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Joseph HAYDN - Symphonie N°59 Le Feu (solomons) (1768)
Par CHIPSTOUILLE le 4 Février 2014          Consultée 1816 fois

La vie de Joseph HAYDN fut marquée par trois incendies assez proches dans le temps. Le premier, en 1768, eut lieu à Eisenstadt, où le compositeur avait acheté sa première maison. Demeure qu’il n’avait pas finie de rembourser. Son mécène le prince Esterhazy, touché, lui refit construire sa maison à ses propres frais. Le compositeur en profita pour faire ajouter une pièce supplémentaire, s’endettant à nouveau. En 1776, l’emprunt n’était pas encore remboursé qu'un nouvel incendie ravageait Eisenstadt. A nouveau le prince vint au secours de Haydn. Ce dernier, vivant essentiellement à Esterhazà, se décida finalement à revendre sa maison en 1778. L'année suivante, c’est finalement le théâtre de marionnette du palais Esterhazà qui brûla à son tour. Dans l’incendie disparaissaient de nombreuses compositions.

La symphonie n°59, contemporaine de cette décennie, n’a en réalité aucun rapport direct avec ces évènements tragiques. On estime sa composition à 1768, avant le premier des 3 incendies, du fait du regroupement de la symphonie avec 2 autres dans le catalogue du compositeur (1). En 1774 et, à nouveau en 1776, elle fut reprise pour accompagner un spectacle de marionnettes, dans le même théâtre qui brûla 3 ans plus tard. La pièce, d’un certain G.F.W. Grossman était nommée Die Feuerbrunst soit « l’incendie » en Allemand. C’est de là que la symphonie tire finalement son surnom « Feuer », soit feu. On retrouve également la traduction « L’incendie » sur certaines interprétations.

D’un point de vue musical, le feu est l’une des première symphonies de la période Sturm Und Drang. Elle se démarque légèrement des premiers essais marquants en mode mineur (symphonie 39, ou 26 « les lamentations ») de par son côté théâtral. On y reconnait cependant le matériel encore brut de l’expression d’un sentiment, passant par différents états et jouant avec les impressions.

Le premier mouvement, tel les flammes sautillantes d’un début de feu de cheminée, attise l’auditeur avec ses notes bondissantes et regroupées. Menaçant l’extinction, la mélodie se calme l’espace d’un instant avant que les braises ne se rallument. Ce premier mouvement typique du compositeur, est reconnaissable rapidement grâce à ce motif piqué et légèrement sec.

La suite, plus docile, repose sur la continuité des deux mouvements suivants. L’ "Andate o piu tosto allegretto" dans un premier temps renoue avec la tragédie du Sturm Und Drang. Par la suite, on peut trouver ici une analogie avec le futur final de la symphonie des adieux (n°45). La mélodie est charmante, presque dansante, ce qui permet le lien avec le menuet qui suit. Le 3ème mouvement est en effet très similaire, bien que le thème soit annoncé avec les mêmes à-coups repris du premier mouvement. Quelques passages touchent ainsi le merveilleux du doigt, empreints d'une certaine nostalgie.

Le dernier mouvement, avec ses annonces de cors, tranche nettement en matière de style. Riche idée qu’a eut Nicolas Harnoncourt de mettre en valeur ceci en posant cette symphonie sur un piédestal formé des symphonies n°31 « appel de cor » et 73 « la chasse », il en tempère de même l’incongruité. Les partitions existantes de 1769 excluent à première vue un rapport avec le contexte militaire de la pièce de théâtre, qui fut écrite en 1773. L’annotation de 1774 affirme pourtant bien que la symphonie était écrite dans le but de l'accompagner. Reste que ce dernier mouvement vif et frénétique, comme HAYDN a su si bien les composer, donne des impressions de manoeuvre militaire.

Dans l'ensemble, la symphonie est une réussite, bien que parvenant difficilement à se hisser au niveau des plus fameuses du compositeur. Question interprétation, nous nous arrêterons ce jour sur celle de Derek Solomons qui grâce à la pertinence de son second mouvement surpasse d’une courte tête un Nikolaus Harnoncourt tout aussi excellent. La richesse de l’instrumentation chez Solomons, ainsi que la doublure du premier violon dans le second mouvement, renforcent les attraits de cette symphonie. Pinnock n’a ici franchement pas de quoi rougir non plus.

(1) cf. chronique du premier concerto pour violoncelle concernant le catalogue EK.

A lire aussi en MUSIQUE CLASSIQUE par CHIPSTOUILLE :


Joseph HAYDN
Quatuors à Cordes Op. 64 Tost (buchberger Quartet) (1790)
Ménagerie à 24 (avec des zombis dedans, aussi)




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Symphonie N°3 Ecossaise (haenchen) (1842)
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- L'estro Armonico
- Derek Solomons (direction)


- haydn Symphonies Volume. 7 - Disc 2
- symphonie N°59 L'incendie
1. Presto
2. Andante O Piu Tosto Allegretto
3. Menuet & Trio
4. Allegro Assai
- symphonie N°49 La Passion
5. Adagio
6. Allegro Di Molto
7. Menuet & Trio
8. Finale: Presto
- symphonie N°58
9. Allegro
10. Andante
11. Menuet & Trio Alla Zoppa
12. Finale: Presto



             



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