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Joseph HAYDN - Symphonie N°98 (jochum) (1792)
Par CHIPSTOUILLE le 6 Mars 2014          Consultée 1875 fois

1792, le monde est en deuil mais il ne le réalise pas encore tout à fait. Joseph HAYDN vient de perdre un ami, son égal. Son cadet de 24 ans qui devait lui succéder disparaît en l’espace de 15 jours, foudroyé par une maladie (ou bien par son remède ?) à l’âge de 35 ans. Aussi soudaine que tragique, la mort de MOZART marquera le monde de la musique. HAYDN qui devait lui laisser sa place dans la capitale anglaise pour une seconde saison de concerts, accuse le coup. Bien avant que la nostalgie insistante envahisse l’Europe de ROSSINI et bien d’autres compositeurs non passés à la postérité, Joseph HAYDN lui rend un hommage musical spontané. La symphonie n°98 fut créée 4 mois après la disparition d’un génie, dans une ville qui le connut enfant et dans laquelle il projetait un retour qui fut maintes fois repoussé, Londres.

Les fans du compositeur regrettent souvent que HAYDN n’existe que par comparaison avec ses deux contemporains (le second étant BEETHOVEN). Nous reviendrons sur ses qualités propres dans d'autre chroniques. Il est cependant difficile de parler de la symphonie n°98 sans évoquer ces deux autres compositeurs. De ses longues notes d’obsidienne, l’introduction ravive de douloureux souvenirs. La 4ème symphonie de Ludwig et son introduction imposante doivent à peu près tout à ce coup de génie de HAYDN, qui fait entrevoir un siècle de musique plus sinistre. L’ombre à peine écartée, la symphonie ne peut contenir ses élans joviaux et nous ravit d’un thème élancé et joyeux. Cet enchainement est plus heureux chez le maître qu’il ne le sera chez l’élève à venir (HAYDN refusa en 1791 de donner des cours à BEETHOVEN, décision sur laquelle il revient en 1793). Le succès de la surprise, symphonie n°94, a rendu les timbales et cuivres obligatoires. HAYDN joue avec les nombreux effets qu’il invente au gré de ses partitions, tel un prestidigitateur qui renouvelle ses tours, dont lui seul à ce moment connaît les secrets.

Mais dans ce premier mouvement, c’est avant tout MOZART que l’on entend. Ce dernier a beaucoup pris de HAYDN, en cela quelques transitions HAYDN/MOZART sont évidentes… comme dans les couples de symphonies 39/25 ou 87/38 par exemple. D'autres cas sont néanmoins plus litigieux. Cette fois-ci il faut admettre un revirement de situation. C’est le MOZART de la trilogie de 1788 que l’on sous-entend ici, le symphoniste accompli, l’initiateur de la série de symphonies de la « trilogie classique viennoise », auquel HAYDN en « père de la symphonie » succède ici. Dans l'adagio, l’héritage est encore plus flagrant. Rappelant de par ses premières notes le poignant Agnus Dei de la messe du couronnement, il enchaîne avec un second thème plus espiègle, savoureux mélange de tendresse nostalgique, sublimée par les vents « à la MOZART ». La suite est pleine de retournements de situation plus surprenants, dignes de leur auteur. HAYDN parvient ainsi à combiner le meilleur de deux génies, une véritable prouesse dont lui seul en ce lendemain de tragédie pouvait être capable.

Si l’hommage est une évidence dans les deux premiers mouvements, le menuet suivant, typiquement haydenien, tranche radicalement de par son air festif. Lorsque l’on connait sa méthodologie scénarisée de composition et la personnalité sans modestie de MOZART, il faut peut-être y déceler un épisode de la vie du second auquel le premier aurait pu assister. Le final est également très éloigné des débuts funestes, dans la continuité festive du menuet. A l’occasion d’une mise en scène plus concertante, mettant quelques instruments (violon, clavecin…) en valeur HAYDN évoque ainsi l’opéra de MOZART. On se rappelle ainsi quelques passages de la trilogie de la journée (symphonies 6 à 8) sous titrés « cantabile » et qui devaient rappeler de même, le style de l'Opera. C'était alors GLUCK qui était à l'honneur, MOZART n'avait alors que 5 ans.

Côté interprétations, notez que certains coffrets de symphonies, faute d’un compte multiple de 3, comblent les trous en nous resservant double dose de leur meilleure interprétation. Si chez Szell, la symphonie n°97 a cet honneur, c'est cette superbe symphonie n°98 qui rempile chez Jochum. Inutile d’ailleurs de s'attarder sur la concurrence, Jochum mozartien jusqu’au bout des cordes est ici incontournable.

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   CHIPSTOUILLE

 
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- London Philharmonic Orchestra
- Eugen Jochum (direction)


- the 12 London Symphonie - Disc 5
- Symphonie N°88 En Sol Majeur
1. Adagio - Allegro
2. Largo
3. Menuetto: Allegretto - Trio - Menuetto
4. Finale: Allegro Con Spirito
- symphonie N°91 En Mi Bémol Majeur
5. Largo - Allegro Assai
6. Andante
7. Menuet: Un Poco Allegretto - Trio - Menuet
8. Finale: Vivace
- symphonie N°98 En Si Bémol Majeur
9. Adagio - Allegro
10. Adagio Cantabile
11. Menuet: Allegro - Trio - Menuet
12. Finale: Presto



             



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