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Joseph HAYDN - Symphonie N°34 (hogwood) (1766)
Par CHIPSTOUILLE le 24 Novembre 2014          Consultée 990 fois

Si vous avez consacré un peu de temps aux symphonies de HAYDN (ça y est j’ai perdu 95% de mon lectorat), vous aurez très certainement déjà identifié ses grandes périodes. Concernant la période dite « Sturm Und Drang » (cf. chronique de la symphonie n°49 dite « la passion »), l’auditeur attentif aura identifié une fréquence accrue du mode mineur. Ces tonalités qui marquent des ambiances affectées, entre la violence du sol mineur, le drame du ré mineur ou encore l’explosif ut mineur. Bien sûr, le mode majeur réserve d’autres facettes, mais il est facile de croire que l’usage du mode mineur permet rapidement de produire son petit effet dramatique. Usage que Joseph HAYDN fera à maintes reprises dans la période précitée. Les symphonies n°26 (lamentations), 39 (la mer troublée), 44 (funèbre), 45 (les adieux), 49 (la passion) ou la moins connue 52 parent ainsi la décennie (1766-1775) de pièces tourmentées, contrastant avec le ton généralement plus enjoué du compositeur autrichien.

La symphonie n°34 est la première du compositeur dans une tonalité mineure (ré), et fut achevée en 1766, soit au tout début de ladite période. On pourra alors s’étonner de voir que, malgré tout, les biographes s’accordent généralement pour l’écarter du lot. Il faut en réalité savoir que la tonalité de la symphonie est en général attribuée en fonction des premières mesures du premier mouvement. La tonalité pouvant varier au cours d’une œuvre, voir d’un mouvement, HAYDN étant loin d’être le dernier à s’être amusé avec les tonalités. Le premier mouvement de la symphonie n°34 est bien en ré mineur, et tout à fait dans le style de la période à venir. Ce n’est cependant pas le cas des trois derniers mouvements. Cette symphonie dite d’église du fait de sa forme lent-vif-menuet-vif a en quelques sorte un pied de chaque côté de la barrière, une sorte d’hésitation…

Le compositeur avait bel et bien conscience de potentiellement choquer son auditoire. MOZART quelques années plus tard se prendra quelques revers à Salzbourg avec des œuvres pourtant réussies, notamment sa 25e symphonie, qui n’étaient pas au goût de son public. C’est avec plus de tact et de diplomatie, chose qu’on lui connait, que Joseph HAYDN tente donc, au même titre que son prédécesseur Carl Philip Emmanuel BACH (l’un des fils), un premier essai vers plus de dramaturgie. En résulte une sorte de suite spirituelle au philosophe, symphonie n°22 également « d’église » de par sa forme. Il reste cependant encore éloigné des coups d’éclats à venir. HAYDN va en effet réitérer avec plus d’insistance. La symphonie suivante n°39, ne possède encore que 3 mouvements sur 4 en mode mineur. La passion (n°49) sera la première symphonie a véritablement n’utiliser que le mode mineur de bout en bout.

Du reste, au regard de l’histoire, la symphonie n°34 n’est plus qu’un témoignage du passage de relais. Elle serait exceptionnelle si elle avait su tenir le cap. Son premier mouvement est bouleversant, une méditation perplexe. Elle porte tous les questionnements de la petite trentaine passée, « mais que fais-je de ma vie ? » (oui, je suis moi-même dans la tranche d’âge). Les trois mouvements suivants, élancés et entrainants, passant de ré mineur à ré majeur, contrastent comme une bande d’adolescents je-m’en-foutiste qui vous narguent, en plein âge bête « Nichon-prout – hohoho ». Le décalage ainsi forcé laisse perplexe. Sans logique d’ensemble, à l’orée d’une belle série qualitative, la symphonie vient rapidement se déclasser en œuvre mineure (l’importance ce coup-ci, pas le mode).

C’est injuste, réellement, car son adagio liminaire est réellement profond. Un mouvement que l’on aimerait sauver, peut-être pour l’intervertir avec le mouvement lent de la symphonie 39 qui suit, par exemple (qui passe en mode majeur sur cet exercice). L’allegro qui suit n’est pas la tempête attendue, mais il conserve une saveur piquante pour peu que l’on sache le dissocier de sa longue introduction (plus nichon que prout). Il annonce quelque part ce qui viendra dans la symphonie n°49 à venir. Les deux derniers mouvements, futiles, sont décidément moins marquants. En résulte une symphonie versatile qui ne devrait intéresser que les fans les plus téméraires.

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- The Academy Of Ancient Music
- Christopher Hogwood (direction)


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2. Andante
3. Tempo Di Menuet, Più Tosto Allegro
- symphonie N°31 En Ré Majeur 'sonnerie De Cor'
4. Allegro
5. Adagio
6. Menuet
7. Moderato Molto
- symphonie N°34 En Ré Mineur
8. Adagio
9. Allegro
10. Menuet
11. Presto Assai



             



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