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Joseph HAYDN - Symphonie N°82 L'ours (harnoncourt) (1786)
Par CHIPSTOUILLE le 26 Avril 2014          Consultée 1536 fois

Derrière chaque surnom se cache sinon une part de vérité, l’occasion d’une anecdote. Tenez « Chipstouille » par exemple, au premier abord l’association d’une fine tranche de pomme de terre frite et d’un suffixe bien franchouillard. Le genre de surnom qui ne peut sortir que d’une soirée bien, voir, avouons-le, trop arrosée. C’est peut-être rapidement oublier ce « t » tonique qui trône en plein milieu. D’apéritif et de pomme de terre il était bien question mais en réalité je ne suis pas très fan de chips… Tout provient d’une journée d’intégration en 1998 alors que, baccalauréat en poche, je découvrais mes futurs camarades de classe. Deux repas étaient à prévoir, cela faisait des années que j’avais pris pour habitude de remplacer l’usuel paquet de chips – que je n’apprécie guère, donc – par un paquet de gâteaux apéritifs, autre. Plus fan de Curly au demeurant, je commençais le repas du midi avec celui-ci, ne le terminant pas sur le coup. Celui-ci alors terminé le soir même, je sortais alors le second paquet de … Chipster. Inutile de vous faire un dessin pour la suite « mais tu bouffes que ça – c’est décidé on va t’appeler Chipster maintenant – ok cool ». Voilà comment durant 5 ans plus personne, ex comprises, ne m’a appelé par mon vrai prénom. Le paradoxe, dans tout ceci, c’est que nos « très vénérables anciens » qui nous avaient demandé pour l’occasion d’apporter une spécialité locale, se sont réservés toutes les bouteilles pour eux. Voilà comment je changeais de patronyme, évocateur d’apéritif, sans avoir bu la moindre goutte d’alcool à l’occasion. Le ouille est un suffixe que nous avions tous arboré, Nassouille, Maxouille, Mikouille, bref. Vient dans la foulée l’arrivée d’internet, je ne saurais jamais qui a profité de l’adresse chipster@caramail.com , toujours est-il que ce n’est pas moi.

Quel rapport avec la symphonie n°82 de Joseph HAYDN dite l’Ours ? Le surnom bien sûr ou comment, à l’évocation d’un sous-titre, on peut se faire de fausses idées. Dernière chronologique des symphonies dites « parisiennes », l’Ours au nom évocateur pourrait vous faire penser que le contenu est majestueux, grandiose, une parente lointaine de l’ut mineur (la 5e) de BEETHOVEN. Ce surnom est en réalité dû à l’originalité du dernier mouvement. En fait de monstre poilu, il faut ici plutôt voir un animal de cirque pataud, sur monocycle, portant tutu et ombrelle rose. Le mouvement, finement conçu, évoque plus une musique folklorique, avec sa note continue qui donne le rythme grâce à ses à-coups cycliques. L’orchestre sonne ainsi comme un joueur de vielle donnant du rythme avec la manivelle. Le thème, joyeux et bon vivant, verse plus dans l’humour potache que dans la sauvagerie effrayante et les paysages d’altitude aux conifères nombreux.

Malgré tout, à l’image de la symphonie n°86 et dans une moindre mesure la n°85 (La reine de France), toutes composées cette même année 1786, l’orchestration se dote de timbales et de trompettes. Des artifices rares jusque là chez HAYDN, et qui ne quitteront ses symphonies qu’en de rares occasions dans les 17 qui suivent. Le thème du précité final après quelques pérégrinations savantes, fini bel et bien par jouer de coups massifs. Notre Ours débonnaire, une probable satire d’un homme ventripotent ayant abusé d’alcool, ne contrôle plus très bien ses gestes et fini par trébucher dans l’artillerie lourde d’un orchestre symphonique complet. On sait en outre que la loge symphonique de Paris à qui étaient adressées les symphonies disposait de tels instruments, contrairement à l’effectif princier du palais d’Esterháza, ce qui explique probablement ce changement.

Pour les amateurs de sensations fortes, le premier mouvement a pourtant une belle allure martiale. Les timbales et trompettes se font entendre dès les premières mesures, triomphales et démesurées. Même si quelques phrases ciselées dans des cordes assez subtiles s’éloignent des impressions que pourrait susciter une rencontre avec le plus gros carnivore terrestre au monde, les parties plus triomphales sont l’occasion de joutes plus musclées. Le développement se pare en outre de quelques coups de griffes dissonants, de quoi rassasier les amateurs de sensations fortes.

Les deux mouvements centraux, qui ne forment qu’un tiers de la symphonie, sont en revanche dénués de ces excès de zèle. Ils n’en sont pas moins intéressants pour autant, mais c’est bien là que le surnom trompe le plus son monde. L’adagio donne déjà des signes de troubles de la vision, suscitant le tournis, appuyant ses notes entrecoupées de silence, comme pour assurer sa progression. Avec ses variations dans la façon de traiter un même motif, il est annonciateur des meilleurs adagios à venir, sans toutefois déjà parvenir à cet exploit. Si l’adagio pouvait donner des impressions de chavirement, inutile de vous faire un dessin quant au menuet, plus propice avec ses trois temps, à faire tomber notre ours ayant abusé de la bibine. HAYDN nous offre un savoureux exercice humoristique, avec une idée de continuité dans la démarche.

Mais le clou du spectacle reste ce final titubant. Un exercice de funambule que Nicolas Harnoncourt réussit à merveille, n’hésitant pas à insister sur les nouveautés que sont les timbales et trompettes. Instruments qui devaient probablement se faire plus discrets lors de la création à Paris en 1787. Pour ceux qui, préfèrant les formules pétaradantes façon BEETHOVEN, seront déçu de la tournure burlesque que prend cette symphonie - un tort assurément - on leur conseillera d’aller faire un tour du côté des symphonies 97, 99 ou 104 du même compositeur, ils ne devraient pas être déçus.

Hervé AKA Chipster AKA Chipstouille
A jeun.

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4. Finale Vivace
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5. Allegro Spiritoso
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7. Menuettot Allegretto / Trio
8. Finale Vivace



             



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