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ROCK-VARIéTé FRANçAISE  |  STUDIO

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- Style : Dick Rivers
- Membre : Jean-jacques Goldman
 

 Johnny Hallyday - Le Site Officiel (468)

Johnny HALLYDAY - Gang (1986)
Par MARCO STIVELL le 6 Janvier 2013          Consultée 3192 fois

1986, Johnny HALLYDAY enchaîne les collaborations aussi bien que les succès, confirmant ainsi son grand retour au devant de la scène après des années de galère. Après la parenthèse Rock'n'Roll Attitude qui rend le chanteur redevable envers le grand Michel Berger, c'est au tour de Gang, fruit du mariage du style HALLYDAY avec celui de Jean-Jacques Goldman, alors totalement inédit mais pas pour autant surprenant. En effet, l'auteur de «Il Suffira d'un Signe» et «Quand la Musique Est Bonne» fait à cette même époque taire les dernières critiques qui l'assaillaient en s'imposant avec son album Non Homologué et le single «Je Te Donne» comme l'un des maîtres à penser de la chanson française des années 80.

Goldman offre donc un album entier à Johnny. Les chansons ont parait-il été écrites avant qu'il ne les lui ait proposées. Gang est, comme son prédécesseur enregistré aux studios du même nom de septembre à décembre 1985, en plein Paris ce qui contraste pour le moins fortement avec le désir d'évasion affiché sur la pochette. Tout comme Berger un an avant, Goldman fait intervenir toute son équipe habituelle, les Patrice Tison, Michael Jones, Norbert "Nono" Krief, Guy Delacroix, Christophe Deschamps, Roland Romanelli, Jean-Yves D'Angelo, Marc Chantereau et l'ingénieur du son Jean-Pierre Janiaud. Mais parmi tous ces noms, le plus présent reste Goldman himself. Si Berger était plutôt discret en n'intervenant qu'au piano musicalement parlant, notre JJ national joue des guitares, claviers et participe aux choeurs, au point que ceux qui connaissent ce disque ont souvent l'impression que ce n'est pas Goldman qui écrit pour Johnny, mais bien Johnny qui s'invite sur un album de Goldman !

La réalité ne saurait mentir. Déjà textuellement, Goldman met en valeur son propre style très variété comme on le sait, pouvant se faire aussi direct et minimaliste (le refrain de «Je T'Attends») que consensuel («Ton Fils» et d'autres), mais pas pour autant dépourvu de phrases marquantes, comme en témoigne ne serait-ce que l'ensemble de «L'Envie». Ah, «L'Envie»... La chanson que défendent même ceux qui n'aiment pas Johnny ! Il faut dire que sa portée mythique, inhérente au ton du texte, à la voix du chanteur, à la carrure et l'esthétique instrumentale de la chanson (assez «progressives» ou en tout cas inhabituelles pour l'époque) ont de quoi en remuer et émouvoir plus d'un. Et dire que ce n'est que l'ouverture. Il y a bien d'autres titres baignant dans un rock aussi puissant, tels ce «Dans Mes Nuits... On Oublie» plus méconnu. «Encore» quant à lui, conclue le tout en rendant hommage au bon vieux rock'n'roll, bien entendu transposé aux eighties. N'oublions pas «Je T'Attends» où brillent synthés et saxophone (que l'on retrouve sur le slow bluesy «Tu Peux Chercher»), et judicieusement placé après «L'Envie» pour un début d'album délicieusement vigoureux.

Qui dit «style Goldman» à l'époque dit bien sûr guitares et synthés à l'avenant. Mais l'intéressé sait aussi calmer le jeu avec des ballades somptueuses telles que «Laura» où Johnny s'adresse à sa fille, sur une grille harmonique typiquement goldmanienne (et pas que, le riff de guitare sera repris par le saxo dans sa version concert de «Entre Gris Clair et Gris Foncé» trois ans plus tard !). «Je Te Promets» se fait aussi passionnée et émouvante qu'un «Pas Toi», parallèle obligé en raison d'une montée en puissance et du choix d'une fin instrumentale pleine de délicatesse. Quant à «J'Oublierai Ton Nom», ce n'est rien de moins que l'une des meilleurs ballades de Goldman, avec sa ligne de synthé plaintive et le chant de Carmel. Votre serviteur se rappelle l'avoir écouté bien trente fois la nuit où il l'a entendue. Bien évidemment, ces trois chansons figurent parmi les nombreux singles porteurs de cet album, un succès amplement mérité.

Sur ce disque, le fameux «style Goldman» ne surprend pas (sauf peut-être pour la funky «Toute Seule»), contrairement à Berger qui écrivait pour Johnny des choses qu'il ne pouvait chanter lui-même. Il a aussi ses travers, des moments un peu redondants ou moins inspirés, dans le dernier tiers de l'ensemble surtout. N'en reste pas moins un très bon album, peut-être pas taillé sur mesure mais qui va comme un gant à son interprète.

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   MARCO STIVELL

 
  N/A



- Johnny Hallyday (chant)
- Jean-jacques Goldman (guitares, claviers, choeurs)
- Norbert Krief (guitares)
- Alain Pewzner (guitares)
- Patrice Tison (guitares)
- Guy Delacroix (basse)
- Manu Katché (batterie)
- Christophe Deschamps (batterie)
- Roland Romanelli (claviers)
- Jean-yves D'angelo (claviers)
- Patrick Bourgoin (saxophones)
- Kako Bessot (trompette)
- Marc Chantereau (percussions)
- Jean-pierre Janiaud (percussions, choeurs)
- + Carmel (chant)


1. L'envie
2. Je T'attends
3. J'oublierai Ton Nom
4. Toute Seule
5. Je Te Promets
6. Laura
7. Tu Peux Chercher
8. Dans Mes Nuits... On Oublie
9. Ton Fils
10. Encore



             



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