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Joseph HAYDN - Symphonie N°90 (rattle) (1788)
Par CHIPSTOUILLE le 13 Octobre 2015          Consultée 586 fois

Pourquoi les artistes ou groupes de rock ou pop au sens large perdent de leur superbe au cours des années ? Parfois le génie de certains compositeurs classiques laisse perplexe. On oublie cependant rapidement que certains d’entre eux comme SCHUBERT ou MOZART eurent une carrière rapidement écourtée tels les Kurt Cobain, Michel Berger ou Amy Winehouse des temps passés. Certains ont eu de longues périodes peu productives (BEETHOVEN, BACH), d’autres comme SATIE n’ont en réalité que très peu composé. Certains ne sont finalement connus que pour un seul tube (BIZET, RAVEL…). D’autres ont eu la chance de rencontrer des mécènes extravagants, seuls à croire en eux, sans qui leur carrière aurait peut-être connue une fin prématurée (WAGNER). En dehors de quelques exceptions, les carrières des grands compositeurs classiques sont finalement aussi hétérogènes que leurs versants contemporains.

HAYDN semble être toutefois le modèle de compositeur classique ayant gagné progressivement en succès tout au long de sa carrière, avec des compositions qualitatives à différents moments de celle-ci et qui ne trouve pas son équivalent aujourd’hui. Quelles seraient les causes actuelles de cette absence de modèle de star, qui ne fait que s’améliorer au gré des productions ? Crise du jeunisme ? Mécénat inexistant qui tue dans l’œuf des carrières sans lendemain apparent ? Public bien plus nombreux qu’autrefois ? Aujourd’hui où les coups d’essais doivent être des coups d’éclat, il est peu probable qu’un autodidacte long à démarrer (il avait 29 ans lorsqu’il écrivit la trilogie de la journée) peu enclin aux excès trouve son public. Pourtant avec le temps libre, la culture à portée de main, et les réseaux sociaux, on pourrait croire que notre société d’aujourd’hui dispose de tous les outils nécessaire pour enfanter de génies tardifs.

C’est peut-être oublier que HAYDN connu des hauts bien sûr, mais également des bas, qu’il du sans cesse se renouveler pour ne pas être oublié comme d’autres ALBRECHTSBERGER ou KOZELUCH qui connurent également, à la même époque, le succès. Il était également un travailleur acharné et se nourrit de nombreuses influences tout au long de sa carrière. Il du faire face à une concurrence farouche (MOZART et BEETHOVEN, c’est peu dire!), mais finalement peu nombreuse si l’on compare au productivisme musical de ces 50 dernières années… Une situation finalement peu commune, avec un retraité aisé, persuadé de son propre génie, que l’on pourrait s’imaginer composant dans le bureau de sa maison de campagne réimprovisé en studio, au fin fond des Cévennes.

Dans sa campagne austro-hongroise, en 1788 HAYDN continue de bricoler quelques compositions à but pécuniaire entre deux représentations d’Opéra. C’est peut-être sous l’impulsion de MOZART qui écrit coup sur coup ses 3 dernières symphonies que HAYDN en compose 2 nouvelles. Sa production ralentissante (1) dans le domaine est alors exclusivement destinée à Paris. La première des deux, aujourd’hui connue comme numéro 90, est avec la symphonie Oxford celle que HAYDN jouera lors de ses premiers concerts londoniens 2 ans plus tard. Sans faire ombrage à la notoriété du compositeur, elle ne suscitera pas le même engouement. Plus explosive, plus longue et donc par conséquent plus impressionnante, la symphonie Oxford sera plus au goût des anglais. Comme un brouillon de cette dernière, la n°90 n’est qu’une étape de plus, conservant cuivres et timbales dans tous ses mouvements, vers le modèle londonien.

Côté interprétation, on s’étonnera peut-être, d’une relative rareté sur disque (toujours si l’on met de côté les intégrales), un point commun que partagent les symphonies 89, 90 et 91, pourtant situées entre les parisiennes et les londoniennes, que l’on trouve si facilement en rayon. Signalons tout de même l’exception de Simon Rattle, décrié successeur de Furtwängler, Karajan et Abbado à la tête du prestigieux orchestre philharmonique de Berlin, qui enregistra la symphonie 2 fois au cours de sa carrière. C’est la version avec l’orchestre symphonique de Birmingham qui vous est conseillée aujourd’hui, faute de comparaison à vrai dire. Elle succède ici aux superbes symphonies n°60 et 70, qui méritent davantage l’acquisition du disque. La version avec le philharmonique de Berlin (qui avait pourtant la bonne idée de regrouper les symphonies 88 à 92 sur un même enregistrement) m’ayant été fortement déconseillée.

Avec cette symphonie n°90, c’est peut-être là que l’on tient, comme un exemple parmi tant d’autres, la différence majeure entre le compositeur d’aujourd’hui et celui d’hier. Entre deux chefs d’œuvres, nos compositeurs tant acclamés alignaient des œuvres sans envergure, sans déchaîner les passions. La symphonie n°97, qui partage la même tonalité, sera une expérience bien plus enrichissante, dans un genre similaire. On trouve pourtant bien ici, l’évidence d’un savoir faire acquis avec des années de pratique ainsi qu’une personnalité finalement hors norme pour l’époque. On en retient, un peu à l’image de la symphonie n°35 (2), l’élégant premier mouvement ainsi que quelques passages en pointe dans le dernier. Ce dernier figure une blague, qui perd finalement de sa fraîcheur après le quatuor n°2 de l’Opus 33 (la plaisanterie), où HAYDN simule une fin de symphonie, place quelques silences avant de reprendre de plus belle. Le reste s’évanouit rapidement dans les limbes de notre subconscient. Rien de mauvais ici, juste une histoire de choses banales, celles-là même que notre retraité au fin fond de Cévennes, s’évertue à publier sur Youtube, sans que le succès ne vienne malheureusement frapper à sa porte.

(1) De 1757 à 1795, Il composa 106 symphonies soit une moyenne 2.8 symphonies par an. 1787 en voit 2, 1788 également, 1789 une seule et 1790 est la seule année sur cette période où l’on est certain qu’il n’en écrivit aucune… Un ralentissement qui aurait pu se poursuivre si HAYDN n’avait pas émigré à Londres. Cf. chronique de la symphonie n°1 de BEETHOVEN concernant les difficultés des compositeurs Viennois ou Autrichien à produire leurs symphonies à la fin du XVIIIe siècle.
(2) Sans grand rapport, mais le thème virevoltant du premier mouvement m’est resté collé dans la tête de manière similaire à celui de notre héroïne du jour. Le reste des deux symphonies étant tout aussi oubliable, dans les deux cas.

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- Birmingham Symphonic Orchestra
- Simon Rattle (direction)


- Symphonie N°90 En Ut Majeur
1. Adagio - Allegro Assai
2. Andante
3. Menuet - Trio
4. Finale. Allegro Assai



             



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