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Joseph HAYDN - Symphonies De La Journée 6-8 (harnoncourt) (1761)
Par CHIPSTOUILLE le 22 Juillet 2013          Consultée 2354 fois

Il m’arrive, bien malgré moi, de raconter parfois des âneries. Souvenir d’une chronique des saisons, il y a de ça 7 ans, où je vous racontais que la musique de Joseph HAYDN ne révélait que peu de choses au fil des écoutes. Une opinion principalement basée sur une poignée d’œuvres (tout de même), sur lesquelles mon avis n’a pas bougé d’un iota depuis leur découverte. J’avais bien en tête l’exception de La création, premier contact personnel (conscient) avec le compositeur, sur laquelle il m’aura fallu insister, mais il s’agissait donc d’un premier contact. Il y en a eu, en réalité, bien d’autres depuis. Citons les quatuors opus 33 par exemple, mais également la trilogie des symphonies de la journée : le matin (n°6), le midi (n°7) et le soir (n°8).

Ces œuvres furent écrites toutes trois en 1761, la même année où HAYDN alors déjà (1) âgé de 29 ans signait son contrat avec la famille princière Esterhazy. Elles débutent ainsi l’ère « Eisenstadt » (ville située au Sud-Est de Vienne, où le compositeur séjournera 5 ans), ère qui devait être dominée par la production symphonique du compositeur. Leurs numéros (de 6 à 8, sur 106 existantes) pourrait d’ailleurs vous tromper quant à sa maturité. La numérotation ne suit pas tout à fait l’ordre de composition. En effet, cette trilogie fait suite non pas à 5 mais 20 symphonies de l’ère pré-Eisenstadt (1757-1761), et marquent un tournant. On pourra arguer que la n°3 se démarque déjà des 19 précédentes, mais un autre fossé la sépare du « midi », symphonie n°7, supposée être la première de la trilogie à avoir été écrite.

Répondant à une commande du Prince Anton Esterhazy sur les 4 temps de la journée (le 4e étant la nuit), elles font partie des rares symphonies dont le surnom (nombreux chez HAYDN) a été donné par le compositeur lui-même. On ne sait pas pourquoi « la nuit » n’existe pas, mais il est possible que la mort du Prince Anton en 1762 et la succession de son frère Nicolas aient bouleversé le cahier des charges. Ce cycle « naturel », pourra faire penser aux quatre saisons de VIVALDI. Ce rapprochement est loin d’être fortuit. L’adagio du midi par exemple n’est pas sans rappeler la chaleur estivale de l’été. Notez aussi le final du soir "La tempesta", nom que l'on retrouve dans certains concertos du compositeur vénitien (mort à Vienne dans un quasi-anonymat 20 ans plus tôt). Certains de ses concertos faisaient d'ailleurs partie de la bibliothèque d’œuvres du prince. En outre, le tournant évoqué précédemment dans le style de composition concerne surtout les interventions régulières d’instruments solistes. Ceci rappelle les Concertos Grosso de l’ère baroque, dont les 4 saisons sont un exemple parmi d'autres. Ces interventions concertantes seront d’ailleurs régulièrement reprises par HAYDN qui en fera une marque de fabrique dans ses symphonies futures.

Paradoxalement, dans la manière romantique qu’elles ont de raconter une histoire ou dans les liens que l’on peut faire entre les différentes mouvements (et même les symphonies), c’est surtout à la pastorale (n°6) de BEETHOVEN que l’on pense. Celle-ci ne verra le jour qu’en 1808, soit 47 ans plus tard! Et c’est là toute la beauté de cette trilogie. Rappelons que 1750-1770 est une période de disette pour les mélomanes d’aujourd’hui. En avance sur leur temps, elles résument en une grosse heure toute la carrière de Joseph HAYDN. Un pied dans le passé et un œil vers l’avenir, elles condensent les 3 périodes de la musique classique. Le levé de soleil introduisant le matin annonce déjà la création qu’il ne composera qu’en 1798. Un exemple parmi tant d’autres, les cors précédants et suivants le déjeuner du midi sont un appel de pied aux symphonies 31 « appel de cor » ou 73 « la chasse » (2). Leur structure vif-lent-menuet-vif sera plus tard une norme autant pour les symphonies que les quatuors que HADYN imposera lui-même. De même, les dialogues concertants, en particulier dans le midi (notez le "Recitativo"), ne sont pas sans rappeler le monde de l’opéra (elles citent, parait-il, GLUCK, qui brillait alors à Vienne dans cet exercice). Les montées dans les aigus pourront faire penser à l’élégance lyrique de HAYDN, en particulier dans ses messes et oratorios.

Dans ma conclusion, on pourra cependant me trouver sévère. La trilogie de la journée est un assortiment de bonbons, offrant un panel varié de petites douceurs élégantes. Le duo contrebasse/hautbois dans le 3e mouvement du matin, en particulier, reste collé en tête comme un caramel aux dents. A l’issue d’écoutes successives, on découvre toujours une petite flatterie pour les oreilles, des instruments à vent gazouillant le matin, un dialogue d’amants à la tombée de la nuit, des cordes qui s’affairent à préparer un repas important (allegro du midi), ou un hibou nocturne visiblement dérangé par "La Tempesta finale"… Mais pour apprécier pleinement ces symphonies, qui peuvent parfois pécher d’un point de vue mélodique, il faut tout le bagage contextuel que j’aurai donc tenté de vous livrer dans cette chronique. Les petites surprises dont elle est affublée sont parfois difficiles à déceler pour l’oreille inattentive. Leur grand nombre compense largement leur courte durée. On conseillera cependant d’autres symphonies (et des quatuors !) pour découvrir le compositeur.

(1) Au même âge, MOZART écrivait, 15 ans plus tard, les noces de Figaro.
(2) C'est possiblement le cas de la symphonie numéro 72 qui précède la 31 et mettant également les cors en vedette. Mais ne l’ayant pas écoutée à ce jour, je ne me prononcerai pas.

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- Concentus Musicus Wien
- Nikolaus Harnoncourt (direction)


- symphonie N°6 En Ré Majeur 'le Matin' (hob. I/6)
1. Adagio . Allegro
2. Adagio . Andante
3. Menuetto . Trio
4. Finale . Allegro
- symphonie N°7 En Ut Majeur 'le Midi' (hob. I/7)
5. Adagio . Allegro
6. Recitativo . Adagio
7. Menuetto . Trio
8. Finale . Allegro
- symphonie N°8 En Sol Majeur 'le Soir' (hob. I/8)
9. Allegro Molto
10. Andante
11. Menuetto . Trio
12. Presto, La Tempesta



             



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