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Joseph HAYDN - Symphonie N°97 (harnoncourt) (1792)
Par CHIPSTOUILLE le 19 Octobre 2016          Consultée 298 fois

En son temps, elle a été un immense succès. Aujourd’hui, comme bien d’autres, elle a été oubliée du plus grand nombre. Danse sur un volcan, c’est ainsi qu’elle fut sous-titrée lors de l’une de ses dernières représentations par feu Nikolaus Harnoncourt. Il est difficile de trouver meilleure analogie avec son premier mouvement sur trois temps, combinant à la fois l’allégresse de la danse et la fureur du feu. Lorsque Joseph HAYDN découvre l’effet des cuivres et des timbales dans un orchestre symphonique, ceux-ci ne sont pas encore systématiquement employés pour exprimer des sentiments intenses. Il les utilise a contrario à des fins humoristiques, pour appuyer ses contrastes, apporter des couleurs dans nos oreilles.

Elle, c’est la symphonie n°97, 6ème et dernière symphonie du premier voyage à Londres. Il y a peut-être un ou deux ans, quelqu’un avait déclaré que FP avait déjà fait le tour des grandes œuvres du père de la symphonie. Une affirmation péremptoire qui prêtait à sourire, surtout sachant que cette superbe 97ème n’avait pas encore eu le droit aux éloges qu’elle mérite. Dans la continuité de la surprise, n°94, si elle n’a pas bénéficié de surnom, elle a pourtant eu une grande influence sur les contemporains de HAYDN. Citons BEETHOVEN, bien entendu, qui devint son élève en Autriche entre les deux voyages londoniens. Ce dernier a déclaré autour de 1795 vouloir composer une première symphonie prenant la n°97 de HAYDN comme modèle. On a longtemps cru (1) que la « symphonie Iena », qui possède de nombreux traits communs avec cette dernière, était de sa main. Cette seconde symphonie est en réalité de Friedrich WITT, autre personne a avoir donc été influencé. De par ce simple fait, il s’agit de son œuvre la plus connue.

Que nous raconte cette symphonie pour avoir si grandement marqué ses contemporains ? Elle danse sur un volcan, véritablement. Son premier mouvement en 6/8 possède un thème en dérapage contrôlé où les jets de lave impressionnants se métamorphosent en petites créatures d’abord dociles qui ricanent et tour à tour dansent au milieu des effluves de lave jaillissante. S’il y a réellement un départ à BEETHOVEN, il se trouve là. Entre ses exaltations de joie triomphante, HAYDN nous brusque, ce qui n’est pas habituel chez lui. Le meilleur, peut-être, reste cette fin de phrase, avec ses répétitions insistantes, faisant penser que leur auteur avait alors frôlé la folie.
Après ce tour de force, le second mouvement réitère l’exploit de la Surprise, sans coup de semence orchestral cette fois-ci, mais en sachant aussi bien varier son propos. Le menuet ne serait pas si intéressant s’il ne dissimulait pas cet allegretto mesquin rappelant les créatures inconscientes du premier mouvement. Pour terminer la meilleure symphonie du compositeur en beauté (selon mon propre avis et je le partage avec moi-même), comme pour les symphonies 68, 96, 88, 44 et tant d’autres : une de ces courses-poursuites endiablées dont HAYDN a eu le secret 2 siècles avant la Warner et Hanna Barbera. S’il n’égale peut-être pas ses meilleures prouesse dans l’exercice, la sortie de piste reste admirable.

Etait-ce un coup de foudre ? Non. Les symphonies du HAYDN de la maturité sont bien moins immédiates que les meilleures de la période Sturm Und Drang. Cela n’empêche pas, le nombre d’écoutes aidant, d’apprécier de plus en plus ces grandes manœuvres orchestrales, toujours thématiques, pleines de revirements de situation et de subtilités dans les développements. Les amateurs de BEETHOVEN trouveront probablement à la suivante (n°99) des qualités supérieures. Mais s’il est inévitable de comparer les deux compositeurs dans les symphonies londoniennes, c’est bien HAYDN qui signait ce chef-d’œuvre. La symphonie n°97 est on ne peut plus représentative du compositeur, et dans le genre c’est son meilleur coup.

(1) De sa redécouverte en 1909 jusqu’à un essai sur le sujet de Robbins C. Landon, auteur de travaux de référence sur la biographie de Joseph HAYDN, en 1957. D’autres sources mentionnent 1968.

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- symphonie N°97 En Ut Majeur, Hob. I:97
1. Adagio - Vivace
2. Adagio Ma Non Troppo
3. Menuetto. Allegretto - Trio
4. Finale, Presto Assai



             



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