Recherche avancée       Liste groupes



      
ROCK'N ROLL  |  STUDIO

Commentaires (3)
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Style : Dick Rivers
- Membre : Jean-jacques Goldman
 

 Johnny Hallyday - Le Site Officiel (483)

Johnny HALLYDAY - Hello Johnny (1960)
Par GUY LIGUILI le 7 Décembre 2011          Consultée 3165 fois

Mars 1960 fut un mois riche en bouleversements culturels.
Le 16 mars, en effet, sortait « A bout de souffle » de Jean-Luc Godard, le film-manifeste fondateur de la Nouvelle Vague qui fit découvrir Jean-Paul Belmondo par la même occasion.
2 jours plus tôt, le 14, sortait le premier EP d'un « jeune chanteur américain de culture française » (selon la promotion de l'époque) de même pas 17 ans nommé Johnny Hallyday (au début il était prévu d'écrire « Halliday » mais il y a eu une erreur d'impression et la faute est restée). En fait ce dernier était le fils d'un acteur belge et d'une Française, vendeuse de fromages devenue mannequin et se nommait Jean-Philippe Smet.
Pour des raisons qu'il serait longues à expliquer, il fut confié à sa tante maternelle, laquelle avait une fille qui vivait avec un certain Lee Ketcham (dit Halliday) qui fera du jeune Jean-Philippe un enfant de la balle qui apprend le violon, la guitare, l'art dramatique, fait de la publicité pour la Samaritaine, remporte un concours de chant en chantant « Dans les plaines du Far West » d'Yves Montand et fait une figuration dans « Les Diaboliques » d'HG Clouzot.
Des années passent et notre adolescent découvre Elvis et le rock & roll. En 1958 et 1959, il essaye de former un groupe, fréquente le Golf Drouot et enregistre des maquettes.
Le 30 Décembre 1959 il chante 2 morceaux au cinéma Marcadet Palace où Jil et Jan, 2 auteurs-compositeurs le découvrent, acceptent de lui écrire des textes sur ses compositions et le présentent à Jacques Wolfsohn, directeur artistique des disques Vogue. Un contrat est signé avec cette maison de disques.

Le 31 Octobre 1960 sort le 25 centimètres objet de cette chronique. C'est en fait une compilation des 3 premiers EP.
Une cinquantaine d'années après la première chose qui saute aux oreilles est que la voix de Johnny est quasiment méconnaissable (n'oublions qu'il n'a que 17 ans) et qu'il a des tics vocaux empruntés à Elvis et à Buddy Holly (les hoquets). La seconde chose que l'on remarque est que le son est spartiate (2 guitares, 1 basse, 1 batterie et basta !).
Du 1er EP, sorti le 14 Mars 1960, 1 morceau (pas terrible) a été éliminé et on a gardé le meilleur.
« T'aimer follement » est une reprise que les maisons de disques imposent à tous les jeunes chanteurs de l'époque (celle de Dalida est la plus célèbre). Le morceau a vieilli mais est honorable.
« J'étais fou » est une composition, plutôt rock mais pas inoubliable, de Johnny.
« Laisse les filles », par compte, est le grand morceau de ce premier EP, c'est un bon rock composé par Johnny qui fait comprendre pourquoi les adolescents se sont enflammés pour lui. Mais le meilleur reste à venir.
Et le meilleur c'est le second EP, paru le 3 Juin 1960. De celui-ci, le EP garde tout car il n'y a rien à jeter.
« Souvenirs, souvenirs » est le premier grand classique de JH, c'est une reprise d'un morceau américain plutôt méconnu et, dès l'intro mémorable, notre jeune homme en fait un tube imparable, son premier.
« Pourquoi cet amour » est un slow-rock, exercice quasi imposé, composé par Johnny. Il a un peu vieilli mais est très agréable à écouter.
Autre composition de Johnny, « Je cherche une fille » est un rock très efficace, typique du son de l'époque. Il suffit de fermer les yeux pour imaginer un film en noir et blanc avec des filles coiffées en choucroute.
« J'suis mordu », enfin, est une reprise de « I Got Stung » précédemment chanté par Elvis. Excellent.
Les choses se gâtent, un peu, avec le 3ème EP publié le 11 Octobre 1960.
« Itsy Bitsy petit bikini », en effet, est une bouse infâme, le morceau que Johnny, lui même, déteste. Il en fallait une, n'en parlons plus.
« Depuis qu'ma môme », par compte, est un excellent rock composé par Johnny (quand on prétend qu'il n'a jamais rien composé...).
« Je veux me promener », enfin, est une adaptation d'un morceau de Fats Domino et, malgré la production assez brute, l'atmosphère de la Nouvelle Orléans est plutôt bien rendue.

Ce premier 33 tours est imparfait mais rafraichissant et surtout historique car c'est grâce à ces morceaux que le rock va devenir un phénomène générationnel en France. Henri Salvador (sous le pseudo de Henry Cording) ainsi que Danyel Gérard en avaient enregistré auparavant mais pour Salvador il s'agissait d'un canular et Danyel Gérard n'avait pas le charisme suffisant pour remuer les foules. Johnny, quand à lui, est jeune, beau et se roule par terre.. Il fait la première partie de Raymond Devos où le Tout Paris (dont Henri Salvador) l'insulte, les adultes sont choqués mais les ados adorent. Sur Europe N°1, l'animateur Lucien Morisse casse son premier EP à l'antenne en prédisant qu'on n'en entendra plus jamais parler.
51 ans plus tard, Lucien Morisse est mort et Johnny est toujours là !

A lire aussi en ROCK'N ROLL :


Johnny HALLYDAY
Les Guitares Jouent (1964)
"excuse-moi partenaiiiiiire..."




Billy Lee RILEY
The Legendary Sun Classics (2010)
Le killer oublié


Marquez et partagez





 
   GUY LIGUILI

 
   MARCO STIVELL

 
   (2 chroniques)



- Léo Petit (guitare, direction musicale)
- Victor Apicella (guitare)
- Alphonse 'totol' Masselier (basse)
- Teddy Martin (batterie)


1. Souvenirs, Souvenirs
2. Depuis Qu'ma Môme
3. Je Cherche Une Fille
4. Pourquoi Cet Amour
5. J'suis Mordu
6. Laisse Les Filles
7. Itsy Bitsy Petit Bikini
8. J'étais Fou
9. Je Veux Me Promener
10. T'aimer Follement



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod