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Joseph HAYDN - Symphonie N°83 La Poule (harnoncourt) (1785)
Par CHIPSTOUILLE le 4 Mai 2015          Consultée 1094 fois

Lorsque l’on évoque une poule, on pense en général à quelque chose de sympathique. Cet oiseau domestique, rondouillard, picorant la semence, grattant la terre et incapable de voler fuit la moindre rencontre avec l’humain… Son caquetage a pourtant quelque chose de rassurant. De Ginger à Dame Gertrude, impossible de se défaire de l’image de la « mère poule », couveuse et protectrice ou en chocolat à l’occasion de Pâques. Voilà pour la bonne vieille image d’Epinal. Ma tante Françoise (que mon oncle appelle Framboise) a pourtant horreur des poules. En guise d’exorcisme, elle les peint. On n’ira pas jusqu’à dire qu’elle égale Van Gogh dans ses œuvres, mais le regard acéré qui vous accueille dans son atelier a de quoi remettre les choses en perspective. Des généticiens peu scrupuleux mais non dénués d’un certain humour (et d’un budget conséquent) sont même parvenus à obtenir des poules avec des dents. Et si l’animal avait quelque chose de diabolique, au fond ?

Elle pourrait remonter à loin, cette image viciée de l'animal débonnaire, peut-être au XVIIIe siècle même, lorsque joseph HAYDN composa l’une des 6 premières symphonies destinées à la loge symphonique de Paris. « La poule » doit bien son nom à ses vertus musicales, une évidence à l’écoute du second thème du premier mouvement, bardé d’un caquètement de hautbois. Un thème original s’il en est. Avant d’en arriver là, on pourra s’étonner d’une introduction fracassante, violente même, qui fait de cette poule un animal définitivement agressif. HAYDN réutilise le mode mineur, comme il l’a fait peu de temps avant dans ses symphonies 78 et 80. Cette petite réminiscence de l’époque « Sturm Und Drung » (1766-1775) disparait cependant passé les ¾ du premier mouvement.

Les deux mouvements suivants ne jouissent peut-être pas de touches d’originalité aussi fulgurantes. L’Andante vogue de mélodie charmante en accélération troublantes. La poule, vigilante, arpente ses quelques mètres carrés tout en veillant au grain. Quelques évènements viendront troubler la journée de notre volatile, mais tant que le soleil est au Zenith, le poulailler reste un endroit sûr. Le menuet est plus incisif dans sa démarche, picorant ses notes de façon assez vigoureuse. Au milieu de tout ceci, un surprenant allegretto, dont les flûtes pourront de nouveau évoquer quelque animal plumé, vient finalement perturber ce repas de basse-cour tranquille.

Le final, comme d’habitude est-on tenté de dire, réussit des exploits. Energique, dans un esprit similaire aux symphonies à cors évoquant la chasse (Symphonie n°73, « La chasse », donc mais également 31 « Appel de cor »), sans que les cors n’y prennent pourtant une place dominante. Contrairement à nombre de symphonies qui suivront, il ne s’agit pas d’une course poursuite, bien qu’un certain élan y prédomine. On y savoure développements libérateurs et retournements de situation bien amenés. La poule ici guerrière y mène une bataille épique, de quoi évoquer la ferme des animaux d’Orson Wells.

On pourra éventuellement établir ici un parallèle avec les œuvres contemporaines de MOZART. Bien que celui-ci ait eu une production symphonique quasi inexistante dans ces mêmes années, c’est bien à partir de 1785 que les deux compositeurs vont se rapprocher le plus, et ainsi mutuellement s’influencer. Certains trouvent même dans ce final une ressemblance avec celui de la symphonie n°20 de ce dernier (K133 de 1772, donc bien antérieure). S’il y a bien une idée première commune, la ressemblance est tout de même difficile à déceler… Qui de l’œuf ou la poule est venu en premier ? Les symphonies de jeunesse de MOZART, en 1785, étaient de toute façon aux oubliettes. La symphonie n°83 de Joseph est bien évidemment plus mémorable que la sucrerie de jeunesse de Wolfgang.

L’œuvre souffle donc le chaud et le froid. Incontestablement originale, elle s’égare toutefois dans son mouvement lent. Un défaut qu’on trouve chez nombre de ses contemporains, on sait pourtant HAYDN capable de faire bien mieux dans ce genre d’exercice. Faut-il sanctionner quitte à, comme pour la symphonie n°59 dite « le feu », regretter après coup (« mais elle bieeen cette symphonie, pourquoi ai-je été aussi sévère ?). Prenons alors de la hauteur tel un coq sur son tas de fumier… Somme-nous ici au niveau des symphonies 94, 104, 49, 88 ou 22 (et bien d’autres dont les chroniques sont à venir) ? Malheureusement non.

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