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Joseph HAYDN - Symphonie N°69 Laudon (harnoncourt) (1776)
Par CHIPSTOUILLE le 11 Septembre 2013          Consultée 1877 fois

L’histoire de France que l’on nous enseigne à l’école passe (passait il y a 20 ans en tous cas) sous silence la guerre de 7 ans. Pour citer le film Barry Lyndon de Stanley Kubrick (1) dont la première partie a pour contexte ce conflit: « Il faudrait le talent d’un grand philosophe et d’un grand historien pour expliquer les causes de cette fameuse guerre de 7 ans dans laquelle toute l’Europe fut engagée […]. Qu’il nous suffise de dire que l’Angleterre et la Prusse étaient alliées et qu’elles faisaient la guerre à la France, à la Suède, aux Russes et aux Autrichiens ». Le conflit s’étendit aux colonies aussi bien en Amérique du Nord, en Afrique de L’Ouest et dans les Indes. On peut se demander pourquoi il ne fut pas qualifié de mondial. La France de Louis XV devait ainsi perdre toutes ses colonies d’Amérique du Nord : La Louisiane qui s’étendait alors du Golfe du Mexique jusqu’au Québec, également perdu. Le constat humain et financier pour tous les pays fut un désastre. L’issue de cette guerre fût en partie la cause profonde de deux événements historiques : l’indépendance des Etats-Unis (soutenus par une France revancharde), et la révolution Française (en réaction aux nouveaux impôts levés qui devaient étancher les dettes accumulées). Du côté de l’Europe de l’Est, le conflit permit au royaume de Prusse (Nord-Est de l’actuelle Allemagne) de s’affirmer comme nouvelle puissance. Bien que l’Autriche, qui perdait définitivement la Silésie (Est de l’Allemagne, à la frontière de la république Tchèque), résista farouchement à son voisin encombrant.

De par des actions militaires en grande partie réussies, le maréchal Ernst Gideon von Laudon gagnait alors une grande notoriété auprès des Autrichiens. C’est ainsi que Joseph HAYDN, qui devait signer un contrat lui permettant de vendre sa musique en 1779, appuiera le choix du sous-titre de « Laudon » pour sa symphonie n°69. Ceci fût approuvé, non dans un geste de soutien militaire, mais bel et bien dans un but purement commercial. L’œuvre n'a rien de militaire (contrairement à la symphonie n°100 du même nom ou la Paukenmesse) et fût composée bien avant les tractations marchandes, au plus tard en 1776, à la toute fin de l’ère « Sturm Und Drang ». Elle représente d’ailleurs un cas-limite, au même titre que les 66, 67 et 68, le compositeur se détournant peu à peu du style qui aura marqué la décénie qui précède. De l’utilisation du mode mineur qui traduit la tristesse, on ne trouve en effet plus que des traces. HAYDN persiste en revanche dans cette façon de déformer le premier des deux thèmes d’un mouvement, souvent lors de sa troisième reprise, afin d’en accroître la tension. L’effet, qui était déjà utilisé à l’époque baroque, sera repris à de nombreuses reprises par la suite par HAYDN lui-même, MOZART ou BEETHOVEN.

A l’inverse, les symphonies de la décennie qui suit (la période « Galante ») seront très souvent caractérisées par des emprunts aux nombreux Opéras écrits alors. Citons par exemple la symphonie n°73 « La chasse », dont le finale est l’ouverture de La Fedelta Premiata mettant en scène Diane déesse grècque de la discipline précitée. La symphonie n°69 ne fait pas encore partie de cette catégorie et est une authentique composition, bien que ses premières parutions le soient pour piano seul. Du reste, la complexité du dernier mouvement devait l’en écarter, HAYDN annonçait dans une lettre de 1783 à son éditeur : « Le dernier (4e) mouvement ne va pas au piano […], le mot Laudon fera plus que dix finales ». Mais nous avons déjà parlé de marketing.

La symphonie n°69 Laudon suit le schéma classique Vif-Lent-Menuet-Vif. Elle ne possède malheureusement pas de caractéristique permettant de la dissocier du reste de la production du compositeur. Si les 3 premiers mouvements sans surprise (bien qu’agréables, mais peut-être un peu rigides) expliquent la teneur réservée de mon appréciation finale, le dernier est une véritable apothéose, concluant la symphonie avec maestria. Les parties délicates et robustes (voyant les cuivres refaire irruption de bien belle manière) se répondent magistralement, et restent en tête. A noter tout de même un andante savoureux bien qu’un peu long, on y reconnait l’instrumentation du mouvement correspondant de la symphonie n°68, bien que ce dernier soit bien plus remarquable.

Côté interprétation, nous avons déjà parlé de ce disque d’Harnoncourt, réunissant les symphonies n°30 « Alleluja », 53 « L’impériale » et donc 69 « Laudon ». Outre une très belle interprétation, la structure du disque est une véritable prouesse. La 53 est un pilier central qui estompe les défauts de ses camarades (la fin de la n°30 et le début de la n°69), une vraie réussite que je vous recommande chaudement.

(1) : La citation n'est pas tout à fait identique au livre "The Luck of Barry Lyndon" dont le film est une adaptation. Mais rendons à Thakeray ce que Kubrick a fait sien. Sous couvert que l'information soit authentique sur Wikipedia, restituons également la version d'origine:
"It would require a greater philosopher and historian than I am to explain the causes of the famous Seven Years' War in which Europe was engaged; and, indeed, its origin has always appeared to me to be so complicated, and the books written about it so amazingly hard to understand, that I have seldom been much wiser at the end of a chapter than at the beginning, and so shall not trouble my reader with any personal disquisitions concerning the matter"

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- Nikolaus Harnoncourt (direction)


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1. Allegro
2. Andante
3. Finale: Tempo Di Menuet, Più Tosto Allegretto
- symphonie N°53 En Ré Majeur, 'l'impériale'
4. Largo Maestoso . Vivace
5. Andate
6. Menuet . Trio
7. Finale . Cappriccio . Moderato (version A)
- symphonie N°69 En Ut Majeur 'laudon'
8. Allegro Vivace
9. Un Poco Adagio, Più Tosto Andante
10. Minuetto . Trio
11. Finale . Presto



             



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