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Johnny HALLYDAY - D'où Viens-tu Johnny ? (1963)
Par MARCO STIVELL le 24 Mars 2017          Consultée 153 fois

AVERTISSEMENT : cette chronique de bande originale de film est également susceptible de contenir des révélations sur le film

La carrière au cinéma de Johnny HALLYDAY n'est marquée que par quelques hauts faits parmi lesquels on peut compter D'où Viens-Tu Johnny ? de Noël Howard, connu pour être réalisateur de seconde équipe (cascades, effets spéciaux...) et notamment pour Lawrence D'Arabie l'année précédente.

Le film ne figure pas dans les annales du 7ème art, avec un scénario peu palpitant : Johnny, enrôlé dans un trafic de drogue qu'il ne cautionne guère, fausse compagnie à des malfrats parisiens et va se réfugier en Camargue, chez son oncle et sa tante. Il s'intègre rapidement mais les malfrats ont suivi Gigi, sa petite amie (Sylvie VARTAN), venue le retrouver...

L'intérêt de ce film est double : en dehors de la musique, il faut entretenir le culte de l'idole des jeunes, afin de l'élever au rang d'un James Dean français (jusque dans la veste à carreaux et les cheveux gominés), et à côté de ça on vante la vie en Camargue et ses paysages, ses gitans, ses gardians, ses chevaux et ses taureaux... Et le soleil incessant de Provence qui s'étire jusque dans les plaines immenses de la plus belle des banlieues, celle des deux communes les plus grandes de France (Arles et les Saintes-Maries-de-la-Mer se partagent la région).

Il y a donc une vocation touristique, quasiment documentaire et retransmise avec un goût pour le pitoresque (la manade, l'accent et la verve provençale, les fêtes gitanes). Johnny, jeune rockeur blanc-bec qui se la raconte au début à Paris au milieu des costards-cravates (séquence en noir et blanc), évolue naturellement dans un décor en couleur tourné en CinemaScope, entre les étangs et dans les rues des Saintes-Maries-de-la-Mer, reçu comme une star parce qu'il est de la famille et qu'il n'est pas venu depuis longtemps.

L'entrée de Johnny au pays et sa sortie forcent le sourire, puisqu'il est à pied, "lonesome cowboy" jamais sans sa guitare néanmoins ! Il monte à cheval aussi bien sûr, mais difficilement, faute d'expérience en la matière (c'est autre chose que le cyclomoteur !) ; il joue au gardian que Paris n'a visiblement pas rouillé. Bref, il a une image de jeune rockeur sympathique et que tout le monde aime, dans une ambiance western. Rappelons d'ailleurs que les premier films de ce genre avaient été tournés dans le delta français, équivalent du Mississippi, à l'époque du cinéma muet d'avant-guerre (lire l'excellent livre Le Western Camarguais, paru chez Actes Sud en 2016).

Côté musique, il y a le fameux "Pour moi la vie va commencer" écrit par Jean-Jacques DEBOUT, qui apparaît dans un petit rôle, et interprété durant la première chevauchée fantastique, avec une mélodie efficace et une élégance tout naïve. Cependant, les thèmes musicaux propres à l'identité musicale première de Johnny (le rock'n'roll) ne sont pas de très bonne qualité, "À Plein Coeur" au début à Paris ne vaut que pour la participation de ses musiciens habituels et son jeu de passe vocale avec Sylvie VARTAN.

On préfère les moments où Johnny chante des ballades mélancoliques à la Elvis ou Ricky NELSON dans le crépuscule méditerranéen ("Rien N'a Changé") ou alors "Ma Guitare", mélange de country et de guitares flamenco. Ricardo Baliardo alias Manitas DE PLATA, le célébrissime guitariste gitan, joue sur un de ces titres empreints de folklore. C'est un point fort de la bande originale, sa diversité, même si les thèmes orchestraux d'Eddie VARTAN, frère de Sylvie, plaisent peu au final, entre classique (le magnifique thème de Magali), fanfare et country.

La principale qualité de film, c'est de voir des décors naturels splendides et un Johnny, acteur plus charismatique que technique, très bien entouré. Sylvie, égale à elle-même, lui offre sa présence rassurante jusque dans le dénouement sans même qu'il s'en aperçoive. Parlons surtout de Pierre Barouh et de la magnifique Evelyne Dandry (Magali la brune), de Henri Vilbert en patriarche au bagou et à l'accent fort, ainsi que du "shérif" ivrogne mais déterminant, Fernand Sardou, le père de Michel. Ces acteurs évoquent forcément les films de Marcel Pagnol avec Raimu, Fernandel...

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1. À Plein Cœur
2. Arrivée En Camargue (instrumental)
3. Pour Moi La Vie Va Commencer
4. Thème De Magali (instrumental)
5. Magali Et Django (instrumental)
6. Rien N'a Changé
7. Chevauchée En Camargue (instrumental)
8. Johnny Et Django (instrumental)
9. Ma Guitare
10. Paso De L'abrivado (instrumental)
11. Final D'où Viens-tu Johnny (instrumental)



             



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