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Joseph HAYDN - Symphonie N°22 Le Philosophe (hogwood) (1764)
Par CHIPSTOUILLE le 14 Avril 2014          Consultée 2044 fois

Il est toujours surprenant de constater que le nombre de symphonies composées par Joseph HAYDN ne leur empêche pas d’être originales. La symphonie n°22, également surnommée « Le philosophe » est à ce titre dotée de deux cors anglais dans son orchestration. Cet instrument relativement rare, au nom trompeur, fait partie de la famille des bois. Une caractéristique qui l’éloigne des autres cors (de chasse ou français) faisant partie quant à eux de la famille des cuivres. Le cor anglais, tel que son cousin le hautbois d’amour, est reconnaissable à son extrémité en forme de poire et non en cône incurvé. Son appellation anglaise serait d’ailleurs erronée, il s’agirait d’une déformation ou d’une erreur de traduction du terme allemand engelesische signifiant en réalité angélique. De par sa sonorité à la fois puissante et suave, à mi-chemin entre le hautbois plus aigu et la clarinette plus douce, le doublé d’instruments caractérise ainsi la symphonie, en particulier son premier mouvement.

Mouvement qui débute avec des cors français auxquels les cors anglais viennent rapidement répondre pour finalement jouer les premiers rôles. Un contraste qu'ils soulignent délicatement de par leur touche boisée et pincée. Ajoutez leur un rythme appuyé fourni par le reste de l’orchestre, rappelant le tic-tac des symphonies 68 (3e mouvement) et 101 (l’horloge, 2nd mouvement) et vous comprenez aisément pourquoi « Le philosphe » est l’une des symphonies de jeunesse les plus jouées du compositeur.

C’est d’ailleurs ce mouvement lent qui aurait donné le nom à l’œuvre. Vers 1790, HAYDN déclarait à l’un de ses amis que pour la plupart de ses compositions instrumentales, il laissait libre court à son imagination musicale, à l’exception d’un adagio pour lequel il devait prendre pour inspiration un dialogue entre un pécheur non repentant et Dieu (1). Le rapprochement fut aisément fait avec l’adagio de cette symphonie, d’où le surnom de philosophe. L’un des mouvements (2) de son dernier opéra Orfeo e Euridice : l’anima del filosofo (philosophe en italien) écrit en 1791, se dote également de cors anglais… Contrairement à notre symphonie du jour, leur emploi y reste cependant discret.

La suite contraste nettement avec ce mouvement introspectif. Sa structure dite d’église (lent-vif-menuet-vif), que Joseph HAYDN abandonnera peu à peu (la symphonie n°49, la passion, étant la dernière à être ainsi structurée) donne un coup de fouet à l’auditeur. Si les spécialistes bornent la carrière de Joseph HAYDN à des décennies marquées, les symphonies de l’année 1764, en particulier les n°21 et 22, donnent un avant goût assez prononcé de la période « Sturm Und Drang » à venir. Le philosophe, à ce titre, se dote de deux mouvements vifs bien épicés, avec une petite virgule de transformation nostalgique au bout de quelques reprises du thème. Sans atteindre la violence des symphonies en mode mineur à venir, la symphonie n°22 se dote ainsi d’atouts séduisants. Le dernier mouvement, en outre, avec sa mélodie rythmée sur fond de cors se répondant façon partie de chasse, annonce les finish « frénétiques » des symphonies les plus marquantes du compositeur.

Le menuet, en comparaison, pourra s’avérer un peu fade. Sans réellement savoir reprendre le brio de l’adagio introductif, et sans rapport avec le tranchant des mouvements vifs, la mélodie s’y répète sans réellement accrocher. De courte durée, il ne devrait pas être un rempart suffisant pour vous empêcher d’apprécier cette œuvre à forte valeur ajoutée.

Du côté des interprétations, Hogwood plein de couleurs et de fantaisies surpasse brillamment un Haenchen au dessus de la moyenne. Minkwosky et surtout Fischer, plus « pèpères » dans leur interprétations, ratent une belle occasion. Il existerait (source unique : wikipedia) une seconde version de cette symphonie en 3 mouvements écrite en 1773 qui ne reprend que les prestos et remplace tout le reste par un andante médian. La symphonie une fois amputée de son adagio perdant ainsi son principal attrait, on comprend pourquoi même les intégrales ou les biographes ne mentionnent pas cette seconde version.

(1) Affirmation qu’il faut probablement replacer dans le contexte des jeunes années du compositeur. La citation est en effet au passé : « Dans la musique instrumentale, je ne donnais en général libre cours qu'à mon imagination purement musicale. Une seule exception me vient à l'esprit, l'adagio d'une symphonie où je pris comme thème un dialogue entre Dieu et un pêcheur non repentant. » HAYDN eut d’autres conversations où il affirmait exactement le contraire quant à sa manière de composer, probablement concernant ses symphonies de maturité. Le compositeur avait en effet pris pour habitude de secrètement scénariser sa musique, sans rien n’en dévoiler à son public. D’où les nombreux surnoms qui leur furent attribuées a posteriori, sans rapport avec les rares bribes d'histoires qu'il livra comme un voyage vers les amériques ou un chat dans la neige. Le livret accompagnant les symphonies parisiennes interprétées par Nikolaus Harnoncourt est très instructif à ce sujet.
(2) "Del mio cor il voto estremo"

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