois-ci. 1974 est une année de contrastes et le premier, Je T'aime Je T'aime Je T'aime marque une césure dans son style habituellement rock.

Pour commencer, il est rare de voir une pochette d'album de Johnny où celui-ci n'apparaît pas. De mémoire, c'est peut-être bien la seule, désolé si erreur il y a. Et puis ce blanc, monacal et clinique, ça surprend ! Le titre choisi nous fait penser que l'ambiance risque de ne pas être très rock'n'roll, et c'est effectivement le cas, malgré le nom de la dixième et dernière chanson proposée ici.

Mick Jones y effectue son ultime solo de guitare pour Johnny, après dix ans de services, et avec un son si étrange que l'on dirait un saxophone de prime abord. Sa nouvelle carrière ne sera pas moins riche puisqu'il fonde FOREIGNER deux ans plus tard avec Ian MacDonald du groupe KING CRIMSON, et devient ainsi un gros pourvoyeur de hits à l'échelle internationale.

Je T'aime Je T'aime Je T'aime est un des rares disques de l'époque à ne pas être réalisé par le père adoptif de Johnny, Lee Hallyday, et le chanteur s'en remet donc à Jean Renard, compositeur de "Que Je T'aime" et de Sylvie qui avait participé à Insolitudes. Cela explique le choix d'un grand orchestre avec choeurs, cuivres, et pour quelques arrangements, un certain Gabriel Yared.

Cet ancien élève des compositeurs de musique contemporaine Henri DUTILLEUX et Maurice OHANA joue des grands orgues enregistrés à Rome sur deux titres. En dehors des habituels Brown, Donnez, Azoulay etc, on a aussi la possibilité d'entendre des musiciens prestigieux et inhabituels pour Johnny : Klaus Voormann à la basse (BEATLES en solo, Lou REED...), le batteur de jazz André Ceccarelli, le guitariste Claude Engel.

Néanmoins, cela ne suffit pas à élever le niveau bien haut. Sur ce disque essentiellement rempli de ballades, on ne retrouve pas la classe folle d'Insolitudes. Michel Mallory est pourtant derrière tous les textes et seul, même l'adaptation du sublime "Lovin' Arms" de Tom JANS, un standard que Johnny ne fait pas vraiment sien avec "J'ai Pleuré Sur Ma Guitare" malgré une intro prometteuse.

Le piano de Gary Wright donne une couleur Elton JOHN, il y a de grands accords ouverts comme chez le rockeur anglais qui vit alors ses années de gloire. "Mon Amour Perdu" et ses cuivres se révèlent poussifs, idem pour "Trop Belle, Trop Jolie", même si elle montre les premiers pas de Johnny dans cette soul-funk qui évolue prochainement vers le disco.

On perçoit ce changement dès le premier morceau, très passionné comme le veulent son titre et son texte, étiré sur sept minutes. Johnny tente un mélange maladroit entre ces nouvelles influences et les moments dramatiques, presque lyriques, notamment l'intro menée par Yared.

"Je n'ai jamais mis les pieds dans une église, je ne sais pas prier", dit le chanteur sur un ton grave au début de "Prends Ma Vie". On est plus proche de Michel SARDOU d'un coup, son ami avec qui il ira en tournée juste après. Heureusement que Johnny se met à gueuler ensuite, mais le refrain qui sonne comme un hymne, c'est beaucoup d'emphase pour peu de résultat mémorable.

J'aime bien "Je Construis des Murs Autour de Mes Rêves" que ne saurait renier Elton JOHN, même si l'obstination verbale peut paraître creuse sur le final. La douce "Chanson Pour Lily" contient de jolis choeurs féminins et une mélodie porteuse, le tout en sensualité bienvenue. Il y a donc peu de choses à garder d'un album qui s'écoute gentiment, au moins.

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   MARCO STIVELL

 
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- Johnny Hallyday (chant)
- Gabriel Yared (grands orgues, direction d'orchestre)
- Mick Jones, Jean-pierre Azoulay (guitares)
- Mike Kelly, Tommy Brown (batterie)
- Gérard Mondon, Klaus Voormann (basse)
- Gary Wright (orgue, piano, clarinette)
- Jeff Reynolds (trompette)
- René Morizur (saxophone alto)
- Jean-michel Barney (piano)
- André Ceccarelli (batterie)
- Thierry Bonfils (basse)


1. Je T'aime, Je T'aime, Je T'aime
2. Mon Amour Perdu
3. Hey Louisa
4. J'ai Pleuré Sur Ma Guitare
5. Danger D'amour
6. Prends Ma Vie
7. Je Construis Des Murs Autour De Mes Rêves
8. Chanson Pour Lily
9. Trop Belle, Trop Jolie
10. Le Rock'n'roll



             



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