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Joseph HAYDN - Symphonie N°92 Oxford (szell) (1789)
Par CHIPSTOUILLE le 11 Avril 2015          Consultée 795 fois

Malgré son patronyme « so British », la symphonie n°92 dite « Oxford » ne fait pas partie de la série des « Londoniennes ». Confus, n’êtes-vous-pas ? Cet « Oxford » Universitaire, elle le doit à son succès. HAYDN à son arrivée à Londres sera nommé « Docteur en musique » par l’école en question, un titre purement honorifique. En symphoniste apprécié qu’il fût, il avait amené avec lui en Angleterre quelques symphonies dont cette n°92, laquelle fut donc jouée lors de ses premiers concerts bien sûr, mais également lors de la cérémonie de remise du titre. D’où son nom, bien qu’elle ait été initialement destinée à Paris, comme les 10 précédentes. C’est l’une de ses symphonies les plus connues, certains la qualifient de plus grande (1), c’est également l’une des premières écoutées par votre serviteur. Pourtant, il lui manque quelques mystérieux ingrédients pour en faire un chef-d’œuvre, et tout autant pour une chronique s’épanchant en dithyrambes.

Composée en 1789, elle est probablement contemporaine des évènements de la révolution française. Contrairement à MOZART et son opéra « Cosi Fan Tutte » alors en gestation, la musique de HAYDN ne sera pas immédiatement impactée par les évènements. Chez lui, cela ne viendra plus tard ou de manière indirecte, lorsqu’il se trouva obligé de quitter Londres pour la seconde fois en 1795, ou de part la quantité de musiciens qu’il put rencontrer dans cette même ville, nombre d’entre eux étant alors des exilés du continent. Ce sont d’autres sources qui vont alors avoir un impact plus direct sur sa vie et sa musique.

Le comte d’Ogny à qui était premièrement destiné ses dernières symphonies meurt en 1790 (2), son mécène le prince Nicolas Esterhazy suit le même destin la même année. 1790 voit également un rapprochement avec maria Von Genzingher, une femme pour laquelle le compositeur semble avoir eu plus que de la sympathie, et à qui il promit une symphonie qui ne vit jamais le jour. Enfin, c’est surtout son départ pour Londres à la fin de l’année 1791 qui créera de nouvelles opportunités. Une suite de tournants qui viennent séparer la dernière symphonie écrite à Esterhaza en Autriche en cette année 1789 et donc les premières londoniennes (dans l’ordre 96 « Le miracle, 95, 93 et 94 « La Surprise ») en 1791.

La confusion était pourtant permise car son style reste proche de ses autres œuvres (quasis) contemporaines. Elle démarre comme la symphonie n°93, avec 3 ré, d’où la confusion chronologique que nous avions déjà évoqués dans sa chronique. Introduction lente, 4 mouvements vif-lent-menuet-vif, forme sonate, rien de bien neuf en apparence. La nouveauté était pourtant là, et se situe plus au niveau de la longueur, HAYDN établit alors ici un record avec son premier mouvement, que lui-même ne fera qu’égaler. Une fois encore il donne l’impulsion ou plutôt la direction aux compositeurs romantiques à suivre, BEETHOVEN le premier. Les experts y décèlent également une parenté entre les mouvements, chose bien moins facile à discerner que dans la 5e du précité avec ses pom pom pom pom qui surgissent de partout. On ne trouvera rien d’aussi évident ici.

Cette symphonie élégante, se fait avantageusement remarquer dans son premier mouvement, qui dénote d’une certaine grâce un peu folle, avec une envie certaine d’impressionner. On trouve ici les prémices du mouvement correspondant de la symphonie n°97, qui le surpasse, le triomphalisme d’HAENDEL ayant posé sa marque entre temps. Le motif thématique est cependant mémorable, et HAYDN sait déjà jouer avec de la plus admirable des façons, avec des passages plus dramatiques et ambigus, immiscés dans les sinuosités de son développement.

L’autre touche marquante s’avère être la façon abrupte dont l’adagio passe de gracieux à martial. Moins impressionnant, bien entendu, que dans la surprise, il nous saisit telle une proie. Dommage, malheureusement, qu’avant d’en arriver là, l’adagio « chantant » prenne son temps. Le menuet, plus énigmatique, se pare de silences jouant de suspens. On pourra regretter aujourd’hui que ces trous sonores viennent à couper des élans dramatiques, pour retomber après sur quelque chose de plus doux. Le menuet est pourtant une partie de cache-cache savoureuse, qui doit certainement avoir pesé dans la balance quant au succès qu’emporta cette oeuvre. Le final, triomphal, se veut être l’une de ses élancées dont HAYDN a le secret. Si l’on met les cuivres festifs et l’humour de côté, on pourra y effectuer des rapprochements avec le MOZART de la trilogie de 1788. Les élans dramatiques, malheureusement étouffés dans le menuet, reprennent ici leurs droits.

La symphonie Oxford a en son temps été un immense succès. Elle est assurément le second sommet des symphonies composées entre les parisiennes (82-87) et les londoniennes (93-104). On Lui préférera la n°88, avec un écart plus ou moins grand selon les goûts. Peut-être qu’un certain manque de personnalité lui est dommageable, peut-être a-t-elle été tout simplement inspiratrice de trop d’œuvres par la suite, ce qui lui a probablement fait perdre la fraicheur et l’audace dont elle pouvait faire preuve à l’aube de l’ère moderne. Peut-être était-ce, pour une entrée en matière effectuée deux siècles plus tard, une mauvaise porte d’entrée. Les qualités que l’on y découvre au gré des écoutes, ne sont en effet pas frappantes pour le néophyte.

(1) cf. chronique de la symphonie n°102, le qualificatif "grand" chez HAYDN me laisse toujours aussi perplexe.
(2) Peut-être que sa mort prématurée (à 33 ou 34 ans) fût liée de près ou de loin aux évènements de la révolution, je n'ai malheureusement pas pu retrouver l'information.

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- The Cleveland Orchestra
- Georg Szell (direction)


- georg Szell Dirige Les Symphonies De Haydn (disq
- symphonie N°92 'oxford' En Sol Majeur
1. Adagio - Allegro Spiritoso
2. Adagio
3. Menuetto (allegretto) - Trio
4. Presto
- symphonie N°99 En Mi Bémol Majeur
5. Adagio - Vivace Assai
6. Adagio
7. Menuetto E Trio. Allegretto
8. Finale: Vivace



             



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