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Joseph HAYDN - Concerto Pour Clavier N°11 (staier, Von Der Goltz) (1780)
Par CHIPSTOUILLE le 13 Mai 2016          Consultée 526 fois

Des chants bulgares au Jazz manouche en passant par Emir Kusturika et ses trompes festives, il est remarquablement difficile de mettre le doigt sur ce qui caractérise la musique traditionnelle d’Europe de l’Est. Est-ce le côté foutraque ? La performance technique au service de l’intensité musicale ? Votre serviteur doit admettre une certaine ignorance à ce sujet. Reste que lorsque la musique classique vient s’enticher de quelques inspirations côté musique folklorique, elle n’en ressort que grandie. Tout le monde connaît la marche turque de MOZART, c’est peut-être plus son Enlèvement au sérail qui brille d’orientalismes. Nous évoquions encore récemment SCARLATTI et ses sonates pour clavecin très ibériques. HAYDN ne s’étant éloigné de son pays natal qu’au soir de sa vie, c’est dans les us et coutumes locales qu’il vint parfois puiser quelques idées originales.

Bien sûr, si l’on parle de musique classique et de Hongrie, les premiers réflexes seront d’évoquer les danses hongroises de BRAHMS ou plus généralement Belà BARTOK. Carl Maria von WEBER s’est également illustré dans quelques œuvres revendiquant des traits hongrois. Son andante et rondo à la hongroise pour basson et orchestre est à ce sujet plus que remarquable. HAYDN avec le troisième mouvement de son concerto pour clavier n°11 fait partie des précurseurs en la matière. S’il se rapproche initialement des ritournelles chéries par MOZART ou BEETHOVEN, il propose moult péripéties exotiques qui l'en distingue, que ce soit d’un point de vue rythmique ou mélodique. Le mouvement enchaîne en effet démonstrations de force technique dans des envolées rapides faites de chromatismes sur des parades nuptiales aux dissonances étranges. SCARLATTI avec son clavecin toréador n’est finalement pas si éloigné.

Nous avions déjà évoqué ce fameux concerto pour clavier n°11, et on vous renvoie aux chroniques des concertos n°6 ou 4 pour de plus amples informations concernant ce groupe de compositions très hétérogène. En réalité, il faudrait isoler ce concerto car il s’agit de la seule œuvre de HAYDN qui permette d’établir un rapprochement avec les œuvres de MOZART, KOZELUCH voire BEETHOVEN. L’intention musicale, nous avons déjà abordé cet aspect « traditionnel », y est autre.

Si la musique de HAYDN est souvent dénigrée pour son côté jovial, ce n’est pas cette œuvre qui permettra de contredire ses détracteurs. Avant d’aller piocher dans le folklore de son pays natal, HAYDN prend le soin de nous ménager avec deux mouvements plus classiques. L’originalité est toutefois de mise, concerto tardif de HAYDN oblige. On peut d’ailleurs souligner comment HAYDN a systématiquement cherché à se distinguer dans ses rares concertos de maturité, que ce soit par le choix de l’instrument concertant (violoncelle, trompette et surtout vielle organisée !) ou par des traits de caractères remarquables, comme ici la musique traditionnelle. Une approche qui tranche radicalement avec le manque de souffle créatif qui caractérise certaines symphonies de la même période.

Les deux premiers mouvements donc, moins marqués par ces traits hongrois, ne dépareillent pas d’un point de vue qualitatif. C’est avant tout le premier et sa jovialité entraînante qui marque de par sa mélodie réussie. Le « poco adagio », une sorte de marche affectée, semble un prélude aux futures romances de MOZART. Il se démarque de par sa capacité à régulièrement monter en intensité par le truchement de sa tonalité. C’est dans sa cadence que l’on décèlera des intentions toutes différentes chez les interprètes. Mikhail Pletnev et son ellipse romantico-moderne déprimante semble y être hors sujet. Andreas Staier, magnifique et péremptoire, y fait jaillir un monstre bariolé de dissonances en préambule du mouvement suivant, lorsque Martha Aguerich, plus romantique dans son approche, parvient à relier HAYDN à MOZART puis aux grands romantiques qui suivent. Une cadence qui démontre à elle seule les différences d’intentions derrière la partition. On couronnera, une fois de plus, Staier et son pianoforte d’époque.

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- Andreas Staier (pianoforte)
- Freiburger Barockorchester
- Gottfried Von Der Goltz (direction)


- concerto Pour Clavier N°11 En Ré Majeur Hob Xvii
1. Vivace
2. Un Poco Adagio
3. Rondo All'ungherese



             



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