Recherche avancée       Liste groupes



      
ROCK-POP  |  LIVE

L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Style : Dick Rivers
- Membre : Jean-jacques Goldman , Foreigner
 

 Johnny Hallyday - Le Site Officiel (502)

Johnny HALLYDAY - Johnny Au Palais Des Sports (1967)
Par MARCO STIVELL le 4 Mai 2017          Consultée 170 fois

En pleine période 1967-68, Johnny HALLYDAY suit la nouvelle génération de rockeurs-rêveurs chevelus, jusque sur ses pochettes. On avait pu remarquer l'évolution de la typographie à partir du live à l'Olympia sorti au début de l'année, ou alors les pochettes d'EP/singles avec des chemises bariolées, l'hommage aux BEATLES déjà sous LSD pour le dernier album studio...

Le lieu change, en revanche. Même s'il la fréquente depuis ses débuts, Johnny fait des infidélités à Coquatrix, et la salle neuve du Palais des Sports dans le 15ème arrondissement de Paris devient sa favorite : l'acoustique est la meilleure de la capitale, tout comme la capacité d'accueil (5000 personnes). Il en sera ainsi pendant plus de quinze ans.

Deux live en sept ou huit mois, c'est beaucoup, surtout qu'on retrouve des morceaux doublons : "Noir C'est Noir", "Les Coups"... Cela suit le rythme effréné de la carrière de Johnny, à 1000 à l'heure, et d'ailleurs un accident de voiture survenu au mois d'août a bien failli lui coûter la vie (ainsi qu'au photographe Jean-Marie Périer), second risque majeur en moins d'un an, involontaire cette fois.

En concert, il est aussi cent pour cent et tout en sang. Après l'introduction instrumental de "Lucille" par l'orchestre, la basse souligne les pulsations de son coeur de bête de scène sur l'intro "Les Coups", mieux qu'elle ne le faisait à l'Olympia. Sur la soul rhythm'n'blues de "Petite Fille", les cuivres et les percussions sont de fête.

Un mois avant ce live paru en novembre 67, Johnny avait fait paraître en single sa propre version du célébrissime "San Francisco" de Scott McKENZIE, ballade folk qui rend hommage aux hippies et à leurs "fleurs dans les cheveux", idée qui n'est reprise qu'à la fin de l'adaptation. Cette reprise, outre une coda parisienne pour s'inscrire dans le mouvement pacifiste, n'amène franchement que le plaisir d'entendre Johnny la chanter, et une partie d'orgue flamboyante par l'excellent Raymond Donnez, comme il en fait depuis "Le Pénitencier". Cette dernière, par ailleurs absente du pressage original, était encore plus folle qu'à l'Olympia.

Sur l'EP de "San Francisco", il y avait aussi "Psychedelic" - un certain Jimmy Page à la guitare ! - ainsi que "Fleurs d'Amour et d'Amitié", deux titres qui parlent d'eux-mêmes. Le deuxième n'est pas essentiel mais il s'insère bien dans la set-list. On regrette l'éviction de "Psychedelic" où Mick Jones fait une entrée et un solo grandioses ! Il y a aussi "Mon Fils", dernière chanson la plus récente et le public aussi d'ailleurs, qui l'acclame dès l'introduction, véritable plaidoyer émotionnel anti-guerre et que Johnny transporte comme il sait le faire. Du coup, il défend mieux l'EP que l'album Johnny 67...

Le concert n'est pas particulièrement brillant malgré la fièvre qui hante les musiciens, d'autres moments sont supprimés (ajoutés lors de la réédition) comme "Jusqu'à Minuit" ou "Confessions" mais ce n'est pas plus mal, qualitativement d'abord et parce que ç'aurait fait d'autres doublons. En revanche, à la fin, il y a cette version terrible de "Lucille" que Johnny garde en anglais, qui dure 11 minutes et où on a droit à de bons solos par Jones, Tosan, Pisani... Le patron prépare bien le terrain pour son futur show qui marque la fin des années 60, dans cette fameuse salle !

A lire aussi en VARIETE FRANCAISE par MARCO STIVELL :


Alain SOUCHON
C'est Déjà Ça (1993)
Grande référence de la chanson française.




RENAUD
Putain De Camion (1988)
Noir mais pas seulement...

(+ 1 kro-express)

Marquez et partagez





 
   MARCO STIVELL

 
  N/A



- Johnny Hallyday (chant)
- Mick Jones (guitares)
- Tommy Brown (batterie)
- Gérard 'papillon' Fournier (basse)
- Raymond Donnez (piano, orgue)
- Sam Kelly (percussions)
- Jean Tosan (saxophones, harmonica, hautbois)
- Gérard Pisani (saxophone ténor, flûte)
- Gilles Pellegrini (trompette)
- Pierre Ploquin, Jacques Ploquin (trompettes)
- Luis Fuentes (trombone à pistons)


1. Lucille (introduction Instrumentale)
2. Les Coups
3. Petite Fille
4. Maintenant Ou Jamais (bonus)
5. Mon Fils
6. Si J'étais Un Charpentier
7. Je Veux Te Graver Dans Ma Vie
8. San Francisco
9. Fleurs D'amour Et D'amitié
10. Le Pénitencier (bonus)
11. Aussi Dur Que Du Bois
12. Hey Joe (bonus)
13. Jusqu'à Minuit (bonus)
14. Confessions (bonus)
15. Je Suis Seul (bonus)
16. Noir C'est Noir (bonus)
17. Présentation Des Musiciens (bonus)
18. Noir C'est Noir (reprise)
19. Psychedelic (bonus)
20. Lucille



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod