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 Johnny Hallyday - Le Site Officiel (537)

Johnny HALLYDAY - Jeune Homme (1968)
Par MARCO STIVELL le 12 Mai 2017          Consultée 376 fois

Le classement des ventes d'albums hors-singles de Johnny HALLYDAY est toujours étonnant, lorsque l'on connait son succès immense. C'est qu'il faut du temps à l'idole des jeunes pour non seulement s'imposer comme faiseur de tubes mais également pour balayer tous ses adversaires d'un revers de la main ! Après des chiffres en croissance pour La Génération Perdue (25ème) puis Johnny 67 (15ème), c'est avec le premier album paru en 1968, aussi appelé Jeune Homme qu'il obtient son premier best-seller, un vrai numéro 1. Il n'a alors que 25 ans, fichtre !

Pourtant, dans la palanquée de disques qu'il produit au cours de sa carrière, on ne pense jamais à ces travaux bien ancrés dans le psychédélisme de la fin des années 60. Regardez-moi cette pochette ! C'est que nous sommes en plein Summer of Love, l'apogée du rêve hippie (Jeune Homme paraît fin juin), en France c'est l'après mai 68 qui a une signification réelle pour la nouvelle génération...

Ce qui démarque ce disque de ses prédécesseurs ? Pour commencer, beaucoup moins d'adaptations de titres anglo-saxons : trois seulement. Johnny s'investit davantage dans la composition, il signe quatre chansons majoritairement aux côtés des fidèles Mick Jones et Tommy Brown, son guitariste et son batteur qui s'en donnent à coeur joie dans un ensemble moins "cuivré" que Johnny 67.

Les Blackburds sont au complet et accueillent momentanément un certain Jimmy Page, ex-YARDBIRDS et futur fondateur de LED ZEPPELIN. C'est le deuxième guitariste anglais légendaire qui accompagne Johnny après Jimi HENDRIX, voilà de quoi faire un pied-de-nez (même cela date désormais) de cette idée reçue comme quoi le blondinet n'est connu qu'en France, un souverain des beaufs et rien d'autre !

Huit mois plus tôt, on avait déjà pu entendre Page sur "Psychédélic", chanson extraite de l'EP San Francisco, et là il revient au moins pour "À Tout Casser", gorgé de guitares avec les "feedbacks" (échos) qu'on reconnaît aisément à Zoso (son surnom). Même si ce n'est pas crédité, je le soupçonne de participer ailleurs, "Je N'ai Pas Voulu Croire" en particulier. J'adore ce titre écrit par Long Chris et composé par Eric CHARDEN (sans STONE !) qui parle d'une occasion manquée assez funeste, sur fond de nappe d'orgue évanescente et qui s'inscrit dans une délicieuse dramaturgie.

Même sans parler de Page, Mick Jones est très polyvalent, mieux que jamais et dès le départ, avec "Jeune Homme", écrite par Ralph Bernet et un certain Jacques Revaux (rendez-vous en 1976, sans rater les autres cases !). Sur cette chanson à la partie de batterie échevelée, nous sommes happés dans une pop élégante au ton grave à la MOODY BLUES, pour Johnny d'une classe équivalente à celle de La Génération Perdue. Elle est d'ailleurs une sorte de miroir à la chanson-titre de l'album de 66.

Les effets de guitare, les petites notes de piano se baladent au milieu de l'orchestre avec délicatesse, spécialement sur "Le Ciel Nous Fait Rêver" et "Quand l'Aigle Est Blessé". Johnny lui-même y chante avec une finesse qui émeut grandement, très appliquée et adaptée à ces arrangements sophistiqués. Deux merveilles qu'il a partiellement écrites, sachant que la première lui fait retrouver le compositeur de bandes originales François DE ROUBAIX et "Quand l'Aigle Est Blessé" sonne comme du Ennio MORRICONE sur un texte de Long Chris !

Parmi les surprises, il y a les morceaux les plus dynamiques. "Hit Parade", qui décrit avec humour les vicissitudes du faiseur de tubes (puisqu'on en parlait !) et de la célébrité. "L'histoire de Bonnie and Clyde", avant que GAINSBOURG et BARDOT n'entrent en scène, reprise de l'anglais Georgie FAME dont elle fut le tube en janvier 68, qui se finit en variation bluegrass. "Mal" ("Hush" de Joe SOUTH, adapté par Georges Aber) avec ses guitares 12 cordes électriques Rickenbaker et ses choeurs féminins, "Au Pays des Aveugles" et sa basse implacable, le douce sucrerie "Ma Vie à T'Aimer" ("Loving You" du King Elvis) et tous les autres sont excellents. Du grand art !

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   MARCO STIVELL

 
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- Johnny Hallyday (chant)
- Tommy Brown (batterie)
- Mick Jones (guitares)
- Gérard 'papillon' Fournier (basse)
- Raymond Donnez (claviers, harmonica)
- Sam Kelly (percussions)
- Jean Tosan (saxophones)
- Gérard Pisani (saxophone, trompette)
- Pierre Ploquin, Jacques Ploquin (trompette)
- Gilles Pellegrini (trompette)
- Luis Fuentes (trombone, percussions)
- Jimmy Page (guitare sur 4)


1. Jeune Homme
2. Je N'ai Pas Voulu Croire
3. Au Pays Des Aveugles
4. À Tout Casser
5. Cheval D'acier
6. Le Mauvais Rêve
7. Mal
8. Quand L'aigle Est Blessé
9. L'histoire De Bonnie And Clyde
10. Ma Vie à T'aimer
11. Le Ciel Nous Fait Rêver
12. Hit-parade



             



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