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Joseph HAYDN - Schöpfungsmesse (harnoncourt) (1801)
Par CHIPSTOUILLE le 2 Avril 2014          Consultée 1513 fois

Le ralentissement progressif mais certain de la production de Joseph HAYDN pourrait être le signe d’un déclin. 1800 et 1801 seront pourtant marquées par l’écriture d’un grand oratorio, Les Saisons. Raison évoquée pour expliquer l’interruption de ses messes annuelles en 1800. La cinquième messe vit donc le jour avec une année de retard en 1801. Elle n’a pour nom original que Messe en si mineur, et tient son surnom d’une citation de l’autre grand Oratorio de Joseph HAYDN, La Création. D’où le nom de « Messe de la Création » soit Schöpfungsmesse en allemand.

On aurait aimé vous en faire des tonnes sur cette citation, vous parler de pertinence, de replacement de contexte subtil qui révélerai toute l’ambiguïté du passage. HAYDN souhaitait en effet ainsi figurer que les brebis égarées du troupeau avaient souvent tendance à pêcher. Mais même pour des oreilles habituées à l’oratorio, et en particulier l’air dansant « Der Thauende morgen, o wie ermuntert er ! » censé être ici repris, ce passage noyé dans la masse s’avère relativement anecdotique. Ce n’est pas même le phrasé le plus marquant qui a été repris ici sous les traits éphémères du « Qui tollis Peccata mundi ». La citation était cependant évidente pour l’impératrice d’Autriche, elle-même chanteuse soprano et interprète des œuvres de HAYDN, pour qu’elle demande à l’auteur de réécrire le passage. Il est possible que l’air provienne d’un Singspiel, ce qui pourrait expliquer qu’il fut reconnu immédiatement. C’est bien la version avec citation qui a survécu. Mais pour quel résultat ? Quelques secondes de clin d’œil pour les auditeurs les plus attentifs ? Entre les pastiches du début du XVIIIe et les remix, reprises, et copiés/collés que nos oreilles subissent aujourd’hui, cette citation est sans effet.

Le Schöpfungsmesse, en comparaison des précédentes, n’est pas la plus célèbre du compositeur, ni la plus jouée. Elle reste dans la continuité orchestrale des précédentes. Le Prince Esterhazy ayant d’ailleurs réengagé des instrumentistes à vent pour son orchestre, son orchestration est plus fournie. Il faut peut-être y trouver des signes de progrès en terme de maturité, de richesse orchestrale, mais il est deux problèmes qui vous empêcheront de totalement adhérer.

D’une part la plus évidente, toute trace de fraicheur et d’enthousiasme ont définitivement disparues. Ce qui charmait dès la première écoute, à la découverte des mélodies et tours de passe-passe musicaux dans les précédentes messes, a ici définitivement disparu. Sans aller parler de frelaté, on regrette l’enthousiasme de façade qui caractérise bien d’autres œuvres du compositeur. Avant même d’atteindre la deuxième écoute, la Schöpfungsmesse manque de surprises si bien que, dès sa découverte, nous parvient cette impression sinon désagréable tout du moins gênante de déjà entendu. Et comme dirait l’adage, là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir. On notera toutefois l’intégration originale par touches successives de l’orgue au début du « Et incarnatus ».

En outre, et c’est bien sûr, ce point qui justifie une appréciation négative. Mis à part le Gloria, non dans sa citation mais dans sa première partie réussie, les mélodies sont ici peu mémorables. La messe glisse sur nous comme une brise de printemps, un souffle du quotidien dont on ne peut ignorer la présence sur l’instant, mais oubliée sitôt passée. Contrairement aux 5 autres messes qui montrent des mouvements divers en qualité, avec plus ou moins de réussite, surtout plus, on est ici dans le moins. Tellement que l’on s’ennuie tout du long des 11 mouvements. Ce n'est pas un supplice, mais simplement une aventure en ligne droite, sans obstacle ni rebondissement.

Enfin, l’interprétation de Nikolaus Harnoncourt nous propose sur le même disque deux œuvres relativement mineures de SCHUBERT dans un style similaire, le Magnificat (1815) et l’une de ses dernières œuvres, un Intende voci (1828). Ce montage donne l’avantage à SCHUBERT, et rabaisse plus encore cette malheureuse Schöpfungsmesse. De (rares) amateurs éclairés de HAYDN la considèrent pourtant comme l’une de ses meilleures. Peut-être est-ce justement du fait qu’elle marque une différence vis-à-vis des autres. Vous auriez cependant bien des raisons de remettre à plus tard une aussi fade découverte.

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- Concentus Musicus Wien
- Nokolaus Harnoncourt


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