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 Johnny Hallyday - Le Site Officiel (533)

Johnny HALLYDAY - Que Je T'aime (palais Des Sports 69) (1969)
Par MARCO STIVELL le 18 Mai 2017          Consultée 374 fois

Quelques semaines après Rivière... Ouvre Ton Lit et un nouveau numéro 1 des ventes (son troisième consécutif), Johnny HALLYDAY donne au Palais des Sports ce que Rock'n'Folk appelle à l'époque son show de l'an 2000, faisant fi des 31 années restantes. Il veut clore les années 60 et son premier marathon de célébrité en grande pompe, alors il met les moyens.

En dehors de ses musiciens (les New Blackburds), l'orchestre de monsieur Jean-Claude Vannier, artiste émérite qui a travaillé sur l'album Rêve et Amour et qui s'illustrera quelques temps plus tard aux côtés de GAINSBOURG pour Melody Nelson. Comme il doit se passer toujours quelque chose durant le show, un vrai cirque a lieu grâce à la venue de cracheurs de feu, jongleurs, athlètes, danseuses point trop vêtues... Sauf que la vraie bête de scène, c'est Johnny, vite débarrassé de son chapeau et de son masque qu'il porte au début. Ce spectacle se situe à la base de toutes ses grand-messes à venir.

On trouve une trace vidéo filmée par Guy Job dans le documentaire 5+1, également consacré aux ROLLING STONES. L'image n'est pas bonne, très sombre, comme le concert en audio se trouve charcuté, en termes de son (sur le moment, l'orchestre de Vannier ressort parait-il mieux que Johnny et son groupe), de composition aussi avec pas mal de morceaux coupés sur la bande finale. En outre, la nouvelle chanson "Que Je T'aime", écrite par Gilles Thibaut / Jean Renard et arrangée par Vannier est présentée dans une version studio-live, capturée avant le concert où elle a bien été jouée.

Il n'est donc guère étonnant de ne pas ressentir l'hystérie des fans à l'arrivée de cette ballade puissante grâce sa dramaturgie malgré un refrain légèrement bourrin. Le tour de force était d'arriver à donner à Johnny la capacité de libérer tout son talent d'interprète, celui qui chante comme si sa vie en dépendait, au travers de ce qui peut vite constituer les éléments de sa caricature. Dans le même genre, je préfère la finesse d'"Entre Mes Mains" - également jouée mais absente ici -. Seulement, il y a une pensée émouvante avec "Que Je T'aime", que Johnny dédie à Sylvie malgré tous ses excès, ses tromperies et leurs déboires, quand on sait qu'ils auront un grave accident quelques mois plus tard, laissant la blonde défigurée.

À part cela, les inconvénients ne jouent pas en faveur de ce disque considérablement diminué en tout, sauf en bonne énergie et c'est le plus important. Passons vite sur le bonus de l'édition CD, "Caché Derrière Mes Poings", autre composition de Jean Renard sur un texte de Gilles Thibaut, qui sert de prétexte à Johnny pour jouer au boxeur tout suant et ensanglanté sur un vrai ring et en musique (nouveau champion mondial, pffff !), après nous avoir montré son sens du karaté en 62 à l'Olympia... D'un intérêt discutable sur disque donc, en image c'est déjà bien lourdingue !

Le mieux reste donc d'écouter les extraits des trois excellents derniers albums avec ce groupe génial qui n'en a plus pour longtemps. Le vétéran Jean Tosan quitte le navire un an plus tard, et il est très intéressant de l'entendre ici se prêter au jeu du psychédélisme, délaisser son sax ténor classique et doubler Pisani au soprano, ce qui donne une couleur orientale à bon nombre de morceaux, quand ce n'est pas la flûte traversière qui s'y met ! Bien sûr à côté, il y a toujours Jones, Brown, Donnez, Azoulay qui assurent au maximum.

En parlant des extraits donc, surtout ceux de Rivière... Ouvre Ton Lit, avec cette chanson-titre encore plus folle, "Je Suis Né Dans la Rue" bien balancé (l'original demeure inégalable) ainsi que ce "Voyage au Pays des Vivants", deuxième carte de visite pour le Johnny de l'époque. N'empêche que sur la jam centrale, il clame sous les applaudissements "Je ne recommencerai jamais ! Je ne prendrai plus jamais de LSD ! Je ne fumerai jamais plus de haschich !" avec sans doute le sentiment d'y croire vraiment. Sans doute, sans doute... Mouarf ! Les bons moments de ce live sont suffisants pour donner envie d'y revenir, alors on peut passer facilement sur les aléas techniques.

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   MARCO STIVELL

 
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- Johnny Hallyday (chant)
- Mick Jones, Jean-pierre Azoulay (guitares)
- Daniel Boulard (basse)
- Raymond Donnez (claviers)
- Jean Tosan, Gérard Pisani (saxophones)
- Tommy Brown (batterie)
- Jean-claude Vannier (direction d'orchestre)


1. À Tout Casser
2. Rivière... Ouvre Ton Lit
3. Mal
4. Je N'ai Pas Voulu Croire
5. Fumée
6. Que Je T'aime
7. Voyage Au Pays Des Vivants
8. Je Te Veux
9. Je Suis Né Dans La Rue



             



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